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LIBERALISME

Posté par provola le 22 mars 2010

La défaite de la droite nous renvoie à ses valeurs fondamentales, De Funès va nous refaire le coup du recentrage, à droite. La droite s’est perdue car elle avait perdu la droite, voici donc venir le temps de la liberté, car l’homme de droite est avant tout un homme libre.

L’Europe ne veut pas aider la Grèce qui aux dernières nouvelles est toujours en Europe. Les riches ne veulent aider les pauvres que s’ils peuvent les aider à devenir plus riches. La liberté des grands pays c’est de ne pas être obligé d’aider les plus petits, la liberté est une liberté de pillage. La France reproche à l’Allemagne de ne pas régler la dette de la Grèce,  pas  parcequ’elle même veut aider à solder l’addition mais bien parcequ’après la Grèce et les autres clubs méditerranée, c’est elle qui pointera au guichet des pleurs et qui sera confrontée au blocus des anciens marks.

Qui a dit que la solidarité était une liberté ?

La communauté internationale veut continuer à exterminer le thon rouge jusqu’à sa totale extinction, plus le thon se fait rare, plus il devient cher et plus les profits augmentent. Le dernier thon vaudra autant que la Joconde. La liberté c’est de peindre le dernier thon et de le garder dans un coffre.

Les pays capitalistes, en gros la totalité des pays,  décident de ne pas brimer les fonds spéculatifs, ils sont une source de profits à laquelle on ne peut renoncer, la City de Londres remercie. En fait les profits se font sur le dos de la dette des pauvres, comme les pauvres sont de plus en plus pauvres les taux d’intérêts pour assurer leur dette deviennent de plus en plus juteux pour les spéculateurs, un monde de pauvres est une manne pour les tireurs de ficelles. 

La liberté, c’est de miser sur la façon d’appauvrir les peuples. 

La liberté c’est de continuer à chasser l’ours arctique, le réchauffement climatique menace la race plus que la chasse qui est donc considérée comme un mal mineur.

La liberté, c’est de refuser à Obama la réforme de la santé pour tous, la liberté c’est de se passer d’état. Pour donner la possibilité aux plus pauvres américains (32 millions) de se payer une santé de pays riches, Obama a du suer jusqu’au dernier sang. La liberté  des propriétaires de compagnies d’assurance, c’est de conserver le monopole de la santé des pauvres.

La liberté des défiscalisés, c’est de laisser les autres payer les boucliers fiscaux.

La liberté c’est de se payer des esclaves pour construire des barres de luxe dans le désert, la liberté c’est rentabiliser des bars à putes à Haïti.

La liberté des monopoles c’est d’empêcher la concurrence, la liberté du dollar c’est la baisse compétitive, la liberté des cons c’est de se payer une grande bagnole, la liberté des bourgeois, c’est d’avoir des caméras de surveillance, la liberté des fortunés, c’est de ne pas payer d’impôts, la liberté des actionnaires c’est d’empocher la totalité des bénéfices, la liberté des possédants , c’est d’empêcher la répartition.

La liberté des rentiers c’est de croître en appuyant sur la tête des autres.

Voilà ce qui définira les deux dernières années du quinquennat, relancer le moteur, la machine, sentir le vent du business, couper les freins, renverser les obstacles, favoriser l’investissement, attirer les capitaux, faire souffler le vent de la croissance, de la liberté d’investir, bref anéantir les dernières charges sociales héritées du siècle dernier.

Publié dans ECONOMIE | Pas de Commentaire »

 

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