L’ECONOMIE QU’IL FERA

Posté par provola le 10 mars 2010

Si l’on peut tenter de tirer une première conclusion qui n’est jamais qu’un constat à l’instant I, de la polémique climatique actuelle, c’est qu’il apparaît que le climat n’obéit à rien qu’à lui-même et qu’il est totalement chaotique. Les mathématiques et tous les programmes informatiques n’y comprennent rien, toutes les équations, les méthodes de calculs, les logiques, les modélisations se sont révélées impuissantes à en percer les mystères au delà d’une prévision d’une semaine.

Comme la prédiction climatique, la bourse est une prédiction économique et une activité à haut risque d’erreur, elle pourrait être une activité très prisée par les climatologues qui verraient en elle un substitut à leur rente de situation. En effet ne va-t-il pas falloir assurer la reconversion de régiments de climatologues à pied. Et justement comme l’économie est une science-fiction qui se nourrit de telenovelas aussi approximatives que la climatologie, voilà que la solution est toute trouvée de transférer nos éminents prévisionnistes de la stratosphère en ardents courtiers spéculateurs. La seule différence réelle entre les deux activités étant que l’une peut vous faire gagner de l’argent et que l’autre ne peut que vous en faire perdre.

L’économie libérale répond comme le climat à des critères totalement irrationnels et imprévisibles ; actuellement les résultats des principales entreprises mondiales sont artificiellement gonflés par l’écrémage salarial, la réduction des effectifs plus que par la recherche et le développement d’activités nouvelles.

Tout se passe comme si la création de richesse allait à l’encontre de la solidarité, moins vous avez d’employés, plus vous gagnez. Un exemple symptomatique nous en est donné ces jours-ci par le fermeture de la raffinerie Total, entreprise la plus rentable du CAC 40. « On est obligés de fermer car on consomme moins de prétrole et c’est tant mieux car on émettra moins de CO2″

Qu’on ne s’y trompe pas, Total n’a pas subitement perdu la tête en ce sens qu’elle n’a pas la moindre intention de vendre moins de pétrole, sa nature profonde si j’ose dire est même d’épuiser les réserves mondiales jusqu’à la dernière goutte, si Total s’intéresse au CO2 alors CNC va devenir un site pédo-pornographique.

En fait Total veut fermer en France pour ouvrir en Turquie ou dans tout autre pays à moindres coûts de production.

Tout se passe comme si Total espérait vendre toujours plus chère une essence produite à des coûts de plus en plus tendus, ce qui revient à vendre à des chômeurs en fin de droits et sans plus possibilité de se payer une automobile, un carburant devenu inutile.

Voilà comment l’économie n’est qu’un ersatz de climatologie, l’une et l’autre étant dominées par l’absurde, la logique de profitabilité et la prédiction météorologique n’étant praticables qu’à court terme.

Oui la bourse monte aujourd’hui, car le chômage augmente, oui le CO2 n’a jamais été aussi concentré dans l’atmosphère et les températures stagnent depuis dix ans, tout obéit au chaos total et tout le monde fait mine de bien s’en porter.

Ce chaos recèle pourtant en son sein un étrange point de comparaison: l’élément de stabilité de l’économie, les paradis fiscaux, qui concentrent la masse critique de la richesse et l’élément de stabilité du climat , l’océan qui concentre la masse critique des températures, tant que ces deux lurons s’entendent comme larrons en foire pour piloter notre respiration , contentons-nous des lendemains sans certitudes. 

Au fond, chaque fois que nous nous endormons, nous ne nous demandons pas si nous allons bien pouvoir nous réveiller.

    

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