DECROISSANCE, LA VOIE DE LA RAISON.

Posté par provola le 9 mars 2010

2 milliards et demi d’individus de plus d’ici 2050, à la vitesse d’un TGV lancé à toute allure, il est probable que ce fatras nous mène au clash si nous poursuivons la fuite en avant de ceux qui se veulent plus malins et propriétaires de vacuité que les autres et qui ne donnent aux autres que l’envie de les suivre.

Rien n’indique que les prévisions du Club de Rome, radiographie des débordements consuméristes, soient inexactes même si elles n’étaient pas parfaitement chronométrées.

Le choc, car choc il doit y avoir, alors que toutes les courbes des croissances (population , pollution, épuisement des sols, des ressources naturelles, des terres agricoles, du sous sol, de l’eau douce) convergent vers une décroissance forcée en un moment quelconque du 21 ème siècle, ce choc ne sera évité qu’ en freinant notre cargo des basses besognes, pétrolier géant, notre frénésie, notre désespérante course vers le nulle part , bien avant l’instant I.

La Terre est une et définie, non pas élastique et extensible à souhait.  Bien-sûr ce discours mille fois rabâché semble se perdre dans les méandres de la lassitude, diatribe lancinante pour qui sent le sol se dérober sans que le respect mutuel des hommes parvienne à surmonter leur ignorance de l’impermanence.

Apprenons aux hommes à se savoir mortels, cela freinera en l’instant leur instinct possédant, cela calmera la fièvre acheteuse que les libéraux ont refilé au monde entier.

« Le choc viendra », cette idée peut-être saugrenue, venue du fond des âges, fille d’apocalypse, mais n’est-on pas tous de simples apocalypses, c’est se croire encore un peu concerné par l’immédiat futur qui pourrait ne pas être ce qu’on croit. Mais au delà, n’a-t-on pas tout lieu de penser que ce que nous vivons n’a jamais été et pourrait bien ne pas avoir de suite qui ne soit insupportable. D’ailleurs, l’insupportable n’est-il déjà point le quotidien de nos contemporains, nos voisins, nos frères ,une partie de nous, pour qui notre surplus n’est qu’une honte assumée.  

Et puis ce n’est pas parceque rien ni personne ne peut changer un cours des choses qui n’obéit qu’au chaos, aux chercheurs d’or, qu’il ne nous revient pas de planter les jalons de la raison.

Bien-sûr nous brûlerons tout le pétrole et tout le gaz et tout l’uranium que nous pourrons trouver car nous donnons un prix à tout ce que nous épuisons et accumulons alors que nous ne devrions donner une valeur qu’à ce que nous savons renouveler et partager. Plus nous épuisons et accaparons les ressources naturelles plus nous nous appauvrissons alors que estimons que ce processus doit au contraire nous enrichir. Nous appelons cela économie, nous devrions l’appeler gaspi.

C’est bien cet équivoque qui nous mène hors du champ de la raison, ce lapsus historique qui boutte notre époque hors de l’héritage des lumières, qui nous empêchera de restituer en l’état ce que nous avons reçu de nos ayeux.      

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