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L’ALLEMAGNE RACHETE L’ACROPOLE

Posté par provola le 3 mars 2010

La Grèce est contrainte d’hypothéquer son patrimoine pour éviter de vendre son âme. 

L’Europe dirigée par l’Allemagne rétrécit la Grèce pour sauver l’Euro. Les Grecs ont à peine voté pour un gouvernement de gauche qui est pourtant contraint par l’Europe de faire la pire des politiques de rigueur, de coupe drastique des dépenses publiques. Ils se voient affublés de tous les noms, celui de bande de cochons (la Grèce fait partie de PIGS, Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, les cochons de l’Europe), des pays cigales que les fourmis du nord ont nommé d’un air condescendant en leur attribuant un sobriquet en rapport avec la légèreté de leur situation financière.  

La Grèce est en apparence le pays le plus dispendieux d’Europe, avec un déficit des comptes publics de plus de 12%, la spéculation  financière a trouvé dans ce ventre mou du continent un angle d’attaque contre la monnaie commune.

La seule riposte de Bruxelles est de couper l’herbe sous les pieds de l’Acropole pour décourager les assaillants de l’Euro. L’Europe, n’est plus une protection, un bastion de la solidarité pour les pays les moins fortunés, mais plutôt une bonne rente de situation pour les plus riches qui ne seront plus, dans quelques temps pas si lointains, représentés que par l’Allemagne.

En fait la Grèce n’est que la main d’un bras en risque de pourrissement, pour éviter de couper tout le bras, on coupe la main. Car les autres  états membres ne respectent pas plus les paramètres de Bruxelles qui fixent à 3% le déficit maximum des comptes publics.   

L’Espagne est malade, le Portugal, la France, la Grande Bretagne, la Belgique, tout le monde est malade, tous ? Non car l’Allemagne s’en sort mieux, grâce à ses exportations. A qui exporte-t-elle ? A ses clients européens qui s’endettent pour lui acheter, mais comme se sont de bons clients, ils se laissent taper dessus car sinon ils n’auront plus droit de continuer à acheter des babioles allemandes, qu’on les obligera de toute façon de continuer à acheter. 

D’ autres pays d’Europe que la Grèce s’endettent pour acheter des marchandises allemandes, se sont ces pays qu’on corrigent et qu’on dénoncent mais qu’on ne peut pas traiter comme les Grecs, qui ne font peur à personne.

Allez donc dire aux Espagnols, aux Italiens ou aux Français, d’aller se faire voir chez les Grecs. Empêchez les pays qui ont perdu toute capacité industrielle, dont on a voulu faire des lunaparks à retraités, empêchez les donc de se saigner pour acheter des belles bagnoles allemandes, les déficits s’en trouveront réduits mais ça empêchera l’Allemagne de se pavaner tel un juge des bons points de la finance européenne.  

Le comble, c’est qu’on a demandé aux gouvernements européens, le gouvernement grec ne fait pas exception, de financer le sauvetage des banques privées et la relance de l’économie privée par des déficits publics et que l’on reproche maintenant à ces mêmes gouvernements de présenter des budgets en déséquilibre. Tout cela ressemble à un vaste transfert frauduleux qui n’est qu’un pillage du denier public par les lobbies privés, tout cela n’est plus de l’équilibre communautaire mais de l’équilibrisme libéral.  

Publié dans ECONOMIE, EUROPE | Pas de Commentaire »

 

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