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VOTRE ELECTRICITE DEPEND DE CET HOMME (la gazette du nucléaire 3)

Posté par provola le 23 février 2010

nigerdemocratie1.jpg Salou Djibo à la tête d’une junte militaire vient de prendre le pouvoir au Niger, le Président Mamadou Tandja a été déchu et enfermé. Le comité pour la restauration de la démocratie a pris le pouvoir par les armes.

Rien de très nouveau sous les tropiques. Sauf que le 12 mai 2009 Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva (en la présence de la Ministre de l’économie Lagarde… et de Rama Yade, ça pouvait toujours servir) était allée faire la causette avec le prisonnier d’aujourd’hui pour assurer , disait-elle l’avenir de l’approvisionnement  des réacteurs nucléaires français.

Cinq mille tonnes par an, pendant 35 ans, l’avenir du combustible en coffre-fort, tout allait bien dans le four à pizza.

PATATRAC, manque de bol absolu, à l’Ecole normale supérieure, les cours de géographie sont facultatifs et justement la présidentissime n’avait pas jugé bon de les suivre.

Maintenant à cause de son manque d’assiduité aux cours de rattrapage du soir, c’est nous qui sommes dans le noir. 

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LA GAZETTE DU NUCLEAIRE 2

Posté par provola le 23 février 2010

Nos voisins allemands sont aussi propres que nous et au moins aussi prévoyants. En matière nucléaire, la technologie d’outre-Rhin fait merveille, le stockage des déchets prévu pour durer quelques millénaires commence au bout de trente ans à donner d’inquiétants signes de faiblesse, voici quelques substances radioactives piégées dans la presse:

« Les autorités de surveillance du nucléaire recommandent l’évacuation rapide des 126 000 barils de déchets emmagasinés depuis 1967 dans une mine de sel de Basse-Saxe rongée par les infiltrations  En inaugurant le stockage des déchets nucléaires dans une mine de sel il y a quarante ans, l’Allemagne était à la pointe de la technique. Quarante plus tard, elle l’est toujours en préparant son évacuation.  Les autorités fédérales de surveillance des rayonnements et déchets nucléaires (BFS) ont remis en effet le 15 janvier leur expertise recommandant le déstockage des 126 000 barils de déchets nucléaires entreposés entre 1967 et 1979 dans la mine de sel d’Asse II, en Basse-Saxe, dans la région de Brunswick, dont 1 300 fûts de déchets de moyenne activité, contenant environ 11 kg de plutonium de l’usine de traitement de combustible usé de Karlsruhe. Depuis des décennies, 12 m3 d’eau, soit 12 000 litres, ruissellent en moyenne, chaque jour, sur les parois de la mine de sel. La montagne exerçant une pression gigantesque sur les galeries de sel, 32 points d’infiltration supplémentaires ont été recensés depuis 1988. Certaines galeries s’effondrent, des barils, encastrés dans le sel, ont été endommagés sans que l’on sache précisément lesquels, contaminant la saumure. Au-delà de 2020, la mine ne sera plus exploitable. «Asse est à peu près aussi trouée qu’un morceau de gruyère suisse »
L’expertise de la BFS confirme ce que les écologistes assurent depuis belle lurette dans la région. «Asse est à peu près aussi trouée qu’un morceau de gruyère suisse », selon Sigmar Gabriel, président du SPD, ancien ministre de l’environnement et natif de Brunswick. La saumure qui ruisselle vers le fond de la mine peut être radioactive dans des proportions qui dépassent jusqu’à dix fois la norme. Recueillie dans une « piscine » à plus de 500 mètres de profondeur, elle est évacuée vers la surface. Mais les infiltrations régulières pourraient provoquer une inondation qui serait fatale. Une vraie « catastrophe nucléaire ». La nappe phréatique contaminée rendrait la région voisine inhabitable. « Ce n’est plus qu’une question de temps », selon les écologistes.  Les autorités se renvoient la balle des responsabilités. Le bureau des mines du Land à Clausthal-Zellerfeld, au courant du danger, n’aurait pas jugé utile de sonner l’alarme au ministère de l’environnement, qui aurait peu tenu compte de ses observations. Bétonnée, la mine serait une bombe à retardement
Le centre Helmholtz de Munich, chargé de l’exploitation d’Asse II, prétend avoir informé le bureau des mines et préparé la fermeture de l’exploitation. Les spécialistes de l’atome et des déchets seraient « tombés de haut » en découvrant l’étendue du désastre, assure un professeur de l’université technique régionale de Clausthal. L’opinion publique n’a rien su ou presque pendant trente ans.
 
Si l’évacuation est décidée – et « le temps presse », souligne la BFS -, le chantier durerait une dizaine d’années et coûterait 2,5 milliards d’euros, payés pour l’essentiel par le contribuable. Ce sera la méthode la plus coûteuse et la plus délicate pour sécuriser Asse II. « Techniquement, c’est un sacré défi, il faudra déplacer des fûts dont le contenu et l’état sont inconnus », note Thorben Becker, expert du Bund (Fédération allemande de la protection de la nature et de l’environnement). Il faudra en extraire de galeries qui ont été comblées par le sel. Avec les risques de contamination auxquels seront exposés les ouvriers.  D’autres solutions, telles que le comblement total de la mine, seraient évidemment plus rapides et moins coûteuses. Mais ce serait un pis-aller. « Cela ne marcherait que si Asse II était stable, ce qui est pratiquement exclu », explique l’expert. Bétonnée, la mine serait une bombe à retardement. Extraits d’Asse II, les 126 000 barils devraient être transportés à la mine de fer de Konrad, toute proche. Mais celle-ci n’est pas, pour l’instant, prévue pour cet usage. Et la résistance des écologistes et de la population de la région n’en est qu’à ses débuts. » 
Michel VERRIER
La Croix.com
 

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TROC A LA ROULETTE (la gazette du nucléaire 1)

Posté par provola le 23 février 2010

Aux Etat-unis le court circuit de l’énergie électrique n’est qu’un jeu subtil soumis à la loi du profit, aux influences des lobbies du pétrole et du cartel nucléaire, on remue tout ça dans les cercles à fric des casinos, on passe à la caisse non sans avoir réglé sa commission au croupier, le Président en personne.   

Obama relance le nucléaire en annonçant l’implantation de deux nouveaux réacteurs dans l’état de Géorgie. Dans le but de faire approuver son plan de réduction de gaz à effets de serre de 20%, par les Républicains, il doit donner des gages à ses adversaires. Je te donne de l’uranium, prends moi du gaz.

Qu’on ne s’y trompe pas pour autant sur la portée réelle des intentions du Président. la réduction des émissions de CO2 tant proclamée à échéance 2020 se base sur les quantités de 2005 et non pas sur celles issuent de la conférence de Kyoto datant de 1998. La réduction « Kyoto »  se situe plutôt à moins 4 à 5 %, c’est à dire…rien.

Obama ne voudrait-il pas éviter de freiner une économie à l’arrêt ? 

Malheureusement, pour l’heure, les Etats-Unis sont toujours sans solution pour les lieux de stockage des déchets, on se souvient de la suspension par l’administration Obama du projet controversé d’enfouissement des déchets nucléaires sur le site de Yucca mountain au Nevada.

Le désert du Nevada semblait la situation idéale, les scorpions et les crotales de Las Vegas n’y auraient rien trouvé à redire, seuls les forçats de la pièce de monnaie voyaient là une intrusion intempestive du cube à gros sel et du long terme dans le temple de la roulette russe et de l’instantané. 

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