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LE CO2 A DU PLOMB DANS L’AILE

Posté par provola le 20 février 2010

Le bouleversement climatique planétaire n’est plus ce qu’il était en novembre dernier lors de la conférence de Copenhague. L’échec des politiques a alors masqué le malaise scientifique mais il semble bien que ce soient les certitudes mêmes du GIEC qui aient été mises à mal. Voici les raisons de la remise en cause du réchauffement global.

1. Il est exact que le taux de CO2 dans l’atmosphère progresse de plus en plus rapidement, comme l’a vulgarisé à souhait le film d’Al Gore »Une vérité qui dérange ». Le fameux graphique en forme de crosse de hockey de Gore de la hausse des températures est pourtant inexact car il a effacé la hausse des températures de l’époque médiévale (dit optimum médiéval) et la stagnation de la dernière décennie. En fait le graphique repris par Al Gore se basait sur les études de températures de Mann, Bradley et Hughes remises en cause depuis par celles de Grudd. 

2. La hausse des températures globales de 0,7 degrés (valeur estimée à ce jour mais également sujette à critiques) au cours du 20 ème siècle, n’a rien d’extraordinaire, 3 autres épisodes d’une telle hausse à une époque récente, chacun de vitesse équivalente ont été répertoriés par les carottages réalisés dans les glaces du  Groënland ( moins 1000 ans, appelé Optimum médiéval, moins 2000 ans, Romain et moins 3200 ans, Minoéen)om2

 3. On ne peut trouver à ce jour de corrélation évidente entre augmentation des gaz à effets de serre et augmentation des températures, la hausse des températures s’étant interrompue depuis environ dix ans alors que le taux de CO2 n’a jamais cessé de progresser. On peut penser à l’inverse que la hausse des températures ait un impact sur l’augmentation de la concentration de CO2 par un dégazage des océans.

4.La hausse des températures enregistrée en étudiant l’épaisseur des anneaux concentriques des troncs d’arbres ne tenait pas compte de l’effet d’age qui resserre les stries au fur et à mesure de la poussée de l’arbre. Une juste interprétation du compactage des anneaux au cours de la croissance de l’arbre réduit fortement les hausses obtenues jusqu’à présent.

5.Le Giec a commis quelques bourdes, la plus connues étant l’estimation erronée de la disparition complète des glaciers de l’Himalaya en 2035, alors qu’il fallait lire 2350, les Indiens ont apprécié.

6.La disparition du glacier sommital du Kilimandjaro n’a rien a voir avec la hausse des températures, la fonte de la calotte  est plutôt le résultat d’une diminution des précipitations locales. En règle générale, les glaciers on commencé leur régression au milieu du 19 ème siècle en même temps que le début du réchauffement enregistré, alors que l’industrialisation de la planète n’avait pas encore réellement commencé. D’autre part, contrairement à de récentes hypothèses, la disparition complète des glaciers de l’Himalaya n’assécherait pas le Brahmapoutre , l’Indus et le Gange dont le débit est en grande partie dépendant des moussons.

7.La disparition totale de la calotte Arctique ne fera pas monter d’un millimètre le niveau des océans, il faudrait pour que la hausse des mers soient sensible que les glaciers du Groënland et de l’Antarctique se mettent à fondre. C’est le cas pour le Groënland mais pas vraiment pour le sixième continent qui lui tient le coup. 

Maintenant, l’idée n’est pas de jeter le bébé avec l’eau du bain, ce n’est pas parce que de graves approximations ont émaillé la base de données du réchauffement climatique qu’une prise de conscience des dangers du développement à tout crin est désormais à proscrire. Le CO2 n’est qu’une donnée d’un problème bien plus complexe, le premier chapitre  d’une vulgarisation par trop simpliste mais nécessaire, la tentative de donner une explication compréhensible aux bouleversements subits par la nature. Quoi de plus aisé que de comparer les saccages quotidiens de la bio-diversité au dégagement intestinal de ce qui reste le symbole de liberté, la bagnole.

Ce que l’on désignait il y a une génération par société de consommation s’appellera désormais dégagements de CO2, voilà on a trouvé le coupable , le CO2. Bien que ce processus de simplification soit soumis aux atermoiements de la gente scientifique, cette équation reste bien qu’encore peu efficace, la première voie de la raison.

Comment parler d’acidification des océans, de protoxyde d’azote, de la remise en cause de l’agriculture moderne, de l’ozone utile en altitude mais tueur dans nos villes, du méthane des vaches, de l’azote des cochons, du gaz naturel, des sables bitumineux, de la fin du pétrole, de l’uranium, du plutonium, du plomb, du soufre,  enfin quoi, de toutes les cochonneries du passé et des  smog du futur ?

Il ne fait pas de doute que notre type de développement basé sur l’accaparement des richesses par une minorité est la source des dérèglements environnementaux et sociaux et quel autre moyen qu’une sorte d’împot à l’échelle mondiale pour pallier ces disparités ?

Les solutions prônées par le Giec, quoi que parfois critiquables, de répartition des droits à polluer, de réduction des gabegies et du superflu, vont dans le sens d’une plus grande attention portée à la protection des grands équilibres, la tentative d’instauration d’une taxe à la tonne de carbone est la première ébauche de ce qui peut constituer la clé de la solidarité mondiale.  

A la lumière de ce qui précède, changeons de modèle, ou de mots si la sémantique peut aider à la prise de conscience, lâchons les baskets du CO2, n’ appelons plus l’impôt mondial: taxe carbone, ce qui reste dans l’esprit commun une tentative de brider l’instrument sur quatre roues de la liberté, mais: « halte à la faim dans le monde » ou « de l’eau douce pour tous », ou encore « aide au développement » ou « crédit à l’intelligence pour le développement solidaire », cela aussi, l’opinion peut facilement le comprendre.

Pour peu que la grande révolution commence par la confiscation des biens illégitimes planqués dans les paradis fiscaux, voilà qu’un jour meilleur apaiserait subitement les coeurs et qu’une météo tempérée envahirait d’un coup de vent le climat de la planète.

 

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