• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 18 février 2010

L’ENTERREMENT DU BOUDDHA

Posté par provola le 18 février 2010

Rien, ils n’ont rien à se dire, ils doivent se rencontrer parce que ça prouve qu’Obama n’est pas aux ordres de Pékin et ça permet au Dalai Lama de croire encore en l’avenir du Tibet. Personne n’est dupe, la réunion ne peut même pas se tenir dans le bureau ovale, l’entretien a lieu dans les toilettes, à l’abri du qu’en dira-t-on. A la fin on tire la chasse d’eau et on reprend les affaires courantes.

Discrétion médiatique, modération du verbe, ubiquité des pouvoirs réels, conformité des comportements, on est là pour la galerie, on rassure l’opinion sur les libertés fondamentales, mais la montre a été fabriquée en Chine et l’on rend l’antenne dans des clous temporels.

Un ange pourpre venu des glaciers lance une boule de neige dans le parc de la Maison Blance et l’on croit tenir une date historique, un changement climatique. En fait ce jour est surtout celui d’une double humiliation, celle du Dieu vivant et celle du Dieu des vivants, quand la diplomatie atteint ce degré de vacuité alors on peut parler de néant sidéral, de perte de valeur, de page blanche identitaire, d’attributions mortifères et de jeux de rôles vides de sens. 

Le Dalai Lama se sait cantonné aux illusions d’optique la philosophie, mais il continue à clamer le contraire à qui veut l’entendre, son pacifisme exacerbé n’aura finalement servi qu’à diluer le refus de l’occupation chinoise, ses troupes expatriées sont repliées dans les temples de la compassion et les bastions de la boboserie, son horizon est bouché depuis un demi-siècle, sa vie aura été un périple inutile aux fins d’une libération des hauts sommets.

Obama ne peut pas irriter son banquier, qui est aussi son usine, pieds et mains liées, ses dispersions intellectuelles reviennent à une balade vivifiante aux marges de la marche du monde.

Le Bouddhisme est au dollar ce que l’éveil est à l’appât du gain, la spiritualité est aux affaires ce que les neurones sont aux testicules, il peut arriver que l’excitation des bourses participe à l’érection des traders mais l’élévation des consciences n’a pas cours à Wall street.

Cet entretien raté est une triste fable, du grain à moudre pour une presse pressée de passer à autre chose, un intermède publicitaire pour les jeux olympiques, l’enterrement en catiminie d’un bien de l’humanité, une voie sans issue de la sagesse.        

Publié dans ASIE, MONDE | Pas de Commentaire »

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement