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DISCUSSION SUR LA-HAUT

Posté par provola le 12 février 2010

Il arrive parfois qu’au détour d’un chemin, on croise les chaussons d’un soi-disant philosophe et qu’à défaut d’en enfiler le costume on profite de la pointure pour s’équiper la voûte plantaire. C’est un peu ce que je ressens vis à vis de BHL, le penseur en forme de sigle.

Pour BHL, l’expérience juive fondamentale est celle de l’absence de Dieu plus que de sa présence: « La grande histoire pour un Juif, c’est son rapport à l’autre , aux choses, au monde, pour le dire dans la langue de la philosophie, moins l’un que le multiple. Plus que la loi de Dieu, c’est le Talmud qui fonde le judaïsme, un livre qui parle à tous des problèmes concrets de la vie de tous les jours, le désir, le prochain, or cette parole peut se recevoir sans la foi ni le sacré. »

BHL ajoute: « Voilà une divergence fondamentale avec le christianisme, un  Bernanos n’aurait pas pu être juif. »

Je me sens bien dans les pantoufles de BHL en ce sens que je puise dans les écritures la teneur du vivre ensemble, le socle de ce que je crois être notre conscience collective. En effet, nul besoin de s’accrocher à de l’illusoire ou du superflu pour boire à la source de l’apaisement, pour jouer l’humaniste. Je ne peux puiser l’harmonie suprême que dans l’expérience des angoissés du passé. Je bénéficie du bonheur des prophètes, de la mise sur la croix,  du verbe des mystiques , des lumières, de l’éveil des bouddhas, des révolutions des lois, de la libération des moeurs, des progrès de la science. J’existe, parce-que je suis pour un temps le témoin des temps et je suis le prolongement avant d’avoir à rendre le flambeau du vivre mieux. Dieu dans tout cela est annexe, il n’est qu’une touche de distinction, un vertige , un frisson sans conséquence pour ma liberté de pensée pour peu que j’en fasse un usage modéré comme d’un verre à moitié vide de spiritualité.

Non monsieur Lévy, je ne suis pas inférieur à Bernanos, je suis chrétien au même titre que lui et son Dieu n’est pas plus grand que le mien, bien que le mien n’existe que dans son esprit. Je réfute l’argument qui nie aux chrétiens toute possibilité de se libérer de Dieu. Le Christ est une liberté sans limite qui est bien plus que la limite de Dieu.      

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