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ANDRE PROPRIETAIRE DE DROITE (IDENTITE NATIONALE 11)

Posté par provola le 19 janvier 2010

On est bien trop critiques envers la politique de De Funes, notre comique n’est pas ce monstre tant décrié. Il est le seul Président d’un grand pays industriel a avoir réussi le tour de force en période de crise économique de permettre l’accession à la propriété aux couches les plus défavorisées de la population et ceci dans les quartiers les plus huppés de la capitale.

André sans emploi a trouvé un chez lui au 77 Boulevard Raspail, 6 ème arrondissement, avant, avec la gauche, on l’obligeait à s’exiler au bois de Vincennes ou dans un foyer de banlieue. Maintenant il a droit à son bout de trottoir, il n’est pas embêté par la population car les riches sont respectueux de son intimité. Samedi, il faisait -5°C, à cette température, on met le thermos au fond du sac de couchage et ça en fait un excellent réchaud sans facture de gaz.

André ne demande rien, le balcon du premier étage est une bonne protection sauf quand le vent souffle du nord, alors, il suffit de se décaler de 30 cm. André m’a demandé pourquoi la République avait sorti ses beaux atours, je l’ai rassuré en soulignant que le Président de la Cour des comptes avait eu de belles funérailles et que les gens avaient bien pleuré.

André a versé une larme, ce n’est pas tous les jours qu’on touche de l’oeil une goutte de fraternité, il m’ a également dit que le boulevard était éclairé toute la nuit et qu’il était parfois gênant de ne pas pouvoir éteindre la lumière; mais il vaut mieux ça que le contraire. Il remercie les gens du quartier qui l’ont adopté comme un des leurs, c’est sans doute pour cela qu’il leur reste fidèle.

Parfois la gamine du cinquième étage descend son caniche qui ne veut pas quitter ses bras, le bitume a une drôle d’odeur en hiver.

André n’ a qu’un souci en tête depuis qu’il a intégré les quartiers chics, éviter de payer l’impôt sur la fortune.

  

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LA CROISIERE VISITE LES RUINES

Posté par provola le 18 janvier 2010

 

 independenceoftheseas2520proa25201180x1401.jpg images3.jpg    Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour assister à une sorte de choc des mondes, bien sûr la solidarité , bien sûr l’urgence , c’est sauver les vies , bien sûr laissons la polémique pour après, bien sûr bla bla.

Tout ça est vrai et ne fait pas débat, sauf qu’après on aura vite oublié Haïti, sauf que bientôt la coupe du monde de football…

Labadie est un port Haïtien situé à 100 km à vol d’oiseau de Port au Prince et loué à la société Royal Carabbean International. Depuis 1986 , cette compagnie privée est le principal pourvoyeur de revenus touristiques d’Haïti, à qui est attribué une solde de 6 dollars par touriste en escale dans ce port d’intérêts privés, privé d’intérêt. Cette société américaine basée à Miami possède une flopée de super-paquebots parmi les principaux de la flotte mondiale, du type hôtels de luxe flottants pour le réconfort d’ une heureuse clientèle en manque d’aventures inoubliables.   

Or il se fait que l’Independence of the Seas ( 339 m, 40 km/h vitesse de croisière) fit escale à Labadie 72 heures après le tremblement planétaire que l’on sait.

Pensez-vous que la compagnie allait modifier le programme, bouleverser l’emploi du temps de ses chers clients? Que neni, un client est un client, escale à Labadie donc.

3100 passagers débarquèrent alors pour quelques heures de farniente, cocktail sur les hamacs, bronzing, baignade dans une mer à 30°. Sports aquatiques en tous genres et excursions se déroulèrent selon le programme et aucun passager ne trouva à redire sur la qualité du service. Malgré tout une pointe d’angoisse pointa lorsque des gardes en tenue de combat protégèrent les achats dans le shopping center artisanal.

Après ces quelques emplettes, les heureux vacanciers reprirent les chaloupes pour regagner le paquebot, le programme fut quelque peu raccourci car le capitaine pensa que les parages pouvaient être infestés de pirates affamés à la solde des victimes du tremblement de terre. On ne sait jamais…  

L’Indipendence of the seas battant pavillon des Bahamas reprit son cap non sans avoir laissé quelques chaloupes emplies de vivres, pour être vacanciers on en est pas moins insensibles.

Au dernières nouvelles, le conseil d’administration de Royal Carabbean International vient de décider de ne pas interrompre son escale à Haïti offrant ainsi une expérience inoubliable à deux pas de l’épicentre du séisme. Les derniers évènements pourraient permettre de booster les ventes sur cette destination. 

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VERS LA FIN DE LA DELINQUANCE (PIPEAU 18)

Posté par provola le 17 janvier 2010

La délinquance a baissé de 1% en 2009, si, c’est Brice qui le dit,  vous n’allez quand même pas mettre en doute la parole du Ministre de l’Intérieur, sinon ou’ va-t-on ?

Je me suis amusé à retrouver les chiffres du gouvernement donnés en janvier 2009, la délinquance en 2008 avait baissé de… 1%.

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LE PUITS SANS FOND (PIPEAU 17)

Posté par provola le 17 janvier 2010

Le déficit de l’Etat sera moins élevé que prévu, bien qu’il reste à un niveau record. 138 milliards au lieu de 141.  Pensez donc , ça change tout. Notre ministre du budget (son nom importe peu, on l’aura oublié bientôt mais le trou, lui, sera toujours là pour les futures générations), explique que grace à son action, ce sont 3 milliards d’euros qui ont été économisés tout en modernisant notre économie.

On aurait eu 150 milliards de déficit, on aurait dit qu’on s’attendait à 154. Tout est question de tact et l’opinion publique est une bonne pâte à tartes.

Réjouissons-nous, nous sommes au fond du trou mais on ne peut pas aller plus bas.

Mais si, on peut encore aller plus bas, en 2010, on sort le grand emprunt de 35 milliards qui devrait encore avantager les heureux investisseurs et grever un peu plus les comptes de la grande majorité des dindons déguisés en spéléologues.  

Lampe frontale et bottes de sept lieues nous voilà en explorateurs des dettes inconnues.   

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LES LOUPS EN BLOUSE BLANCHE

Posté par provola le 16 janvier 2010

Haïti c’est l’histoire du partage du monde en deux rondelles antagonistes, partage au sens de coupure définitive, on l’aura bien compris. La langue y est le signe de l’esclavage, comme elle n’a pas changé, elle reste le symbole du pillage systématique des uns par les autres.

Haïti est devenu en quelques heures le pôle de l’humanitaire, comme si la solidarité avait besoin de coups de semonce pour s’ébrouer. Tout ce remue-ménage est un tsunami de larmes de crocodiles, un scoop médiatique faussement compassionnel. Les croix rouges et les gilets de sauvetage occupent l’affect et sauvent l’image de marque d’une société qui fait de l’individualisme forcené le moteur du développement, de la concurrence sans frontières une guerre pacifique. 

La réalité c’est l’accaparement des richesses, la spoliation muette et consensuelle, les murs économiques, les barbelés monétaires, les paradis fiscaux, le quotidien c’est qu’il faut se racheter une bonne conscience à bon compte, sauver la face du capitalisme financier, coûte que coûte, et à Haïti , ça ne coûte rien.

Les pays riches vont y aller de leurs tonnes de vivres, de leur embompoint d’empathie, de leur commisération délétère, de leur culot en forme de rédemption à moindres frais.

Les Etat-unis sont déjà sur place, la Chine débarque des fois qu’ il y ait des parts du marché des pauvres à gagner, l’Allemagne est un fleuve d’agitation en crue, on va bientôt voir débouler la Suisse et le Luxembourg, les grands pilleurs patentés. Rien de tel qu’une bonne catastrophe pour se refaire une virginité au pays des putes adolescentes.

Comme l’élan du coeur passe bien à l’écran, surtout les écrans plats, combien de témoignages, de sauvetages in extremis, d’exploits, de mains serrées, d’accolades. Et l’on se gargarise pour chaque vie sauvée, c’est encore mieux si elle est Française.

De Funes de funeste arrogance vient nous annoncer l’annulation de la dette d’ Haïti vis à vis des pays riches et de son bras armé, le FMI. Tant qu’Haïti était agonisant, on était prêt à l’essorer jusqu’ à l’ultime larme, maintenant que la mort rôde on estime que la guillotine est devenue inutile.

Kouchner s’en vient en mission de com à l’aéroport Charles de Gaulle pour recevoir les premiers survivants français, il se fait copieusement conspuer car on sent que tout ce manège pue la charogne.

Comment oublier les décennies d’indifférence ? Comment ne pas voir que les sauveteurs du haut de leur courage sont les envoyés spéciaux  des bas fonds de l’humanité, des responsables des misères modernes, des coupables de non assistance à planète en danger, des meurtriers du quotidien.

Quand comprendra-t-on que la solidarité c’est avant et qu’après, c’est du remord.   

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NANDA FILS DE GAULOIS (IDENTITE NATIONALE 10)

Posté par provola le 15 janvier 2010

         En touillant ma salade quotidienne sur le thème de l’identité nationale puisque notre gouvernement nous réclame une tambouille nauséabonde et sans saveurs, je tombe sur un témoignage (Luc Olinga pour « l’autre Afrik ») qui me parait être tombé tout droit de l a planète bon sens, météorite d’origine incontrôlée, passée inaperçue au contrôle des body-scanners de l’aéroport Charles de Gaulle:

arton183332e1831.jpg « Quand j’étais au collège, notamment en troisième, j’avais un camarade de classe qui s’appelait Nanda. C’était le dur de la classe. La tête de mule. Le caïd que personne ne voulait se mettre à dos. Disons que nous souhaitions tous appartenir à son cercle d’amis. A Nanda, on ne la lui racontait pas. Dans la cour de recréation, il se conduisait en chef de bande. Dans la salle de classe, Nanda était le chef. Il défiait constamment les enseignants. Il orchestrait les bavardages au grand dam des professeurs. Nanda était à l’origine de la plupart des incidents liés à l’ordre recensés dans la classe.  Nanda était le coupable idéal quand il y avait du grabuge. C’était toujours de sa faute. Il ne s’en défendait pas. C’est comme si ce rôle d’anarchiste ou de fouteur de merde était un costume qu’il aurait souvent rêvé d’endosser. Les enseignants l’avaient rebaptisé « un cas ». « Cet enfant est un cas » était devenu leur phrase favorite quand ils évoquaient Nanda. Ce raccourci verbal visait à faire de Nanda un être dérangé, un exclu, une sorte de désarticulé, qui menaçait la cohésion sociale. En fait, Nanda ne mettait en danger que l’équilibre qu’ils avaient prétendument instauré pendant leurs enseignements. Nanda sapait une autorité gagnée après bien des punitions infligées à quelques-uns d’entre nous. Combien de fois Nanda avait-il été convoqué chez le proviseur pour indiscipline ? Nanda avait parcouru tout le chemin des sanctions administratives : du simple avertissement à la traduction en conseil de discipline. Il ne devait plus sa présence au troisième trimestre qu’à une de ses tantes, qui était enseignante à l’école. Mais l’exclusion ne tarda pas. Elle arriva un matin après une énième mise en cause par le professeur de Français, alors que Nanda n’était pas l’auteur de l’agitation qui avait gagné la classe ce matin-là. Comme toujours quand il fut interpellé par l’enseignante, Nanda ne protesta pas. Il accepta la responsabilité d’un acte auquel il était étranger. De toute façon, le refrain était connu de tous : boucan, capharnaum = Nanda. Il était l’ivraie. 

« Etre français c’est avoir du sang français » 

Quelques années plus tard, je n’arrive pas à chasser Nanda de mes pensées quand je lis et entends les nombreux dérapages racistes proférés dans des salles où se tient le débat sur l’identité nationale, un peu partout en France. Pour ne retenir qu’un seul glissement, je citerai le « Etre français c’est avoir du sang français »… J’étais favorable à ce débat. J’ai toujours pensé qu’il aurait dû être lancé au lendemain de l’élection présidentielle de 2002 après que Jean-Marie Le Pen se fut qualifié pour le second tour. C’est pourquoi j’ai écarté d’un revers de main le fait qu’il soit une manoeuvre électoraliste vu qu’il est organisé à quelques semaines des élections régionales.  J’espérais qu’il allait inciter à un échange d’expériences ; permettre de se départir de la peur de l’autre ; instituer une plate-forme de dialogue dans une société où l’anathème, les outrages et les indignations sont facilement lancés. Je croyais que cette discussion pouvait diriger le phare sur le ’j’aime-pas-les Noirs-ou-les Arabes- mais toi tu es différent » maintes fois entendu et murmuré aussi bien dans la France d’en bas que dans la France d’en haut. J’avais pensé que ce racisme ordinaire serait enfin confronté à un quotidien quasi identique partagé par nombre de Français, quelle que soit leur origine. Ces Français pour la plupart malmenés par la crise économique et pour qui l’avenir n’est qu’incertitudes. « De ce débat sortiront les bénéfices des différences pour cimenter des aspirations communes », misais-je. L’Islam est réduit et jugé à l’aune de coutumes qualifiées de barbares. 

Mais cette conversation grandeur nature s’est transformée en procès de l’Islam. Les quelque 5 millions de musulmans de France sont au banc des accusés. Qu’ont-ils fait ? Rien, si ce n’est qu’ils pratiquent une religion différente de la majorité, et qu’à cette croyance sont accolées des traditions venant de certains peuples moyen-orientaux ou de pays du Maghreb. L’Islam est ainsi réduit et jugé à l’aune de ces coutumes qualifiées de barbares. L’audience s’est ouverte sur ce postulat. La plaidoyer a été rôdé comme une antienne : les musulmans, notamment les jeunes, représentent des risques pour la cohésion nationale. Ils ne veulent pas s’intégrer. Ils imposent la burqa ou le voile islamique aux femmes. Ce sont des dealers de drogue, des terroristes en puissance, des « barbus ». Ils nous (les bons Français de souche) détestent. Ils insécurisent nos quartiers, nos villes et nos villages. Ils grugent le système de solidarité sociale. Ils se démultiplient. Ils nous envahissent… La conclusion est binaire : soit ils deviennent comme nous, soit ils rentrent chez eux.  Plus frappant, l’accusation confond intégration et assimilation. Intégrer ou assimiler les « étrangers » est le débat qui aurait dû être lancé avec comme présupposé « Nous vous conseillons d’opter pour l’assimilation ». Car même si les 5 millions de musulmans français acceptaient de s’assimiler, on leur reprochera, à défaut de leur spiritualité, d’être « basanés ». Bref, il y aura toujours quelque chose.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir qu’aucune critique n’a jamais été formulée contre la communauté chinoise, qui vit entre elle et se mélange difficilement. A Paris, une partie du 13e arrondissement est appelée Chinatown. Pourtant, la question du refus de l’intégration ou d’une menace des valeurs dites « françaises » n’a jamais été évoquée en l’espèce, alors qu’on est devant un ghetto communautaire. 

La religion musulmane est devenue de facto le bouc émissaire  Du débat sur l’identité nationale en France, j’espérais voir voler en éclats les clichés et autres stéréotypes sur les « Français devenus », hélas ceux-ci ont encore fière allure. Cette discussion a tourné à l’obsession de l’Islam, qui alimente la peur de l’étranger. Un étranger qu’on tient à l’écart dans une tour de béton vétuste ou un quartier déshérité, à qui on reproche paradoxalement de ne pas s’intégrer, et quand il essaye de se mélanger, qu’on accuse de nombreux maux. Le musulman est la quintessence de cet étranger. C’est l’ennemi identifié.  Comme Nanda dans ma classe de troisième, accusé parfois à tort d’être à l’origine de tout trouble, dans la France d’aujourd’hui la religion musulmane est devenue de facto le bouc émissaire, chargé de tous les maux qui mettent en péril les valeurs nationales, ces valeurs qui sont censées forger le pays dit des droits de l’homme. »

Merci pour ces quelques mots sages que je concluerai par des phrases fredonnées de Cabrel:

« Des cardinaux en costume, et des donneurs de leçons, de que pais se trata , del mio no se puede, que vida , que triste »

De quel pays (raciste) parle -t-on, du mien ? Ce n’est pas possible, quelle vie, quelle tristesse.  

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NOUVELLES DE LA GRIPPE 3

Posté par provola le 14 janvier 2010

Fin de la pandémie, 269 morts, comme la grippe A a cannibalisé la grippe saisonnière, il n’y a pas eu de morts de cette même grippe ce qui fait 3000 morts en moins.

La grippe A a évité 2 731 morts.

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LES MEDIAS EN BERNE

Posté par provola le 14 janvier 2010

Haïti a tremblé, on sort les ministres, les flon-flons, mais au début on n’a pas d’images. Normal les journalistes sont à New-York sur la cinquième avenue ou à Sidney sur les green, on ne sait jamais si Paris Hilton venait à faire une déclaration.

Les chiens fous de la bonne conscience s’ébrouent, l’empathie met de l’ambiance faute de reportages dignes d’être diffusés. On voit les caisses de secours en partance de Washington, Hillary Clinton qui verse une larme au nom du peuple ricain , le Canada est  » particulièrement préoccupé et est disposé à agir », la France sort de son chapeau haut de forme son ministre de la coopération qui nous rassure sur l’état de nos relations avec Haïti.

On a droit à la tarte à la crème du jour, on nous balance la façade de l’ambassade d’Haïti…à Paris, effectivement le drapeau est bien en berne, pas que lui apparemment.  

A l’heure ou’ j’écris ces lignes, Paris Hilton n’est toujours pas apparue, elle se trouve peut-être sous les décombres, Angelina Jolie et Brad Pitt on débloqué 1million de dollars.

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DUBAI, L’ ECONOMIE DU CRETINISME CLIMATIQUE

Posté par provola le 14 janvier 2010

Les réserves de pétrole de Dubaï sont épuisées depuis longtemps mais on fait comme si l’or noir coulait toujours à flots par des pipe-lines à sec.

Peu importe la pénurie, on annonce que ce morceau de poussière deviendra le nouvel Eldorado des marchands de sable, le nouveau casino, le Las Vegas des bédouins, le far-west du moyen-orient. Les spéculateurs de chameaux en tous genres, les golden boys en burqa pourront du 150 étage de la Burj tower jouir d’une vue plongeante sur le désert d’une existence sans vie.  

Les usines désaliniseront une eau de piscines refroidie par des centrales de piles à combustibles. Le climat d’insécurité bancaire produira une climatisation spéculative.

La mer trop chaude sous la pluie des brumisateurs douchera les skieurs du grand chaud, l’oasis au lieu d’être encore un point d’eau sera pour l’éternité un distributeur d’illusions.   

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CE SONT DES VEAUX (IDENTITE NATIONALE 9)

Posté par provola le 14 janvier 2010

Fiers de leur identité nationale, les bons Français commémorent De Gaulle ce grand homme qui fut un père, un sauveur, pour eux, qu’il considérait comme des veaux, le jour de son fameux appel du 18 juin 40. Il utilisa la première fois cette expression quand il apprit que l’armistice était signé avec Hitler et que les troupes allemandes étaient à Paris.

La petite famille était logée à l’hotel Connaught, un hotel 5 étoiles du plus grand luxe et le père éternel poursuivit la célèbre phrase par:

« Ils sont bons pour le massacre, ils n’ont que ce qu’ils méritent. »

Cette anecdote est rapportée par l’Amiral Philippe De Gaulle dans son livre « De Gaulle, mon père » 

On se souvient du film commémoratif sur la vie du Général, montrant les files de Londoniens faisant la queue devant les magasins munis de leurs tickets de rationnement et mélangeant ces images avec celles  de la famille De Gaulle se trouvant également sur les lieux de la pénurie de la capitale anglaise.

Sauf qu’à l’hotel Connaught nul besoin de tickets de rationnement. http://www.the-connaught.co.uk/

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UN MUR DANS LES DECOMBRES

Posté par provola le 14 janvier 2010

Le jour ou’ le monde a les yeux rivés sur Haïti, serait-il celui choisi par les Etats-unis pour annoncer leur accord à la construction d’un mur d’acier entre Gaza et l’Egypte ?  

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L’INDIFFERENCE DES PAYS RICHES

Posté par provola le 13 janvier 2010

Les pays du nord sont mis en face de leurs contradictions, Haïti est le reflet de la honte. 

« Les pauvres gens, on ne sait même pas combien sont morts, on ne sait même pas ou’ ça se trouve. Aller, on va se pencher sur la géographie juste pour se rendre compte, mais dit donc, ils parlent Français, Ben ça alors. Il faut espérer qu’il n’y ait pas trop de Français sous les décombres. Il faut envoyer des avions pour aller les chercher. »

Comment ne pas haïr cette fausse empathie qui n’est que la marque de l’indifférence générale.

Tout était prévisible, Haïti est situé au carrefour de failles tectoniques, rien n’a jamais été fait pour protéger une population en permanence en danger de mort, bien entendu il était urgent de ne rien faire, des décennies durant. De toute façon l’horreur dans ces parages est quotidienne, là c’est juste un bruit sourd qui parvient jusqu’à notre coma, jusqu’à nos écrans plats.

Qui n’avait rien vu ? Qui ne savait pas ? Et ces galettes de terre salée(voir l’article: »pays à manger » dans ce blog) qu’on se vend et que l’on mange pour couper la faim et la forêt qui n’est plus qu’un souvenir pour faire pousser les OGM du FMI.

Le nord ne voit jamais rien parcequ’il voyage en 1ère classe et se pose dans les hotels de luxe, dehors les mendiants sont un timbre de folklore et les moustiques peuvent refiler le palu.   

7 sur l’échelle de Richter, avec une secousse de cette ampleur , les Japonais se prennent une pause café, mais ils la récupèrent en fin de journée.  

Maintenant on va demander à la communauté Haïtienne mondiale de soutenir l’effort de reconstruction, d’habitude on reproche aux immigrés d’envoyer la moitié de leur salaire dans leurs pays d’origine. 

Ah oui , Guingamp bat le PSG 1 à 0.  

  

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LES URNES DU LOCH NESS

Posté par provola le 12 janvier 2010

Un monstre toujours aperçu et jamais retenu, du fond des âges et des promesses électorales, le monstre refait surface en cette veille de régionales, avant de disparaître à nouveau pour cinq ans: le droit de vote des immigrés. 

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LA SALETE DE LA VOITURE PROPRE

Posté par provola le 12 janvier 2010

En admettant que le moteur électrique remplace le moteur à explosion et qu’on accepte de doubler le parc de centrales nucléaires, votre voiture électrique émettra 15 g/km de CO2 en France, mais 60 g/km si vous vous baladez en Europe (ou’ le pétrole et le gaz continueront d’être pour longtemps le principal combustible pour la production électrique), ça sera 160 g/km si vous louez une voiture pour visiter la Chine ou l’ Inde, pays ou’ l’électricité sera toujours produite par des centrales à charbon.

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LE NATIONALISME QUI DETRUIT LA PLANETE

Posté par provola le 12 janvier 2010

Mais quelle mouche a donc piqué CNC à propos de l’histoire, quel rapport entre l’écologie et De Gaulle ?

Aucun, si ce n’est que le nationalisme mal placé et factice est le pire fléau des questions environnementales.

Une solution nationale du type taxe carbone est une sorte de voie sans issue dans laquelle il est inutile de s’engager. On sait bien que le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté à Strasbourg, que les Etats-unis sont responsables de la catastrophe de Bhopal. l’Italie qui refuse le nucléaire et s’approvisionne en électricité française est un non sens. L’économie européenne qui souhaite être un modèle pour le monde et transfère ses productions en Chine qui elle ne veut pas réduire ses émissions de CO2 est l’anti-thèse d’une bonne gestion des émissions de gaz à effet de serre.

Le nationalisme est l’ennemi juré des éco-systèmes, les solutions étatiques sont des murs infranchissables élevés en défense des obscurantismes partisans . Le respect de la bio-sphère n’est pas national mais mondial, la nation est un frein à toute idée de sauvegarde de la planète.

CNC va donc s’attacher à détruire les idoles et  les statues qui fondent le nationalisme, à pourfendre les manipulateurs de  la conscience collective, à déchirer les drapeaux qui ne soient pas des étendards d’universalité.  

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RETOUR AUX SOURCES

Posté par provola le 12 janvier 2010

1974, campagne présidentielle, René Dumont lance un pavé dans la mare, l’appel de 74 en quelque sorte. Si tous les bons écolos de la première heure qui se respectent se souviennent encore vaguement qui fut le premier français à marcher sur la planète environnement, qui se souvient encore de ce discours fondateur? Il est parfois bon de revenir aux sources de la pensée , au début du commencement du Verbe.

Que disait René Dumont un verre d’eau à la main, il y a 36 ans ?  

On est en pleine campagne présidentielle de 1974, les deux leaders sont Giscard d’Estaing le baron de Clermont Ferrand, l’autre est Mitterrand le baron de Latché, Dumont arrive comme un cheveux sur la soupe , d’aucuns s’étranglent, d’autres sourient et trinquent à l’invitation de l’hurluberlu de service , un verre de pinard trop plein d’illusions ou à moitié vide de Whiskies selon l’origine sociale. Pierre Messmer vient de lancer la France dans un programme nucléaire qui engage la planète sur des millénaires:

« Tous ces amis sont venus me chercher pour me présenter aux présidentielles au nom du Mouvement Ecologique. Jusqu’à présent, tout ce que pouvaient faire les écologistes, c’était d’aller frapper à la porte des candidats en leur disant, dites donc, soyez gentils, tenez compte de la gravité de la situation. Les candidats nous répondaient : « Oh ! Combien vous avez raison », et dès que nous avions tourné le dos, ils oubliaient tout ce que nous leur avions dit. … Je suis en ce moment le porte-parole parce qu’il en fallait un, mais je ne suis pas le leader. Mais pour le mouvement écologique, je fais un petit testament dans lequel je lui conseille de se structurer pour continuer un groupe ayant une possibilité de pression politique. Je ne dis pas la forme à trouver, mais cette action politique est destinée à faire un projet révolutionnaire de changement total de la société, condamnant l’économie de profit, l’économie capitaliste. Il n’y a pas de défense écologique qui ne passe par une solution politique. »
 

Extrait, cette fois, de son discours de candidature : « Soyons clairs: un progrès dont la rançon est si lourde, pour notre santé, pour nos enfants, pour les travailleurs, n’est pas le progrès. La croissance n’a pas supprimé les inégalités en France: elle les a accentuées ».

Là, c’est dit, pas de compromis possible avec l’économie consumériste, qui sous entend la croissance à tout crin, le geste salvateur est le pied sur le frein des gabegies, l’autre pointé sur l’accélérateur à neurones.    

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ISRAEL DEBORDE

Posté par provola le 11 janvier 2010

Israël au mépris de toutes les résolutions de l’ONU, mais qui s’en préoccupe encore, poursuit sa marche forcée vers les points d’eau de non retour, les eldorados volés, les oasis d’occupation.  

C’est une histoire de robinets qui fuient d’insolence, d’un anévrisme dilaté, plein d’une eau salée qui donc reste inbuvable, copie de la mer morte de trop d’épuisement. L’expansion du bassin des colons est d’ingéniérie hydrique, le développement est d’abord une question de tuyauteries d’eau douce.

Le retrait palestinien est d’eau frelatée, de caniveaux souillés, de rigoles à sec, de camions citernes immatriculés sur l’autre rive, de pertes de pression, de tonneaux percés, toute cette soif perdue constitue la Bible des Danaïdes.  

Les barres de bâtiments succèdent aux bâtiments en barres et ce ne sont pas de nouvelles colonies mais le bout de la rue, la rue qui coule le long d’un trottoir qui avance; on va juste construire une boulangerie, vous ne voudriez pas que les colons n’aient pas de boulangerie et le terrain de foot alors , l’autre est à trois kilomètres, et un hôpital, un hôpital à colons, pas pour ceux qui  doivent s’en aller, ceux-là ne savent pas ce qu’est un hôpital.

700 nouvelles habitations visant à compléter Jérusalem-est ont été annoncées, on ne compte plus les entrées de parkings qui poussent au gré des vannes, des piscines et des conduites à vider les assoiffés. Les colons qui s’installent là ou’ poussent les tubes savent que l’eau est gratuite, que les palmiers et les oliviers sont les arbres de la liberté.

Le désert est une terre de misère ou’ les scorpions refluent dans le désordre, d’une fuite d’humanité, d’un exode obligé, la langue est chaude et la gorge étouffée ou’ les mots morts se contentent d’une eau sèche.        

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DE LA DECROISSANCE 2

Posté par provola le 10 janvier 2010

On poursuit notre discussion avec Serge Latouche à propos de la notion de décroissance, que l’on pourrait qualifier d’utopie nécessaire: http://www.dailymotion.com/video/xbli4s_quest-ce-que-la-decroissancey_shortfilms

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L’APPEL DANS LE VIDE DU 18 JUIN (IDENTITE NATIONALE 8)

Posté par provola le 9 janvier 2010

     La République si prompte a expurger en apparence les relents de religiosité de la société, en reprend en fait les mêmes artifices pour encrer de gré ou de force ses hallucinations dans la mémoire collective. Les quatre dates fondatrices que sont la victoire du 11 nov 1918, le 18 juin 1940, le 8 mai 1945 sans oublier le 14 juillet 1789 en sont l’éclatante démonstration, il n’est que de débroussailler l’accumulation de forfaitures et de mauvaises herbes pour en élucider la tentative de supercherie.

Attachons nous ici à ce que fut l’appel du 18 juin, De Gaulle débarque à Londres le 17 et court quémander de l’aide à Churchill quatre semaines après avoir fait croire à tout le monde qu’à la bataille de Montcornet le 17 mai le colonel qu’il était encore avait été le seul à résister à la déferlante allemande. Moncornet est devenu comme par miracle pour De Gaulle le début de son entrée dans l’histoire alors qu’aux dires des forces allemandes (Guderian), cela n’a été que le lieu d’une pause café de 24 heures pour des troupes sur l’autoroute de Paris. Passons sur le mystère qui fait que d’une misérable débâcle, le bougre se retrouve tout auréolé, propulsé général et accueilli à la cour de Churchill. Celui-ci lui permet de lancer son appel le 18 juin à la BBC. Pensez donc, la BBC, connaissant la facilité des sujets du roi Sarko dans la langue de Shakespeare, en 2010, on peut facilement imaginer le nombre de Français en juin 40, mortifiés, désespérés, pendus à la radio en ce soir de juin 40 pour se brancher sur la… BBC pour écouter une annonce ni d’Adam ni d’Eve.

Là, la grande histoire se fout carrément de nous, tout juste l’épouse de De Gaulle et l’animateur vedette de la radio libre de l’époque, soucieux de ne pas laisser un blanc à la fin du discours étaient ils seuls attentifs.

Donc l’appel en fait n’a été entendu par personne disons le tout net,  on peut même ajouter que le discours se termine par: « Demain comme aujourd’hui je parlerai à la Radio de Londres ».

Sauf qu’on ne sait que depuis une vingtaine d’années que ce second appel, du 19 juin, dont on a rabattu les oreilles de la République pendant des décennies n’a jamais été diffusé tout simplement par ce que Churchill ne l’a pas permis et par ce qu’il n’a été rédigé que le 22 ou le 23, à l’hotel Connaught (voir l’article qui suit : identité nationale 9 CE SONT DES VEAUX).    

On est donc face à un appel qui n’a été entendu par personne et qui est pourtant censé avoir lancé les troupes de la résistance vers la conquête finale. Cette façon de tordre l’histoire est un système religieux de déformation du miroir des peuples, la République est une religion des mensonges nécessaires.

On est là au ras des pâquerettes et des mythes de la Bible , de l’ange Gabriel, de l’Arche de Noé et des Tables de la Loi.

Quelques lignes d’histoire pour vérifier mes dires:

Charles-de-Gaulle.org du 18 juin aux 18 juin:

« De l’Appel lui-même, d’abord, il a su faire un monument intangible. Si le texte en fut effectivement rédigé le 18 juin 1940, on sait depuis tout juste dix ans qu’il ne fut pas diffusé tel, le gouvernement britannique lui ayant imposé de sensibles remaniements. Quant à l’appel complémentaire du 19 juin ( » Au nom de la France, je déclare officiellement ce qui suit… « ), on a, depuis moins de temps encore, les preuves qu’il ne fut jamais prononcé et qu’il ne fut d’ailleurs pas rédigé avant le 22 ou le 23 juin. Il n’importe. Le général de Gaulle obtint néanmoins que ce soit le texte originel de son appel du 18 que publie la presse britannique du 19. C’est le texte originel du 18 ainsi que le texte non prononcé du 19 qui figurèrent ensuite dans les collections polycopiées des discours du Général conservées à Carlton Gardens, puis dans toutes les éditions des Discours et Messages à partir de 1941, les deux discours initiaux faisant seulement défaut dans les  » Archives écrites  » de la BBC. »

On peut souligner le « il n’importe », un véritable monument de la sémantique:

Quoi qu’il se soit passé, De Gaulle est un Dieu.

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ECOLOGIE DUTY FREE

Posté par provola le 8 janvier 2010

Encalminée dans son porte-jarretelles en fibres composites, empêtrée dans le brouillage médiatique, Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts n’a pas trouvé mieux pour se remettre de l’échec de Copenhague que de s’en griller une, que de se faire les Maldives, de rejoindre l’un des peep show de la bronzette, pour un aller-retour inutile au pays des pièges à touristes, des dortoirs à palmiers. La grande prêtresse des gaz à effets de serre, des combines à ménager les compagnies aériennes prise la main dans le sac d’une vieille dame, notre douce planète.

« Les écologistes, se justifie t-elle, n’ont jamais dit qu’il ne fallait plus voyager, ce qu’il faut c’est changer de modèle…sic, et faire en sorte qu’on puisse vivre avec son siècle. » Fin de citation. En fait jouer au con dix heures dans un avion et tenter l’aventure d’un petit déjeuner continental et d’ une piscine de vingt mètres à 10 000 km.

La messe est dite , la contradiction totale. On est dans le replâtrage, dans le factice, la parure, les bons sentiments, la manigance, mais surtout ne touchez pas à notre airbus, laissez-nous visiter en quarante huit heures montre en main la statue du Che à Cuba, le Macchu Pichu , l’Alhambra et Ground Zero.  

Ce que les socialistes ont fait à la gauche, les écologistes sont en train de le faire à la protection de la bio-sphère.

Le peuple de gauche, si tant est qu’il en existe encore un, va-t-il encore se retrouver orphelin et en but aux doutes ou même à la désespérance, se retrouver coincé entre une droite plus déterminée que jamais à accélérer le rythme de la prétendue croissance pour les riches, à  partager les ultimes arpents de terre vierge et de liberté entre toujours moins d’élus et une gauche transmutée en religion au décor de plantes en plastique ?

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