RETOUR AUX SOURCES

Posté par provola le 12 janvier 2010

1974, campagne présidentielle, René Dumont lance un pavé dans la mare, l’appel de 74 en quelque sorte. Si tous les bons écolos de la première heure qui se respectent se souviennent encore vaguement qui fut le premier français à marcher sur la planète environnement, qui se souvient encore de ce discours fondateur? Il est parfois bon de revenir aux sources de la pensée , au début du commencement du Verbe.

Que disait René Dumont un verre d’eau à la main, il y a 36 ans ?  

On est en pleine campagne présidentielle de 1974, les deux leaders sont Giscard d’Estaing le baron de Clermont Ferrand, l’autre est Mitterrand le baron de Latché, Dumont arrive comme un cheveux sur la soupe , d’aucuns s’étranglent, d’autres sourient et trinquent à l’invitation de l’hurluberlu de service , un verre de pinard trop plein d’illusions ou à moitié vide de Whiskies selon l’origine sociale. Pierre Messmer vient de lancer la France dans un programme nucléaire qui engage la planète sur des millénaires:

« Tous ces amis sont venus me chercher pour me présenter aux présidentielles au nom du Mouvement Ecologique. Jusqu’à présent, tout ce que pouvaient faire les écologistes, c’était d’aller frapper à la porte des candidats en leur disant, dites donc, soyez gentils, tenez compte de la gravité de la situation. Les candidats nous répondaient : « Oh ! Combien vous avez raison », et dès que nous avions tourné le dos, ils oubliaient tout ce que nous leur avions dit. … Je suis en ce moment le porte-parole parce qu’il en fallait un, mais je ne suis pas le leader. Mais pour le mouvement écologique, je fais un petit testament dans lequel je lui conseille de se structurer pour continuer un groupe ayant une possibilité de pression politique. Je ne dis pas la forme à trouver, mais cette action politique est destinée à faire un projet révolutionnaire de changement total de la société, condamnant l’économie de profit, l’économie capitaliste. Il n’y a pas de défense écologique qui ne passe par une solution politique. »
 

Extrait, cette fois, de son discours de candidature : « Soyons clairs: un progrès dont la rançon est si lourde, pour notre santé, pour nos enfants, pour les travailleurs, n’est pas le progrès. La croissance n’a pas supprimé les inégalités en France: elle les a accentuées ».

Là, c’est dit, pas de compromis possible avec l’économie consumériste, qui sous entend la croissance à tout crin, le geste salvateur est le pied sur le frein des gabegies, l’autre pointé sur l’accélérateur à neurones.    

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