OPA CHINOISE SUR UN CHANGEMENT D’EPOQUE

Posté par provola le 10 décembre 2009

En ce quatrième jour des négociations de Copenhague, qui prennent l’allure d’une vaste partie de poker menteur, la Chine a convaincu ses acolytes du monde en voie de développement d’avancer leurs pions en prenant le thème du réchauffement climatique à revers. Bien sûr les efforts sont indispensables mais ce sont d’abord les principaux responsables des dégâts atmosphériques qui doivent  montrer l’exemple.

Les donneurs de leçons occidentaux ont voulu Kyoto , et bien on en reste à Kyoto qui limitait à moins 40 % les émissions de gaz à effets de serre pour la planète sur la période 1990-2020. Comme les pays riches ont continué à se préoccuper de leur croissance à tout va en se foutant des décisions prises, ils se retrouvent maintenant bien incapables de demander les efforts qu’eux mêmes ont négligé.

Le front commun de la Chine , de l’Inde , du Brésil, de l’Afrique du sud et du Soudan renvoie le texte proposé par Copenhague, écrit pour tenter de répartir les culpabilités, au piquet . Mine de rien, on parle d’un bloc représentant les trois-quarts de l’humanité qui se rebiffe au dictât des riches. 

On s’en tiendra donc à Kyoto, si l’ occident, y compris le principal pollueur, les Etats-unis, s’en tiennent aux moins 40% à l’horizon 2020, alors le Front des pays du sud voudra bien s’en tenir à 40 % de réduction des émissions par point de PIB ( ce qui veut dire en fait une augmentation brute de 80% en dix ans). 

Le nord est pris à son propre piège et sa position semble bien compromise; il parrait improbable qu’il reprenne la main d’ici la fin des négociations, d’autant qu’il lui est également demandé de participer avec des engagements chiffrés au développement de l’efficacité énergétique des pays du tiers-monde.

Il ne fait désormais plus de doutes que l’avenir appartient aux BRIC (Chine, Inde Russie, Brésil et tous les pays émergents sous influence qui voient là une occasion de prendre une revanche sur le mépris occidental), cette union prend enfin le mesure de sa puissance, basée sue la croissance d’une une population jeune.  

La tenaille des contradictions se referme se le vieux monde, en ce jour que personne ne remarque, le monde change qui ne sera plus jamais comme avant.  

Ou quand le changement climatique annonce les prémisses d’un bouleversement des équilibres politiques planétaires.    

 

  

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