LES PIEDS DANS LE PLAT

Posté par provola le 27 novembre 2009

Une bonne fois pour toutes, puisqu’il faut se justifier sur le sens de sa propre circulation sanguine, mon identité n’a rien à voir avec ma nationalité, mon physique, ma tension, ma langue, ma pointure, mon compte en banque. Mon identité est située en un endroit quelconque de mes proches, de ma conscience , de mes doutes , de mes pertes de mémoire , de mon angoisse de la mort.

Quelques lecteurs se sont émus des mots de traverse qui me rapprocheraient des pires factions nazis à l’usage des trains de la mort.

L’emploi de termes à connotation raciste pourra choquer, pardon si certains se sentent offusqués.

Le second degré est ici une marque de fabrique qui tente de rester sur le fil du respect pour le vivant. Ces lignes sans importance détestent le politiquement correct qui ne serait qu’une auto-censure mal venue en cet espace de totale liberté. Je fustige les racistes, les nationalistes, les puissants, les rentiers, les satisfaits et les cons en utilisant leurs propres armes dérisoires, leur académique trivialité .

Les bougnoules, les ritals, les gris mélanges de noir et de blanc, les portos, les espingouins, les teutons, les ricains, les chinetocs,  les cathos, les vieux chnocs, les bobos, les gros, ,les putes, les petites bites, les jaunes, les bridés, les moches, les mal chaussés, les chauves, les arabes, les tarlouzes, sont les expressions du quotidien qui se dégustent comme des hamburgers trop cuits. Elles évoquent la dérive du sentiment humain, la perte de repères de la conscience collective au coeur de notre réflexion. Au risque de vous perdre, je persisterai dans le persiflage de l’inutile en criant les mots incorrects comme pour mieux les expier.     

Obama sera désigné le grand escogriffe gris, mélange de blanc et de noir à la barbe de tous les charlatans qui nous vendaient de l’extase du seul fait de la pigmentation de la peau . Le vieux du fin fond de sa maison de retraite est la peinture du dégoût face à la généralisation de la mise en fourrière des anciens .

Ne vous arrêtez pas ici au bord de la route pour admirer cette mare de sang si chaud qui active vos papilles, cette hémoglobine est le miroir des voyeurs si prompts à se satisfaire de pulsations malsaines. 

Je suis gros, boutonneux, laid, myope, pédé, dégradé, RMmiste, rital, noir, musulman, juif par ma mère, consommateur de conneries, déjà vieux de certitudes , bientôt bon pour l’opération débarras, cela me laisse le droit d’inventaire sur une société qui semble déjà ne plus être la mienne.    

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