LE MUR EST MORT, VIVE LE MUR.

Posté par provola le 9 novembre 2009

Ils sont tous là à parader , à brandir comme un seul homme le flambeau des festivités. La mémoire boite et s’affole. 

Vingt ans , l’age de maturité, toutes ses dents, le mur va bien , il fallait bien lui offrir un cadeau , dans la corbeille un avenir souriant. Rostropovitch, liberté d’alors s’en est allé, sonné de tant de mystification.

Politiques , journalistes, troupiers en tous genres, les flons-flons sonnent creux, car on sent bien cette indéfinissable indifférence. Qu’a-t-on fait de la chute du mur, qu’a-t-on appris sur les débris de la longue balafre?

1500 milliards d’euros ont permis de restituer un visage lifté à une Europe aux larmes de crocodiles, de reprogrammer les cicatrices de l’ histoire. Les supermarchés ont envahis les terrains vagues, les Mercedes ont remplacé les Traban, on a juste déplacé les pierres et remonté les blocs. Les lignes est-ouest sont des lignes sud-nord, mais rien  n’a changé au royaume du n’importe quoi.  

Les fantômes sont là , les Kohl, les Bush , les Gorbachev , seul l’ange Mitterrand s’ invite par larme interposée, les jupons transis témoignent d’un temps qui gèle les consciences. Les roitelets sont des fromages qui coulent. Les Carla, les Michèle, les stars, les lunettes de soleil dans l’obscurité qui n’est qu’un obscurantisme de plus.

Les marionnettes actuelles, soubrettes de pacotille, viennent pour la photo comme un échantillon de bonnes intentions. Les couleurs , le jeu de lumières, les flashs , les interviews, les drapeaux , les hymnes, les pubs aussi, qu’est ce qu’on va mettre  à l’audimat.

Bandes d’usurpateurs, vous avez mastiqué de la mémoire comme d’autres regurgitent de la sensibilité, vous avez transgressé les symboles avec votre rutilante perversité. Vous ne méritez pas de porter un tel message d’espoir, vous êtes de ces vautours qui attendent qu’ une déchirure sente la tripaille.

Les ballons gonflent mais nulle colombe n’a vraiment le courage de décoller en ce sombre automne.

Les murs sont partout , tout autour de l’Europe, et les ricains de service viennent prendre des conseils de stabilité pour monter des murs au sud contre les Latinos ou à l’est contre les Arabes. Quant à nous les maîtres de séance, nous nous congratulons sur les vagues idées de réunification mais nous dérogeons aux règles de l’hospitalité.

Ceuta , Melilla, Canarias, Pantelleria, Lampedusa, camps du front est , mafias du désespoir, Hortefeux, Besson, fronts nationaux, Ump, socialos, sécuritaires en tous genres, frileux.

Le droit de vote des immigrants est une hypothèse d’école, papa est parti sans qu’on lui demande son avis. Il avait juste donné 7 ans à combattre la barbarie. 

Les routes sont des pipe-lines, seul l’or liquide jouit d’une libre circulation, les touristes sont des migrants de retour qui gardent une pauvre émotion pour des vacances d’ennui.

Ah oui , j’oubliais, la grand-mère nourricière de la môme Piaf, la grande Edith, reine des Français : Emma Saïd Ben Mohammed, encore une de celles qui aujourd’hui ne passerait plus à travers les barbelés de la honte.

« Balayés les amours, avec leurs trémolos. »

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