EUROPE UNIVERSELLE

Posté par provola le 2 novembre 2009

 images1.jpgLe dernier au revoir douanierhongriemedium1.jpg   Enfin l’Eden européen !

En ce vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin , l’occasion est belle de nous pencher sur la réalité de la construction de l’union , de vérifier la dichotomie existant entre les beaux discours et les actes .

A l’échelle du globe , l’Europe est un poids lourd du PIB, un champion des émissions de CO2, une planque à capitaux pour les dictatures, un tapis roulant fiscal, un leader de l’armement , de l’agriculture grâce aux aides de la PAC. Bien évidemment, vu sous cet angle , l’affaire fait beaucoup moins rêver, mais quand on a rien à manger , on ne se pose pas toutes ces questions et le seul objectif est de remplir son assiette.    

L’Europe est un havre de paix et de richesse, agressée de toutes parts par des pauvres sauvages qui n’attendent que l’occasion de pénétrer dans l’enclave du bonheur; ça c’est le manifeste qu’on nous vend,

« Il faut bien que nous nous protégions , car on ne peut pas recevoir toute la misère du monde . »

« Nous allons nous entendre pour renvoyer les clandestins avec toute la dignité possible »

Ainsi le contour de l’Europe est-il devenu une sorte de Maginot de l’immigrant, bien entendu comme la ligne Maginot, les barricades n’ont aucune chance de servir à quoi que ce soit si ce n’est arrêter les nuages radio-actifs sans passeport.

Les camps sont en Espagne, aux Canaries, à Ceuta , à Melilla, en Italie , à Lampedusa, au sud , en Hongrie , en Ukraine, en Pologne, en France sur la cote d’Opale (on y coit on y croit) dans un ailleurs qui ressemble à Sangate. Les camps de la mort sont en pleine mer, sur une vague quelconque, sur les barges rafistolées par la Mafia qui tentent d’aborder les cotes des péninsules du sud. 

L’ultime frontière est la ligne de démarcation entre la Slovaquie et l’Ukraine , des milliers d’Asiatiques mais aussi d’Afriquains se retrouvent prisonniers des camps de la frontière du levant , la barrière des barrières, dans d’immenses no man’lands , ils vivent là le terminus de leur rêve avant de tenter l’invasion à nouveau , un peu plus tard sans doute, car il n’est point d’autre  issue que le passage sans retour .  

Le front Est comme une nouvelle Berezina du conquérant s’appelle Moukatchenko , petite bourgade ukrainienne près de la frontière Slovaque, la majorité des migrants s’y retrouvaient parqué dans le camp militaire de Pavchino avant que l’Europe ne  décide début 2009 de fermer ce camp à l’image des rafles de Calais , bien plus médiatisées. Comme à Calais , rien n’est bien évidemment résolu mais la fermeture du camp a permis de rassurer les opinions sur la volonté affichée des autorités bruxelloises de s’atteler à la résorption du cancer migratoire. 

L’union  européenne a accordé à l’Ukraine une subvention de 30 millions d’euros pour la construction de nouveaux camps plus éloignés que Pavchino de la frontière , en des lieux plus discrets.   

Des accords ont été conclus avec la Lybie , le Maroc, la Lybie, l’Ukraine pour que ces pays endossent leurs responsabilités dans la prise en charge des flux de clandestins.

Chaque jour des centaines d’exclus de la croissance bravent la mort, et la trouvent souvent, pour tenter de s’installer sur la terre de leur rêve, chaque jour, des dixaines d’ évadés fiscaux milliardaires s’ingénient à dissoudre toutes traces de leur fortune, leur tarte à la crème genevoise, pourtant cuisinée dans la gamelle économique continentale.

Les uns sont des pilleurs , les autres sont des héros du fisc, ainsi va la vie de ce coté du paradis. 

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