RECHAUFFEMENT SOCIAL

Posté par provola le 19 mars 2009

L’hiver politique a du plomb dans l’aile et la place publique va pouvoir résonner de pas de danse sans partition . La marche protestante va glaner du verbe au rythme de la peur de l’avenir. La crise est avant tout une crise d’angoisse car les notes  conjoncturelles jouées depuis des décennies sur les fables de la croissance se trouvent battues en brèche par une hécatombe de certitudes financières , une évasion des croyances libérales, une  mise en lumière de la mystification du marché. 

La crise est le résultat du rideau de fer édifié sur la glorification de la concurrence entre les hommes, du pouvoir du business sur tout autre activité humaine, de la déification sans limites du libre affrontement économique , du bonus attribué au plus fort , de la non régulation programmée, de la jungle systémique.  

La crise est le résultat du moins d’impôts, qui sous -entend la protection des riches et la paupérisation d’une partie toujours plus importante de la population.

Plus que le verbiage généralisé des maîtres de l’économie mondialisée , les millions d’anonymes vont découvrir le voile de l’injustice qui se cache dans les règles du profit érigées par les classes possédantes. La rue , expérience piétonnière, est une école de solidarité , quelques arpents peuvent enseigner les théories économiques plus que tout manuel auto-sensuré. 

Aujourd’hui , il est enfin temps de clamer haut et fort au son des pavés que nous voulons payer plus d’impôts (ceux qui le peuvent et ceux qui le doivent)pour éviter que nos enfants aient à le faire à notre place, étant entendu que l’ impôt est le seul moyen d’une plus juste répartition qui au final, profite à la majorité.  

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