• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 18 mars 2009

LE GROS MENSONGE DE L’ESPERANCE DE VIE

Posté par provola le 18 mars 2009

Nous gagnons des mois de vie chaque année , notre vie n’a jamais été si longue ,nous pourrons profiter ainsi d’une longévité exceptionnelle ,remercions la science qui sait nous augmenter l’espoir d’une longue consommation, profitons des rides heureuses, trinquons à la vie éternelle, évadons nous dans les canyons de la grande bouffe et de la barbe à papa.

Une vaste étude publiée sur la revue scientifique britannique Lancet remet les pendules à l’heure et la vie à son compteur d’origine. Une corrélation est enfin établie entre sur-poids et diminution de la longévité . Le contraste entre les lieus communs assenés en rafale à grands renforts de communiqués agro-alimentaires sur la supposée augmentation de la durée de vie et le débordement de poignées d’amour encerclant les rivages marins trouve enfin sa confirmation statistique.

L’espérance de vie est calculée sur la base des décès survenus dans l’année. Les personnes décédant actuellement ont connu les deux guerres mais aussi les trente glorieuses d’expansion de l’économie et son corollaire, l’augmentation du niveau de vie moyen, les progrès exponentiels de la médecine. Cela donne aujourd’hui pour la France et les pays comparables d’Europe, 84 ans pour les femmes et 76 ans pour les hommes un peu moins sérieux sur les excès . Ces personnes n’ont jamais eu à affronter l’invasion du hamburger , la marée de sucre , la déferlante du sur-poids , la vague des pesticides .   

Financée par des fonds européens , cette étude a suivi  depuis les années 70, 895 000 personnes sur des périodes de 10 à 15 ans . Au total , près de 100 000 décès ont ainsi été recensés pendant environ 35 ans.

Ces analyses prouvent de manière définitive que le surpoids  diminue de manière importante l’espérance de vie. Devant l’explosion des comportements à risque des jeunes générations, en grande partie  imputable à la mal-bouffe, on reste perplexes quant à l’incongruité des proclamations triomphalistes sur la supposée nouvelle frontière du temps. 

Quand on aura fini de traduire le fait que le sur-poids est une conséquence de la pauvreté, une angoisse du non possédant, une fièvre des classes d’en-bas, il deviendra évident que la  césure sociale trouve de plus en plus son échelle dans la mesure de la ceinture abdominale plus que dans les vestiges d’une gamme aux cylindres refroidis.  

Publié dans SOCIETE | Pas de Commentaire »

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement