UNE VANDAMME D’OPERETTE

Posté par provola le 9 mars 2009

Angela Gheorghiu, cantatrice , épouse de Roberto Alagna, canon des planches , starlette minimum.

Interrogée sur France Info durant 6mn, gratuitement, à l’occasion de la sortie de son nouvel album , la Soprano nous expose sa vacuité en direct . Si brillante dans l’utilisation de ses cordes vocales, si évanescente dans son art de raser les murs de l’humanité.

Il en va ainsi des montgolfières qui enflées d’auto-suffisance, à force de se trouver si légères éclatent en plein vol. Invitée on ne sait pourquoi sur une antenne publique pour la promotion éhontée  de sa Madame Butterfly de Puccini  et l’illustration de sa propre satisfaction, la prêtresse nous fait le numéro d’une Callas aussi mièvre et fadasse que sa modèle était profonde et grave. Angela Gheorghiu est en somme une voix respectable qui devrait être interdite de notes lorsque la musique ne l’inspire plus. L’auditeur a bien du mal à croire qu’une partie des ses impôts est partie en fumée dans le but de vendre la production d’une diva de pacotille, adulée par une partie des mélomanes du monde entier. Revenons sur la quintessence d’un propos divin qui culmine dans le : « J’ai l’habitude de vivre avec moi-même !  » étayé par un non moins céleste :  » j’ai aussi l’habitude de vivre avec les autres  » ou encore le  » Je ne peux chanter sous la douche car il me manque le public et j’ai besoin d’être aimée » Elle nous quitte en réclamant un café et le journaliste de s’extasier à nouveau devant  tant d’ineffable grâce.

Entendre un tel amoncellement de conneries revient à visiter une décharge nucléaire par temps d’orage. Lorsque l’invitation courtisane confine au néant la confiscation de l’antenne devrait devenir obligatoire.

On aurait pu vivre un week-end tranquille à la suite du séisme vocal ,mais voilà que le Bouvard national nous parle en invité  de sa compère de France 3 de sa contrainte de vivre avec lui-même  et que le Stéphan Bern, en  trublion fonctionnaire des bobos rangés de France Inter nous explique qu’il se voit réduit parfois lors de ses déplacements de grande vedette à porter lui-même ses bagages.

Le paysage audiovisuel est mort , l’auto-enflure de chevilles règne en maître absolu , demain on escalade l’Everest, 50 ans que le Tibet est parti en guerre , dans quelques heures on enfile le sac à dos et on entre dans le dûr.     

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