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MORALES , FILS DU CHE.

Posté par provola le 25 janvier 2009

A l’heure où 4 millions de Boliviens sont appelés aux urnes pour se prononcer sur la réforme de la constitution , Dariel Alarcon Ramirez dit « Benigno », dernier compagnon de lutte du Che réitère ses accusations sur le régime Castriste pour son rôle dans l’assassinat du révolutionnaire. Il y a dans ces deux événements en apparence distants comme un raccourci   saisissant de l’histoire.

Depuis 3 ans Juan Evo Morales , premier chef d’état d’Amérique du sud issu des populations amérindiennes (Aymara) n’a cessé d’imprimer sa marque, nationalisant les ressources gazières du pays et redonnant une dignité à la majorité autochtone exclue du pouvoir de tous temps. Privilégiant la primauté rendue au pouvoir de l’état sur les  intérêts  des multi-nationales étrangères , Morales souhaite perpétrer sa révolution démocratique, dissociant son propre destin de celui de la Bolivie. Ne pouvant briguer que deux mandats il a bien conscience que son aura  risquerait d’être une entrave au changement en cours et donc que les droits du peuple Aymara pourraient s’étioler au moment de son départ. Il y a du Che dans cette attitude pour qui sa propre popularité ne pouvait que mener le pouvoir à dériver vers le culte de la personnalité . Le Che préféra continuer la révolution ailleurs , Morales, lui, préfère assurer la légalité de son action , en attendant les jours de retour de flammes. On ne peut que percevoir dans cette libération des indiens Aymara, de ce  peuple bâillonné durant des siècles, comme un héritage des derniers espoirs de Guevara, comme une mémorable revanche. 

Le Che a donc vaincu par Morales, 40 ans après, au moment où Castro voit le sol se dérober . Castro qui aux dires de Dariel Alarcon Ramirez a bien été à l’origine du guet-apens tendu à l’expédition du Che du quel a pu réchapper « Benigno « . Celui-ci explique que le discours d’Alger du Che qui fustige le rôle des impérialismes a signé son arrêt de mort , l’ogre soviétique n’ayant pas apprécié et n’entendant pas être gêné dans son propre expansionnisme. Il fut  alors ordonné à Castro de trahir l’ancien ami qui pouvait représenter un obstacle à la montée en puissance de l’URSS en Amérique latine. Il fut promis à Fidel des aides militaires qui lui garantirait de tenir un pouvoir sans partage.   Le complot s’organisa à La Havane même où Le Che et son esquade préparèrent l’expédition bolivienne et n’obtinrent pas les bons renseignements sur ce qui les attendait sur le sol Bolivien . Castro promis le soutien local du pari communiste , ce qui n’arriva jamais . On leur apprit un patois local dont ils se rendirent compte sur place qu’il n’était  pas le bon.

Guevara mort , « Benigno » est heureusement encore là pour savourer la révolution démocratique de Morales , fils spirituel du Che, digne détenteur du lègue, artisan de l’hommage posthume.

  

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