BUSH DESTOCKE

Posté par provola le 20 décembre 2008

Avant de partir pour toujours, espérons le, vers les oubliettes de l’histoire, G W Bush met de coté ses convictions et décide de sauver les carcasses moribondes des ultimes 4X4 ricains. Que n’a-t-on entendu durant les vingt dernières années, que l’ Etat ne sert plus à rien , que le marché est le seul régulateur de l’économie , ou alors: rompons les dernières chaînes des avantages sociaux, les dernières brides du tissu social maintenant prisonniers à l’écurie les chevaux de race du profit.

L’Etat est l’accusé idéal, responsable de tous les maux, la compétition généralisée doit organiser la création de valeur , aucun secteur de l’activité humaine ne doit échapper au privé, l’enseignement, la médecine, la protection sociale, la retraite , l’armée , tout doit être source de gains , l’enrichissement des actionnaires permettant aux salariés de se convaincre que les règles du jeu les concernent également. 

Les piliers du temple libéral s’écroulant un à un , Bush ne pouvait se permettre de voir le toit s’effondrer avant son départ, le symbole du rêve américain , la bagnole en  panne sèche allait emporter les derniers mirages du grand ouest dans un  désert d’illusions.

Alors le bon GWB dû se résoudre à avaler son chapeau texan et à lacher la mule chargée de ses sacs de convictions.

17 Milliards de Dollars pour sauver Général Motors et Chrysler du naufrage, la mère de toutes les opérations de récupération en pleine tempête . Bien sûr , on indique qu’on reste fidèle à la ligne de flottaison libérale , les bénéficiaires devront rembourser dans les trois mois après avoir recouvré une crédibilité financière (personne n’y croit mais le cow-boy aura disparu dans son ranch et Obama  ne viendra pas lui demander de rembourser), les salaires des deux compagnies devront s’aligner sur ceux de leurs concurrents japonais, le chômage technique ne donnera désormais plus droit à indemnités , en fait on oblige les employés à tailler dans leur acquis sociaux.

Le mot d’ordre est: d’accord, l’Etat se substitue au marché , mais le geste oblige à réinstituer de la confrontation humaine , à détruire de la protection là où ces avancées sociales avaient dégradé la compétitivité des usines américaines. On feint d’oublier que ce sont plutôt les types des modèles dévoreurs d’énergie qui ont précipité la chute des big three, et l’on sait bien que dans ces choix les classes dirigeantes et les actionnaires ont un scalp d’avance, une responsabilité totale , alors que les employés ne sont que des dindons qu’on plume.

Baisses de salaires , précarité, retrouver de la légèreté , tous les ingrédients de la guérison sont à trouver dans les ficelles libérales qui viennent justement de montrer leurs limites.

Il ne sera pas dit que Bush aura fait sa révérence par un salut de rite communiste.

Laisser un commentaire

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement