LME, LOI DES MAGOUILLES DE L’ECONOMIE

Posté par provola le 24 novembre 2008

Le 5 août, alors que tout le monde saturait les derniers hectomètres de l’autoroute du soleil, était publiée la loi sur la modernisation de l’économie qui comme son nom l’indique est un sacré bond, en arrière. Les membres du gouvernement n’ayant jamais foulé les allées d’une grande surface, décidèrent d’en allonger les perspectives et d’offrir  ainsi  de nouvelles pistes d’envol  aux  dreamliners des clients honnêtes. Le but était de faire baisser les prix car chacun sait bien, sauf peut-être au plus haut niveau de l’exécutif que les grandes surfaces  s’entendent toujours pour faire baisser les prix, c’est même leur raison d’être. Le calcul gouvernemental  était simple, de la pure caricature de mathématiques : «  multiplions les hypermarchés, nous diviserons les prix, nous risquons de pulvériser  les restes osseux du petit commerce mais des pans entiers de chômeurs invétérés trouveraient dans cette folle expansion des tapis roulants de vastes sources d’emplois. »

La loi permit  toute création de nouveaux magasins d’une surface inférieure à 1000m2, sans avoir à soumettre l’autorisation éventuelle à une commission d’équipement commercial. En clair, la grande distribution pouvait dorénavant  ouvrir sans limites des super, mini, medium, maxi, optimum, premium, discount, superettes, limited, bas coups, coups bas.  Pour le bonheur des familles qui allaient enfin savoir quoi faire le dimanche.

L’affaire semblait ficelée, elle s’avéra encore plus injuste, comme si l’objet du crime échappait totalement  à la main du tueur. Les distributeurs s’autorisèrent à agrandir également les magasins existants, faute de strictes limitations dessinées par la nouvelle loi. Sans que quiconque n’ait rien à opposer. En 3 mois ,1million de m2 supplémentaires de surfaces de vente virent le jour en couvrant des places de parking et en y exposant des matériaux ou des plantes.

Le Figaro, organe gauchiste s’il en est, parle d’erreur, Bercy veut rectifier le tir, les Français feront- ils l’affront de reprocher à leurs élus  d’assouvir leur soif d’achats frénétiques, d’accompagner leur addiction aux passages à la caisse ?         

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