ANTARCTIQUE: HASTA LA VISTA BABY

Posté par provola le 19 septembre 2018

  • Antarctique : l’un des plus grands icebergs jamais vus prend le large
Xavier Demeersman

Journaliste

Publié le 18/09/2018

A-68 s’est détaché voici plus d’un an de la grande barrière de glace Larsen C. C’est l’un des plus grands icebergs jamais vus. Il a rompu les amarres cet été.

 

Voici un an, au terme d’un long suspense où l’on voyait la grande plateforme glaciaire Larsen C, en Antarctique, se fendre au fil des mois sous le regard du couple de satellites Sentinel-1, un morceau de glace 50 fois plus vaste que Paris ou aussi grand qu’un département comme le Gard, gagnait sa liberté. A-68, l’un des plus grands icebergs jamais observés, venait de se détacher. Né au cœur de la nuit australe – cependant, la nuit et les nuages n’ont pas empêché Sentinel-1 de les espionner, via leurs radars très performants -, ce géant de près de 6.000 kilomètres carrés est en réalité un éclat de la plaque et ne représente au total que quelque 11 % de la plus grande des trois barrières de Larsen.

Montage des images de Sentinel-1 réalisé par Adrian Luckman (@adrian_luckman), de l’université de Swansea. © Adrian Luckman, ESA, Copernicus

L’iceberg géant A-68 part à la dérive

Puis l’été polaire succéda au long et rude hiver… et naturellement l’hiver revint. Une année est passée, et durant tout ce temps, A-68 n’a pas vraiment quitté son berceau, restant sagement à quelques encablures de la barrière de glace, retenu qu’il était à l’est, par la banquise, et au nord par des eaux peu profondes. Jusqu’à ce qu’enfin des vents puissants (effet de foehn) le poussent vers le large.

À présent, cela a l’air bien parti : l’iceberg géant a rompu les amarres. C’est une longue île blanche, flottante qui dérive désormais dans la mer de Weddell, au gré des courants. Où va-t-elle comme cela ? Va-t-elle se disloquer ? Son périple ne fait que commencer et il reste difficile encore de prédire sa destination. Vers des eaux plus chaudes, sans doute.

CE QU’IL FAUT RETENIR
  • Le 12 juillet, la fissure dans la barrière de glace Larsen C, en Antarctique, apparue il y a plusieurs années, a atteint l’océan. Sa progression fut très rapide ces sept derniers mois.
  • Un iceberg géant, 50 fois plus grand que Paris et contenant autant d’eau que le lac Ontario, vient de naître.
  • Les scientifiques vont le surveiller de près. S’il se disloque, il pourrait dériver dans l’océan. Autrement, il pourrait se maintenir dans la même zone. Le reste de Larsen C devrait se fragmenter.
Le nom de Larsen donné aux plateformes de glace de la péninsule Antarctique fait référence à l’explorateur norvégien Carl Anton Larsen qui, dans les années 1890, fit leur découverte.
Comme en témoigne cette image radar du satellite Sentinel-1, la fissure dans la plateforme de glace Larsen C est arrivée jusqu’au bout, détachant ainsi un iceberg géant, l’un des plus grands jamais observés. © Copernicus Sentinel data (2017), ESA, CC by-sa 3.0 IGO

Comme en témoigne cette image radar du satellite Sentinel-1, la fissure dans la plateforme de glace Larsen C est arrivée jusqu’au bout, détachant ainsi un iceberg géant, l’un des plus grands jamais observés. © Copernicus Sentinel data (2017), ESA, CC by-sa 3.0 IGO

Quel est l’avenir de cet iceberg géant ?

La superficie du nouvel iceberg est de 6.000 km2, ce qui, en comparaison, équivaut à 50 fois la taille de Paris, ou un département français comme le Gard ou la Savoie. Quant à son poids, les chercheurs l’estiment à plus d’un million de millions de tonnes. Il contiendrait autant d’eau que le lac Ontario, situé à la frontière américano-canadienne. Va-t-il fondre tout de suite et se déverser dans l’océan ? Son avenir est encore difficile à prédire, répondent les chercheurs. Il ne devrait pas partir à la dérive mais plutôt se maintenir dans la région durant plusieurs décennies. Sauf s’il se désintègre…, livrant alors une mosaïque de petits morceaux à la dérive vers les eaux plus chaudes. Ce sont des questions auxquelles les scientifiques cherchent des réponses, surtout dans notre monde qui se réchauffe.

Son influence restera toutefois imperceptible. Il ne représente que 10 % de Larsen C. Mais cette barrière qui cède morceau par morceau menace la stabilité des glaciers alentour. En tout cas, « il n’y aura certainement pas d’effondrement imminent, sans aucun effet direct sur le niveau de la mer, car l’iceberg est déjà à flot et déplace son propre poids dans l’eau de mer » explique le professeur Luckman. Du moins pas tout de suite. À terme, « compte tenu uniquement des bassins versants de glaciers qui s’écoulent dans Larsen C, le total, même après des décennies, sera probablement inférieur à un centimètre ».

Une partie des scientifiques, dont Luckman, pensent qu’à moyen terme, le reste de Larsen C, la quatrième plus grande plateforme de glace de l’Antarctique, aura le même sort que celui qu’ont connu Larsen A et B (en 1995 et en 2002), lesquels s’étaient désintégrés assez soudainement. Les satellites sont aux aguets.

Progression de la faille dans Larsen C depuis un an. Animation créée à partir des images radar de Copernic Sentinel. © Copernicus Sentinel data (2016–17), Swansea University

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L’HISTOIRE DU RENDEZ-VOUS MANQUÉ AVEC LE RÉCHAUFFEMENT GLOBAL

Posté par provola le 31 août 2018

L'HISTOIRE DU RENDEZ-VOUS MANQUÉ AVEC LE RÉCHAUFFEMENT GLOBAL dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Un iceberg à la dérive de 100 mètres de haut frôle le village d’Innarsuit, une petite île au nord-ouest du Groenland. Juillet 2018.
© Lucia Ali Nielsen via Reuters
 


Publié vendredi 24 août 2018 à 20:00, modifié samedi 25 août 2018 à 08:43.

ENVIRONNEMENT

Comment nous avons perdu le combat contre le changement climatique

Le «New York Times» vient de publier une très longue enquête pour rendre compte des atermoiements côté américain qui ont empêché l’émergence de mesures fortes pour réduire les émissions de carbone quand il en était encore temps, entre 1979 et 1989. Un récit captivant salué dans la communauté scientifique, une page de notre histoire universelle dont voici les grandes lignes

  • Plus de 100 interviews réalisées, 175 000 caractères soit l’équivalent de 20 pleines pages du Temps: la dernière enquête du New York Times Magazine est à la mesure de son enjeu, immense. Avec le soutien de la Fondation Pulitzer, le grand quotidien américain a tout simplement voulu retracer comment la planète avait raté son rendez-vous avec le climat, comment, malgré les efforts de plusieurs lanceurs d’alerte, et pas mal de bonne volonté, y compris des industries pétrolières et des républicains à une époque, rien n’a été fait aux Etats-Unis, plus gros émetteur de dioxyde de carbone du monde, pour stopper le changement climatique quand c’était encore possible.

Tout s’est joué de 1979 à 1989, «une décennie au cours de laquelle nous avions de bonnes chances de résoudre la crise climatique» écrit le journal. On savait déjà presque tout sur le réchauffement climatique en 1979, quand à Genève, en février, lors de la première Conférence mondiale sur le climat, les scientifiques de 50 pays unanimes estimèrent qu’il était «urgent d’agir». Pendant 10 ans se sont succédé séances et conférences de tout niveau, jusqu’à cet autre sommet aux Pays-Bas en novembre 1989 au cours duquel aurait dû être approuvé un traité imposant des objectifs. Mais cela n’a pas été le cas. C’est aux raisons de cet échec que s’attache le journal – dans une enquête historique qui a occupé le journaliste Nathaniel Rich à temps plein pendant dix-huit mois.

I – 1979-1982

Printemps 1979: un militant inquiet

Quelques héros émergent de la petite galaxie d’experts qui ont travaillé sur le climat aux Etats-Unis à cette époque. Le premier est un activiste de l’organisation Les amis de la Terre, Rafe Pomerance, que ses études d’histoire à Cornell ne destinaient en rien à devenir le héraut de la lutte contre les émissions de carbone. C’est en lisant dans un rapport technique parmi d’autres que «la poursuite de l’usage des énergies fossiles pourrait apporter un changement significatif et porteur de dégâts d’ici à 20 à 30 ans» qu’il tique. Choqué, ne trouvant pas d’information – on est bien avant internet –, il contacte un géophysicien cité dans un journal qu’il a trouvé: Gordon MacDonald, membre des Jasons, cette mystérieuse coterie de scientifiques de très haut vol qui conseillent la CIA, la NASA et les présidents américains. MacDonald a conseillé Eisenhower sur l’exploration spatiale, avant de s’intéresser au carbone pour Kennedy puis pour Nixon. La question le taraude depuis le début des années 1960, et il est ravi qu’enfin quelqu’un saisisse son importance. Le tandem va multiplier les rencontres, les conférences et les interviews, bien déterminé à éveiller les consciences, le lobbyste de 32 ans qui sait organiser un événement et l’influent physicien touche-à-tout, maître du sujet. Ce sont eux qui obtiennent du Bureau présidentiel de la politique scientifique qu’un comité scientifique indépendant décide en toute autonomie si leur alarme est justifiée, sous la responsabilité du père de la météorologie moderne, Jule Charney.

Automne 1979: une mobilisation cahin-caha

Le troisième héros est un mathématicien de la NASA, futur directeur du principal laboratoire de l’agence spatiale, le prestigieux Goddard Institute. Jim Hansen modélise les «mondes miroirs» qui permettent d’élaborer des projections des effets possibles des émissions de carbone sur la Terre, des «modèles de circulation générale» qu’il est possible d’accélérer, contrairement au monde réel. Le rapport Charney, qui servira de référence pendant toute cette période, les utilise pour conclure que, après prise en compte de tout le savoir disponible sur les océans, l’air et les énergies fossiles, le doublement des seuils de carbone dans l’atmosphère, qui va forcément se produire, entraînera une hausse de la température globale de trois degrés – un degré de moins que ce que prédit Hansen, un degré de plus que ce que prédit Akio Arakawa, un autre modéliste du climat. Jimmy Carter demande dans la foulée à l’Académie des sciences de plancher sur des mesures.

Ce qui ressort de l’époque est la difficulté de mobiliser autour d’un phénomène qui ne pourra être ressenti que lorsqu’il sera déjà trop tard. Le récit d’un atelier avec des politiciens et des scientifiques, en compagnie de Rafe Pomerance et Gordon MacDonald, en 1980, dans un magnifique hôtel sur une plage de Floride, est à ce titre édifiant. L’atelier devait accoucher de mesures concrètes à proposer. Un participant rappelle que même si les Etats-Unis stoppaient toute émission de carbone cette année-là, ça ne retarderait le doublement du seuil que de cinq ans. Un autre se demande si le réchauffement doit vraiment les inquiéter – «Do we care?» «Il faut cesser toute extraction de charbon et de pétrole» pour un troisième. «Il faut un retrait ordonné des énergies fossiles vers les renouvelables», corrige immédiatement le représentant d’Exxon – oui, Exxon, car un des mérites de l’enquête du New York Times est de mettre en évidence que les industries pétrolières étaient ouvertes aux questions de climat à l’époque et leur consacraient des programmes de recherche – même si la question qui les intéressait était légèrement différente: de quelle part de réchauffement Exxon pourrait-il être accusé…

Les discussions qui entourent la rédaction du communiqué final sont surréalistes: le changement climatique «va probablement avoir lieu», dit l’un; «va presque sûrement avoir lieu», corrige un autre – «est encore mal déterminé», préfère un troisième… Il n’y aura pas de communiqué final. Quatre jours plus tard, Ronald Reagan est élu. «Et très vite Rafe Pomerance, qui pensait être au début de quelque chose, s’est aperçu que c’était déjà la fin», écrit le quotidien.

1980-1981: malgré la blitzkrieg de Ronald Reagan, la mobilisation grandit

«Son élection nous rend fous de joie», aurait dit le président de l’Association nationale du charbon. Quand le Conseil pour l’environnement, une institution gouvernementale, transmet à Reagan un rapport avertissant «que les énergies fossiles pouvaient altérer de façon permanente et désastreuse l’atmosphère de la Terre, avec un réchauffement de la Terre et des effets très graves», le président envisage… de supprimer le conseil. Son administration demande au directeur de l’Agence de recherche sur l’énergie solaire de démissionner. Une «blitzkrieg», écrit le New York Times. Cette violence inquiète au sein même du Parti républicain. Rafe Pomerance, toujours lui, comprend qu’il faut un événement fort pour frapper l’opinion. Il prend contact avec un sénateur qui a déjà organisé une audition consacrée à l’effet de serre, un démocrate dont on entendra beaucoup reparler: Albert Gore Jr, dit Al Gore, 33 ans à l’époque, ancien élève à Harvard de Revelle, le scientifique qui a travaillé sur la bombe atomique, et collègue de MacDonald.

A la tête d’un obscur sous-comité au sein de la Commission pour la science et la technologie, Al Gore sait que les problèmes d’environnement ont le potentiel de devenir populaires – on y trouve des méchants, des victimes et des héros. Excès de sel dans l’alimentation, chercheurs faussant leurs résultats, ces sujets font frémir. Sauf qu’il n’y a pas vraiment de méchants dans l’affaire climatique. Alors que sa première audition n’a pas eu d’écho, Al Gore en organise une nouvelle, avec Jim Hansen dans le rôle du scientifique lanceur d’alerte. «Est-ce que je vais voir ce changement climatique, lui demande le démocrate, ou est-ce que cela sera mes enfants? Réponse du mathématicien: «Probablement vos enfants. Pour vous, je ne sais pas, mais vous avez l’air plutôt jeune. Il est plus tard que vous ne le pensez.»

Cette fois c’est le jackpot. Dan Rather consacre 3 minutes de son CBS Evening News à l’effet de serre. Pas de quoi pousser l’administration Reagan à recommencer à financer les travaux de Jim Hansen, brutalement stoppés. Mais une ouverture semble se dessiner avec Exxon, dont le directeur du département de recherche, un ancien conseiller scientifique de Robert Nixon, se prononce résolument lors d’un symposium public en faveur d’un nouveau modèle d’énergie, reconnaissant que le système capitaliste était «moins que satisfaisant» pour gérer l’effet de serre, et affirmant qu’Exxon allait «inventer» un nouvel avenir d’énergies renouvelables. Pour Hansen, jamais l’administration Reagan ne pourrait s’élever contre Exxon. Le combat devenait politique.

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Vu du ciel, un fermier des Nouvelles Galles du sud, en Australie, dans son champ complètement desséché.David Gray / Reuters

II – 1983-1989

1983-1984: l’exceptionnalisme américain contre le changement climatique

Mais tout se fige à l’automne 1983, écrit le New York Times.L’Académie nationale des sciences chargée en 1979 par Jimmy Carter de proposer des solutions s’est mise au travail, ce qui permet au gouvernement Reagan de temporiser à chaque question sur le sujet: il faut attendre la réponse des savants.

Celle-ci est présentée en octobre 1983 lors d’un grand gala, en présence de scientifiques mais aussi des responsables d’Exxon ou de General Motors – mais sans Rafe Pomerance, non invité. Celui-ci réussit à s’introduire dans un briefing pour la presse et récupère un exemplaire du gros rapport de 500 pages Changer le climat– pour découvrir qu’il n’apporte absolument rien de nouveau. Le rapporteur William Nierenberg écrit certes dans les conclusions qu’il faut agir immédiatement, mais ce n’est pas ce qu’il dit ensuite dans les médias, raconte le New York Times. C’est même l’opposé: il n’y a pas de besoin urgent d’agir, «il ne faut pas entretenir les spéculations les plus négatives dans la population. De la prudence, mais pas de panique.» Nierenberg est un optimiste croyant à l’exceptionnalisme américain, un de ces savants d’élite qui ont aidé à gagner une guerre mondiale, inventer la bombe atomique, créer l’industrie aérospatiale et l’informatique. Pour lui, l’Amérique a toujours résolu les problèmes existentiels qu’elle a rencontrés, et ce n’est pas un excès de dioxyde de carbone qui changera ça.

Les dégâts de ce rapport sont immenses. «Le message d’un panel de super-scientifiques au peuple inquiet du célèbre réchauffement climatique: vous pouvez faire avec», titre le Wall Street Journal, comme toute la presse. «Seule action recommandée: continuer la recherche», claironne le conseiller scientifique de Reagan, qui critique en même temps «l’alarmisme non indispensable» de l’Agence pour la protection de l’environnement.

1985: le trou d’ozone contre le réchauffement

Peu après, Exxon revoit sa position et annonce que «le consensus général est que la société a suffisamment de temps pour trouver une solution technologique adaptée à l’effet de serre». Si même l’académie pense que plus de régulations ne s’imposent pas, pourquoi Exxon devrait-il s’en faire?! Quelques mois après Changer le climat, Pomerance démissionne des Amis de la Terre.

La découverte du «trou dans la couche d’ozone» au-dessus de l’Antarctique, via un article dans Nature, va un peu changer la donne. L’image fait tout de suite tilt, associée à une hausse des cancers de la peau, une baisse des récoltes agricoles et du plancton. Jafe Pomerance reprend du service, organise quelques événements et, deux mois plus tard seulement, l’administration Reagan propose une diminution des gaz CFC de 95% et le Sénat ratifie la Convention de Vienne – alors que plus de 500 sociétés travaillant avec les CFC étaient montées au créneau. Tout le monde est convaincu que la lutte contre le réchauffement climatique est relancée et obtiendra le même succès que la couche d’ozone.

1987-1988: la censure de la science, et le brûlant été 1988

C’est donc très optimiste que Jim Hansen participe à une conférence parlementaire technique, Se préparer au changement climatique, dans un Quality Inn à deux pas du Capitole. Sont conviés des vétérans de la lutte contre le réchauffement comme Gordon MacDouglas, mais aussi des représentants de l’Union européenne, de l’Union soviétique et, bien visibles, de l’industrie pétrolière. Et c’est ainsi que ce 28 octobre 1988 on voit des pétroliers plaisanter avec des climatologues, et des législateurs trinquer avec des scientifiques.

D’où l’intense surprise du mathématicien lorsque la Maison-Blanche exige un vendredi soir des changements dans un témoignage prévu au Congrès le lundi – la règle veut que les officiels se fassent relire. Comment censurer un fait scientifique? Ne voyant pas d’autre possibilité, Hansen décide de témoigner non comme officiel mais comme simple citoyen – il devient pour l’occasion «scientifique du climat, New York», alors qu’il est le directeur d’un des programmes de la NASA… Dans ses discours, la Maison-Blanche continue de se montrer en faveur d’un accord et, en mars 1988, Ronald Reagan signe un accord avec Mikhaïl Gorbatchev qui les engage à coopérer sur le réchauffement climatique.

L’été 1988 accélère la prise de conscience, cet été le plus sec et le plus chaud de l’histoire américaine. Incendies géants en Alaska, à Yellowstone… Pour la première fois de son histoire, Harvard doit fermer, en raison de la chaleur. Un immeuble de Los Angeles prend feu spontanément. Hansen a maintenant les signes qui lui manquaient. Le 22 juin 1988 il est de nouveau appelé à témoigner au Sénat, par 37°. «Le réchauffement peut être détecté avec 99% de certitude. Il change notre climat. Il est temps d’arrêter de tergiverser, l’effet de serre est là.» Toute la presse entend enfin le message et le New York Times titre le lendemain: «Les experts annoncent au Sénat que le réchauffement climatique a commencé».

Eté 1988: la conférence de Toronto, le «Woodstock du climat»

Un vent d’optimisme suit «l’audition Hansen», qui créée une onde de choc. D’autant que 4 jours plus tard a lieu la Conférence mondiale de Toronto sur le changement atmosphérique, ce que le New York Times appelle à l’époque le «Woodstock du changement climatique». A Toronto, 400 participants, scientifiques et politiques, s’engagent dans la déclaration finale pour une diminution de 20% des émissions à l’horizon 2005. Et la campagne électorale s’empare du sujet. Dukakis le démocrate propose des déductions fiscales anti-charbon et pétrole, tandis que Bush se dit environnementaliste: «Ceux qui pensent que nous sommes sans armes face à l’effet de serre oublient l’effet Maison-Blanche.» Chez les industriels du charbon et du gaz, c’est la résignation: fin 1988, 32 textes sur le climat ont été introduits au Congrès.

Dans le même temps, ça discute ferme en Allemagne, en Norvège, et même dans la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, l’ancienne chimiste qui déclare que «la santé de notre économie et celle de notre environnement dépendent complètement l’une de l’autre».

C’est à cette époque que l’ONU et l’Organisation météorologique mondiale lancent conjointement le GIEC – le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, pour préparer un futur traité global. «Le temps ne fera pas disparaître le problème», leur dit James Baker, tout nouveau secrétaire d’Etat. Pas besoin de nouvelles mesures, il faut agir de suite, demande un groupe bipartisan de 24 sénateurs.

1989: la Maison-Blanche se rebiffe

Peu après ses propos audacieux au GIEC, James Baker reçoit la visite du chef du personnel de la Maison-Blanche, John Sununu. «Laissez tomber, lui dit-il, vous ne savez pas de quoi vous parlez.» Gouverneur du New Hampshire, Sununu incarne le conservatisme yankee, écrit le New York Times, c’est un ingénieur du MIT pragmatique, favorable au business, technocrate, et doté d’un redoutable flair politique. Sununu se frotte aussi avec le chef de l’Agence de protection de l’environnement, pour qui les Etats-Unis doivent muscler leur discours à la prochaine réunion du GIEC à Genève le mois suivant. Mais Sununu n’est pas d’accord. «Ce serait fou de se lier les mains», dit-il. Il exige que les délégués américains ne prennent aucun engagement à Genève – l’échange fuite ensuite dans la presse, ce qui le rend furieux.

Le mathématicien de la NASA Hansen une nouvelle fois convoqué au Sénat est affolé par les passages supprimés ou ajoutés par la Maison-Blanche dans son projet d’intervention. Il veut tout abandonner, mais Al Gore le persuade: Hansen lira son texte expurgé – et répondra aux questions de Gore que son intervention a été censurée et transformée. «Selon un scientifique, la Maison-Blanche a déformé son témoignage», titre le New York Times. «C’est une forme de fraude scientifique», tonne Gore, qui tient enfin son méchant, le censeur anonyme de la Maison-Blanche. Censeur qui bien sûr fait plus pour populariser le témoignage de Hansen que tout ce qu’il aurait pu dire d’affolant sur le réchauffement…

Novembre 1989: l’enterrement définitif à Noordwijk

A la Maison-Blanche, les relations s’enveniment entre le chef de l’Agence de l’environnement et John Sununu, chacun tentant d’empêcher l’autre d’avancer. Jusqu’à la conférence ministérielle de Noordwijk, aux Pays-Bas, en novembre 1989. L’atmosphère générale est qu’au minimum, les délégations s’entendront sur un gel des émissions de gaz à effet de serre, maintenues en 2000 au seuil de 1990. Rafe Pomerance bien sûr a fait le voyage. Il ne fait pas partie des 400 délégués invités, mais s’est débrouillé pour être là avec trois autres militants du climat. Leur objectif est de convaincre les délégués d’adopter l’objectif de Toronto, -20% d’ici à 2005. Ils ont l’oreille des Néerlandais, inquiets d’une hausse du niveau de la mer qui mettrait en péril une bonne partie de leur pays. La rumeur veut que les Américains essaient de persuader les Japonais et les Soviétiques de ne pas signer de texte contraignant. Pour faire bouger les lignes, Pomerance et ses compères organisent une rencontre de la presse avec un responsable de l’atoll pacifique de Kiribati. «Aucun endroit n’est plus élevé que ma tête, explique l’homme, qui mesure dans les 1,60 m. Donc si l’eau monte d’un pied, elle m’arrive au mollet. De deux pieds – à la cuisse. De trois pieds – à la taille. Et de quatre pieds… Suis-je clair»? Pomerance et ses amis sont en extase devant l’effet produit par le petit homme.

Mais Pomerance ne parvient pas à assister à la séance qui compte le plus, celle des ministres de l’Environnement, qui auront le dernier mot. Et voilà que la négociation dure, dure. Commencée le matin, elle s’achève après minuit. Sur un échec total. «Votre gouvernement a tout fait foirer», gémit entre deux portes le ministre suédois. Les Etats-Unis avec l’approbation de la Grande-Bretagne, du Japon et des Soviétiques ont forcé la conférence à abandonner l’objectif d’un gel des émissions. La déclaration finalenote simplement que «plusieurs» nations soutiennent la stabilisation des émissions. Sans préciser quels pays ni le niveau d’émissions.

«Un désastre», pour Greenpeace. «Washington n’est pas un partenaire mais un voyou», selon le directeur de l’Agence pour l’environnement, furibard. Plus diplomate, Pomerance souligne que George Bush n’a pas rempli sa promesse électorale de prendre en main le réchauffement climatique, mais il note aussi que l’accord est un premier pas; après tout, c’est la première fois que les Etats-Unis admettent le concept de limite des émissions.


Bientôt un film

Tout n’est pas inédit dans l’enquête du New York Magazine. Jim Hansen, par exemple, avait déjà raconté comment la Maison-Blanche avait tenté d’expurger ses témoignages. L’ex-ingénieur de la NASA est aujourd’hui une des figures emblématiques de la lutte contre le changement climatique aux Etats-Unis, il s’est même fait arrêter dans plusieurs manifestations dénonçant l’inertie des pouvoirs politiques. Le soin de la présidence de Ronald Reagan à effacer toutes les avancées de la présidence de Jimmy Carter en matière d’environnement était connu aussi, ainsi que l’incurie de George Bush. Tout n’est pas inédit, mais le récit implacablement chronologique de Nathanael Rich, la méticulosité de son enquête et la richesse de ses points de vue donnent le vertige. Pendant ces dix années, on a frôlé la mise en branle du monde.

«Tout le monde sait depuis 40 ans», déplore le journal, qui épingle au passage les industriels de l’énergie depuis l’échec de 1989. «Même si dans les années 1970 et 1980 ce n’étaient pas des bons samaritains, ils ne lançaient pas des campagnes à plusieurs millions pour faire de la désinformation, corrompre les scientifiques et laver le cerveau des écoliers comme leurs successeurs allaient le faire.»

Apple vient d’annoncer qu’il produirait sous forme de série l’enquête du New York Times. Avec ses scientifiques se frottant au politique pour se faire entendre, ses Géo Trouvetout de l’environnement et ses industriels méchants fossoyeurs du monde, le texte répond à tous les codes des best-sellers – comme le film animé par Al Gore, Une vérité qui dérange, qui a participé de son Prix Nobel de la paix en 2007, avec les scientifiques du GIEC. The show must go on.

 

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ON VA ALLER SE BAIGNER AU NORD DU GROENLAND

Posté par provola le 28 août 2018

La plus ancienne et la plus épaisse mer de glace s’est fissurée en Arctique pour la première fois

La mer de glace la plus ancienne et la plus épaisse du monde vient de se fissurer au nord du Groenland, en Arctique. C’est la première fois qu’un tel phénomène se produit dans cette zone qu’on pensait protégée. Les fortes chaleurs et les vents puissants enregistrés cette année sont les responsables.

Banquise

Pour la première fois, la banquise s’est fissurée au nord du Groenland.

CC0 CREATIVE COMMONS

BRISEE. Là où la glace s’étend normalement sur des millions de kilomètres carrés, même en été, la mer liquide s’est infiltrée dans une immense brèche au début du mois d’août 2018. C’est ce que rapporte un article duGuardianC’est la première année où la banquise se fend dans cette région du globe.

« La dernière zone de glace »

Le Groenland est en grande partie recouvert de glace. Cette calotte polaire ne doit pas être confondue avec la banquise qui désigne la couche de glace recouvrant l’océan. Les terres au nord du Groenland sont habituellement prolongées par la banquise. Dans cette zone, la glace est généralement très compacte en raison de la dérive transpolaire. Ce courant océanique s’écoule d’est en ouest dans l’océan Arctique et pousse la glace de la Sibérie à travers l’Arctique jusqu’à la côte. Les gros blocs de glace sont alors coincés dans cette région et s’y entassent, créant une immense étendue glacée très épaisse (de quatre à vingt mètres d’épaisseur). Cette mer gelée était surnommée « la dernière zone de glace » car les scientifiques prédisaient que ce serait la dernière barrière nordique contre les effets de la fonte d’une planète plus chaude. Ils se trompaient.

ON VA ALLER SE BAIGNER AU NORD DU GROENLAND dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

info-ayl dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

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Thomas Lavergne@lavergnetho

So the open water / low concentration patch North for Greenland is still there (and slowly moving westward). Nice and scary. From http://seaice.dk 

Leif Toudal@elmltp
En réponse à @lavergnetho et 2 autres

A small animation from @DTUSpace
showing our combined #Sentinel1 and #AMSR2 images and our @CMEMS_EU #Sentinel1 1-day ice drift vectors. All from http://www.seaice.dk

Sur cette animation vidéo, on voit la mer en bleu qui s’immisce entre la banquise et la côte nord du Groenland. © seaice.dk 

La chaleur et le vent ont ouvert la glace

Les fortes chaleurs de cette année et les vents chauds auront eu raison de la banquise. Le réchauffement climatique est directement responsable de ce phénomène. En effet, les températures dans l’Arctique augmentent deux fois plus vite qu’aux tropiques. Les années 2015, 2016 et 2017 sont les plus chaudes jamais enregistrées à la surface du globe d’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Et le premier semestre 2018 poursuit cette tendance. Début août 2018, la station météorologique de Kap Morris Jesup, au nord du Groenland, avait enregistré un record de température de 17 °C. Avant cet été, la banquise s’était déjà fissurée en février, alors que le mercure avait grimpé anormalement haut durant une dizaine de jours. Les vents puissants et chauds ont également contribué au détachement des blocs de glace de la côte et les ont poussés vers le large. Depuis plusieurs années, la glace se fragmente au pôle nord. Et plus les blocs de glace sont petits et épars, plus ils sont mobiles.

« Je ne peux pas dire combien de temps cette brèche restera ouverte mais même si elle se ferme dans quelques jours, le mal sera fait : la vieille glace de mer épaisse aura été repoussée de la côte vers une zone où elle va fondre plus facilement » a déclaré au Guardian Thomas Lavergne, chercheur à l’Institut météorologique de Norvège. Or la fonte de la banquise entraîne des effets néfastes sur le climat comme la modification des courants océaniques et atmosphériques. De plus, si la glace fond, beaucoup de ressources en hydrocarbures deviendraient potentiellement accessibles, ce qui pourrait transformer ces terres encore vierges en zones industrielles. Des perspectives qui font froid dans le dos.

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BORDEL IL FAUT LE DIRE COMMENT ?

Posté par provola le 28 juillet 2018

 

 

 

 

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JEAN JOUZEL PRÉSIDENT SINON VOS ENFANTS CRÈVERONT AVANT L’HEURE

Posté par provola le 28 juillet 2018

L’invité du Soir 3 : Jean Jouzel alarme sur le réchauffement climatique

Des records de chaleur battus en France, mais également à l’étranger. C’est toute la planète qui subit le changement climatique. Pour en parler, le climatologue Jean Jouzel est l’invité du Soir 3.

Dans son livre « Pour éviter le chaos climatique et financier », Jean Jouzel fait un constat : vague de chaleur sans précédent dans les pays baltes et ce n’est que le début. « Les observations prises individuellement ne permettent pas d’attribuer cette situation à l’activité humaine. Mais elles s’inscrivent dans un contexte de réchauffement climatique qui lui, à l’échelle planétaire, est vraiment lié à l’activité humaine. C’est donc là notre responsabilité et il faut agir« , précise le climatologue.

Trois ans pour agir

Il y a les incendies, la sécheresse et puis ces informations inquiétantes comme un iceberg qui menace un village au Groenland. « Ce sont des régions où le réchauffement climatique est deux fois plus rapide qu’à l’échelle globale« , explique encore Jean Jouzel. Dans son livre, il indique que l’on a trois ans pour inverser la courbe en agissant en Europe, en France et dans le monde entier. Les prévisions pour la France sont inquiétantes. « Le pays pourrait connaître des températures records qui pourraient atteindre les 50 ou 55 degrés dans l’est de la France dans la deuxième partie de ce siècle« , alarme le climatologue.

Le JT

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On va arrêter nos conneries quand ça sera trop tard.

Posté par provola le 25 juillet 2018

Un incendie dévastateur ravage la Suède… Et ce ne sont que les prémices du réchauffement climatique

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Dix ans qu’on vous le dit sur ce site, y a 48 000 avions en commande dans les vingt ans…On crèvera plus vite.

Posté par provola le 24 juillet 2018

Le climatologue Jean Jouzel alerte sur les vagues de chaleurs en France !

 

Dans une interview donnée à Europe 1 le 22 juillet 2018, le climatologue et vice-président du GIEC, Jean Jouzel, revenait sur les conséquences du changement climatique en France pour les années à venir. 

Parmi les impacts négatifs du réchauffement planétaire, on compte notamment la montée des eaux, des catastrophes naturelles à répétition, et l’intensification des vagues de chaleur. « Il faut craindre des canicules de plus en plus importantes et des températures de l’ordre de 55 degrés sur toute la France d’ici la fin du siècle ! » s’inquiète t-il.

Alors que la France s’apprête à vivre cette semaine des températures avoisinant les 37 degrés dans le sud, Jean Jouzel rappelle que celles-ci pourraient atteindre des « records de l’ordre de 50 degrés, voire 55 degrés sur l’Est de la France » dans la deuxième partie du siècle.

 

 

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LES MACRONIENS VONT POUVOIR ALLER SE BAIGNER EN ANTARCTIQUE

Posté par provola le 14 juin 2018

Les glaciers de l’Antarctique fondent trois fois plus vite depuis cinq ans et font monter le niveau des océans

Cette fonte accélérée représente une menace pour des centaines de millons de personnes vivant dans des zones côtières dans le monde, selon 84 chercheurs qui ont publié un article sur le sujet dans la revue « Nature ».

Un iceberg près des côtes de l\'Antarctique, le 15 février 2018.
Un iceberg près des côtes de l’Antarctique, le 15 février 2018. (ALEXANDRE MENEGHINI / X03465)

Avant 2012, le continent blanc situé au pôle Sud perdait environ 76 milliards de tonnes de glace annuellement, ont calculé les chercheurs. Depuis cette date, ce chiffre a bondi à 219 milliards de tonnes par an.

Au total, l’Antarctique a perdu 3 000 milliards de tonnes de glace depuis 1992, assez pour faire monter le niveau global des océans de presque 8 millimètres.

Cette hausse représente une menace pour des centaines de millions des personnes vivant dans des zones basses côtières, soulignent les scientifiques. « Nous avons maintenant une image sans équivoque de ce qui se passe en Antarctique », souligne Eric Rignot, principal coauteur de l’étude et chercheur au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.

L’Antarctique représente 90% des glaces terrestres

Jusqu’à présent, les scientifiques peinaient à déterminer si l’Antarctique avait gagné en masse grâce aux chutes de neige ou en avait perdu à cause de la fonte des glaciers ou la séparation d’icebergs (des morceaux de glaciers qui partent à la dérive dans l’océan). Mais plus de deux décennies d’observations satellites ont permis d’avoir une vue plus complète.

Recouverte à plus de 98% par des glaciers permanents – l’inlandsis -, l’Antarctique représente à elle seule 90% des glaces terrestres. Ce continent recèle la plus grande réserve d’eau douce de la planète. Si toute cette masse de glace fondait, cela ferait grimper le niveau des océans de presque 60 mètres.

Si la tendance se poursuit, l’Antarctique pourrait devenir la principale cause de la hausse du niveau des océans, devant la dilatation thermique – l’eau prend plus de place quand elle se réchauffe -, et la fonte des glaciers à travers le monde, notamment ceux du Groenland.

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IL ÉTAIT UNE FOIS LA BARRIÈRE DE CORAIL

Posté par provola le 19 avril 2018

Les coraux menacés d’extinction autour de 2050

EN UN GRAPHIQUE – Les coraux, habitats essentiels à la biodiversité marine, connaissent un déclin catastrophique dû au réchauffement climatique.

LE MONDE | 19.04.2018 à 17h30 • Mis à jour le 19.04.2018 à 18h05 | Par Gary Dagorn

Les coraux blanchis et mourants de la Grande Barrière, au large de l’Australie, le 23 avril 2009.

Une étude publiée, mercredi 18 avril, dans la revue Nature montre qu’environ 30 % de la Grande Barrière de corail, au large de l’Australie, aurait disparu pendant la vague de chaleur de l’été 2016. Une dégradation très inquiétante dont l’ampleur est inédite au sein de cette structure géante qui abrite une biodiversité très importante. Au niveau mondial, les coraux ne couvrent « que » 284 000 km² de surface (selon les Nations unies) mais abritent au moins 25 % des espèces marines connues.

Lire l’article :   Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne

L’étendue des dégâts n’est hélas pas une surprise. En mai 2017, deux conseillers scientifiques ont déclaré « inatteignable » l’objectif du gouvernement australien de sauver la Grande Barrière, après que des estimations similaires des destructions en 2016 ont été publiées.

Dans un rapport daté de 2011, le World Resource Institute (WRI) estimait que plus de 60 % des récifs coraliens sont directement menacés par les activités humaines (surpêche, pollution, bétonnage des côtes) et qu’environ trois quarts de ceux-ci sont menacés à la fois par l’activité de l’humanité et le réchauffement des eaux. Le déclin global des coraux est une manifestation parmi les plus spectaculaires et inquiétantes du changement climatique. Ce dernier, en réchauffant les eaux et en les acidifiant légèrement, fragilise les coraux, qui sont extrêmement sensibles aux changements de paramètres de leur environnement.

Depuis la première édition du rapport du WRI sur la question, en 1998, un corail sur trois connaît un risque accru de disparaître. On estime que d’ici à 2050, les coraux de la planète dans leur quasi-intégralité seront menacés de disparition.

En 2050, quasiment tous les coraux de la planète seront menacés de disparaître

Part des coraux groupés par sévérité de menace

En 2050, quasiment tous les coraux de la planète seront menacés de disparaître

Part des coraux groupés par sévérité de menace

2030
● Critique: 8,4 %
● Très haut: 17,1 %
● Haut: 32,1 %
● Moyen: 34,0 %
● Bas: 8,4 %

 

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RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE: ON N’A RIEN COMPRIS

Posté par provola le 7 avril 2018

Emissions mondiales de CO² à un plus haut historique en 2017, rapporte l’AIE

EMISSIONS MONDIALES DE CO² À UN PLUS HAUT HISTORIQUE EN 2017, RAPPORTE L'AIE
Les émissions mondiales de CO², découlant de l’utilisation de combustibles fossiles, ont augmenté de 1,4% en 2017, pour atteindre 32,5 gigatonnes, soit un plus haut historique, au vu d’une estimation encore provisoire, fait savoir l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport rendu public jeudi. /

 

LONDRES (Reuters) – Les émissions mondiales de CO², découlant de l’utilisation de combustibles fossiles, ont augmenté de 1,4% en 2017, pour atteindre 32,5 gigatonnes, soit un plus haut historique, au vu d’une estimation encore provisoire, fait savoir l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport rendu public jeudi.

Les émissions de CO² n’ont pas augmenté partout; si la plupart des grandes économies ont enregistré une hausse en 2017, d’autres (Etats-Unis, Royaume-Uni, Mexique, Japon) ont connu des baisses.

La plus forte baisse est venue des Etats-Unis, ce en raison d’un développement accéléré des énergies renouvelables.

La demande mondiale en énergie a progressé de 2,1% l’an passé, à 14,05 milliards de tonnes d’équivalent pétrole, soit plus du double du taux de progression enregistré en 2016 (0,9%), du fait d’une croissance économique globale soutenue, a précisé l’AIE. En moyenne, de 2011 à 2015 compris, la demande mondiale d’énergie avait crû de 0,9% l’an.

Plus de 70% de la croissance de la demande mondiale en énergie a été satisfaite par le pétrole, le gaz naturel et le pétrole, tandis que la quasi-totalité du reste revenait aux énergies renouvelables, note l’AIE dans son rapport.

 

LES RENOUVELABLES EN NETTE PROGRESSION

« La hausse importante des émissions mondiales de dioxyde de carbone, liée aux sources d’énergie, en 2017, nous montre que les efforts actuels pour lutter contre les changements climatiques sont loin de suffire, a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE.

« Par exemple, on assiste à un ralentissement spectaculaire du taux d’amélioration de l’efficacité énergétique au plan mondial, les politiques mettant moins l’accent là-dessus », a-t-il ajouté.

La demande mondiale de pétrole a augmenté de 1,6% l’an dernier, soit de 1,5 million de barils par jour (bpj), plus du double du taux annuel moyen d’augmentation au cours des dix dernières années.

La consommation de gaz naturel a progressé pour sa part de 3% l’an dernier, la Chine comptant à elle seule pour près d’un tiers de cette hausse. C’est, parmi les combustibles fossiles, le gaz naturel qui a connu la plus forte hausse l’an dernier.

 

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2017 LE THERMOMÈTRE CONTINUE DE GRIMPER

Posté par provola le 18 janvier 2018

Les trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées

Carte des températures moyennes globales en 2017.

En 2017, les températures globales à la surface du globe se sont classées au 2e rang des plus chaudes depuis 1880.   Photo : NASA

Le réchauffement climatique s’est poursuivi en 2017, faisant des trois dernières années les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés météorologiques au XIXe siècle, a annoncé jeudi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE, REUTERS ET NEW YORK TIMES

2017 est cependant « l’année la plus chaude sans un phénomène El Niño », précise l’agence spécialisée de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Ainsi, malgré l’absence de ce phénomène, la température en 2017 s’est située 1,1 °C au-dessus des niveaux préindustriels. La température à la surface du globe en 2016 était la plus chaude jamais enregistrée, avec 1,2 °C de plus qu’à l’époque préindustrielle. En 2015, elle la dépassait de quelque 1,1 °C.

Le réchauffement de l’Arctique a été particulièrement prononcé, et cela aura de profondes et durables répercussions sur les niveaux des mers et sur les conditions climatiques dans d’autres endroits du monde.

Petteri Talaas, secrétaire général de l’OMM

Parmi les événements climatiques majeurs de 2017 figurent plusieurs ouragans qui ont frappé les Caraïbes et les États-Unis, tandis que la banquise arctique a connu en fin d’année son niveau le plus bas au milieu de l’hiver et que les barrières de corail tropicales ont pâti de températures élevées de l’eau.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Lors l’accord de Paris en 2015, la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en deçà » de 2 °C. Donald Trump, sceptique sur la réalité du changement climatique, a retiré les Etats-Unis de l’accord, estimant qu’il détruirait des emplois industriels.

Dix-sept des 18 années les plus chaudes répertoriées depuis le début des relevés météorologiques, au XIXe siècle, se sont produites depuis 2000, confirmant l’impact des gaz à effet de serre sur les températures, affirme l’OMM.

L’OMM utilise notamment les données de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), de l’Administration américaine pour l’aéronautique et l’espace (Nasa), du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

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NDDL: NOTRE ENGAGEMENT POUR LE FUTUR

Posté par provola le 17 janvier 2018

Après des décennies de recul de la bio-diversité, d’explosion du consumérisme, de réchauffement climatique, dans un contexte de monétisation des rapports humains, de recul des solidarités, de refus du dialogue, d’érection des mûrs et des barbelés, l’abandon de la construction de NDDL résonne comme une victoire de ce qui reste à sauver sur une planète en survie, dévastée par le productivisme globalisé. Cette victoire est avant tout celle des zadistes qui ont toujours cru en leur légitimité et à qui nous devons cette bouffée d’air frais.
D’ autres opposants à un système marchand sans freins appellent maintenant à poursuivre les luttes à Bure, à Calais ou en tout autre territoire pouvant s’ériger en symboles de résistance face à la dégradation accélérée de la vie sur notre planète-mère.

Rendez-vous sur les prochains lieux de bataille

et toc

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IL FAIT FROID PARCE QU’ IL FAIT CHAUD

Posté par provola le 12 janvier 2018

par 11 janvier 2018, 23 h 04 min

La fonte des glaces de l’Arctique serait à l’origine de vagues de froid plus intenses, selon Météo France. Pour mieux comprendre la situation, il faut s’intéresser au courant-jet (ou jet stream).

En 2016 et en 2017, des records de températures au dessus des normales saisonnières ont été battus en France et dans de nombreux pays. Il faut savoir qu’il devient de plus en plus difficile de prévoir les températures d’un mois sur l’autre, comme l’explique Sciences et Avenir citant un bilan de Météo France.

La récente vague de froid qui s’est installée durant plusieurs semaines en Amérique du Nord a surpris par son intensité et ses températures polaires. Ainsi, la question de savoir si ce genre d’épisode est lié au changement climatique se pose. Nous parlerons alors dans ce cas de dérèglement climatique, car une telle vague de froid – aussi intense soit-elle – ne change pas la dynamique de réchauffement global qui se produit depuis quelques années sur Terre.

La fonte des glaces de l’Arctique favorise le réchauffement de cette zone du globe puisque l’eau absorbe davantage les rayons solaires, ce qui est moins le cas de la glace possédant un albédo (pouvoir réfléchissant) plus élevé. Or la science commence à avoir des certitudes concernant le fait que la réduction des différences de températures entre le pôle Nord et les tropiques rend plus sinueuse la trajectoire du courant-jet, un courant d’air d’altitude rapide et confiné. Rappelons qu’il en existe plusieurs types, et celui évoqué ici est le courant-jet polaire nord, passant justement au-dessus de l’Amérique du Nord.

Crédits : Wikimedia Commons

Ainsi, ce courant a désormais parfois tendance à laisser le froid atteindre des zones plus au sud et plus localisées, plutôt qu’à renvoyer le froid vers les pôles, ce qui est son rôle habituel. Ceci explique entre autres la terrible vague de froid qu’on récemment essuyé les États-Unis et le Canada. Ainsi, des épisodes comme celui-ci – qui restent exceptionnels – ne remettent aucunement en cause la dynamique actuelle du changement climatique, caractérisée par le réchauffement et le dérèglement.

Sources : Sciences et Avenir

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LETTRE A TOUS LES CLIMATO-SCEPTIQUES

Posté par provola le 29 décembre 2017

Non, ce n’est pas parce qu’il fait froid que le réchauffement climatique n’existe pas

Ces derniers jours, le président des Etats-Unis et un ancien ministre français se sont servis du froid pour mettre en doute le réchauffement climatique. Un argument qui n’a pas de réalité scientifique.

Un habitant d\'Erie (Pennsylvanie, Etats-Unis) déneige l\'accès à sa maison après des chutes de neige record dans cette ville, le 26 décembre 2017.
Un habitant d’Erie (Pennsylvanie, Etats-Unis) déneige l’accès à sa maison après des chutes de neige record dans cette ville, le 26 décembre 2017. (GREG WOHLFORD / AP / SIPA)
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Thomas BaïettoFrance Télévisions

Mis à jour le 29/12/2017 | 10:56
publié le 29/12/2017 | 08:46

C’est une petite musique qui revient chaque hiver. A chaque vague de froid, les climatosceptiques ironisent sur la réalité du réchauffement climatique. Connu pour ses déclarations fantaisistes sur le sujet, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a suggéré, jeudi 28 décembre, d’« utiliser un peu de ce bon vieux réchauffement climatique » pour se protéger du froid alors que l’Amérique du Nord grelotte ces derniers jours. Un peu plus tôt, c’est l’ancien ministre français de l’Education, Luc Ferry, qui accusait les écologistes d’« immuniser une doctrine contre le réel ».

La météo et le climat sont deux choses différentes

C’est une confusion classique. Mais comme l’explique de manière détaillée la Nasa ou la chaîne météo, la météo et le climat sont deux choses bien distinctes. La météo rend compte du temps qu’il fait à un instant et à un endroit précis, tandis que le climat correspondant aux conditions météorologiques sur une longue période et sur l’ensemble de la planète. « Le changement climatique est très réel même s’il fait froid à l’extérieur de la Trump Tower en ce moment. De la même façon, il y a toujours de la faim dans le monde, même si vous venez de manger un Big Mac », résume sur Twitter le directeur de l’Académie des Sciences de Californie, Jon Foley.

2017 devrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée

Si l’on regarde au-delà de la météo et de ce coup de froid passager, 2017 devrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée sur l’ensemble de la planète, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Pour les seuls Etats-Unis, les 11 premiers mois de l’année sont les troisièmes plus chauds jamais enregistrés.

Cette augmentation des températures observées cette année s’inscrit dans une progression régulière ces dernières années. Si le record de 2017 se confirme, ce sera la quatrième année consécutive qu’un record est établi : 2016, 2015 et 2014. Et les douze années les plus chaudes sur la planète ont presque toutes été enregistrées au XXIe siècle, comme le montre ce graphique réalisé avec les chiffres de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA, site en anglais).

Ces vagues de froid sont provoquées par… le réchauffement climatique

Ces vagues de froid polaire seraient en outre une conséquence du réchauffement climatique et des dérèglements qu’il entraîne. Ce constat est dressé par les climatologues du Centre national de recherches météorologiques (CNRM) de Météo France, rapporte Le Figaro.

En Arctique, les températures ont augmenté ces dernières années deux fois plus vite qu’ailleurs, ce qui a réduit les différences avec le reste du globe. Cette réduction a déréglé le jet-stream, cette ceinture de vents qui marque la frontière entre l’air chaud qui remonte de l’équateur et l’air froid du pôle. « Le jet-stream est moins directionnel et plus sinueux. Cela peut donc provoquer des incursions d’air froid chez nous », explique au Figaro Matthieu Chevallier, chercheur au CNRM.

Ses observations suggèrent également que le jet-stream devrait se stabiliser à nouveau avec l’augmentation des températures et que ces incursions polaires pourraient ne pas durer. Mais rien ne dit que cela sera suffisant pour convaincre Donald Trump de la réalité du réchauffement climatique.

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C’EST PIRE QUE PREVU

Posté par provola le 7 décembre 2017

La Terre pourrait se réchauffer 15% de plus d’ici 2100, selon une étude

Des climatologues de l’Institut Carnegie de l’université de Stanford en Californie ont publié leurs travaux dans la revue « Nature », mercredi. Selon eux, « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que les pires modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Une île de l\'archipel François-Joseph (Russie).
Une île de l’archipel François-Joseph (Russie). (VERA KOSTAMO / SPUTNIK / AFP)
D’ici 2100, la Terre pourrait se réchauffer 15% de plus que la pire prédiction des experts de l’ONU. C’est ce que montre une étude publiée, mercredi 6 décembre, dans la revue Nature. Les auteurs de ces trauvax, Patrick Brown et Ken Caldeira, climatologues à l’Institut Carnegie de l’université de Stanford en Californie, estiment que « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que les pires modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Cet organe scientifique de référence sur le réchauffement a publié, en 2014, un éventail de scénarios prédisant le réchauffement climatique à la fin du XXIe siècle en fonction du volume d’émissions de gaz à effet de serre.

Meilleures estimations grâce à des observations par satellite

Les deux climatologues de l’université de Stanford notent que les modèles les plus pessimistes, qui supposent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle, ont des projections floues. Ils tablent sur une augmentation des températures entre 3,2 et 5,9 degrés d’ici 2100 par rapport à la période pré-industrielle.

Afin de réduire cette fourchette, l’étude introduit dans les modèles des données liées à l’observation par satellite de l’énergie solaire absorbée ou renvoyée par la Terre. En se fondant sur ces observations, elle « élimine la partie basse » de ces estimations, concluant que « le réchauffement le plus probable est d’environ 0,5°C plus important que ce que suggère le modèle brut » du Giec concerné, résume le communiqué de Carnegie.

L’Accord de Paris de 2015 prévoit de limiter en deçà de +2°C la hausse moyenne de la température mondiale par rapport aux niveaux d’avant la Révolution industrielle, voire 1,5°C. Mais pour les climatologues Patrick Brown et Ken Caldeira, il va falloir multiplier les efforts pour y parvenir.

Nos résultats indiquent que parvenir à n’importe quel objectif de stabilisation de la température mondiale nécessitera des réductions plus importantes des émissions de gaz à effet de serre que celles précédemment calculées.

Patrick Brown et Ken Caldeira, climatologuesdans un communiqué

A ce stade, le monde a gagné près de 1°C par rapport à la période pré-industrielle, selon les scientifiques. Cela a suffi à provoquer davantage de de précipitations, un rétrécissement de la banquise, une acidification des océans et augmentation de leur niveau moyen.

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RENDEZ-VOUS A LA COP 63 BANDE DE CONS

Posté par provola le 17 novembre 2017

Fin de la COP23 sur le climat, plombée par le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris : rien n’est tranché sur le fond

La COP23 s’achève aujourd’hui à Bonn. Les chefs d’Etat et les ONG ont-ils réussi à faire avancer la cause du climat ? Bilan dans ce journal, alors que certains craignent que le glyophosate ne bénéficie de financement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Des signes alarmants pour le climat

Des signes alarmants pour le climat• Crédits : Simon MALFATTO, Paz PIZARRO / AFP - AFP

Fin de la COP23 à Bonn, en Allemagne : Hier, Nicolas Hulot a invité les Français à participer à la mise en oeuvre de l’accord de Paris, en présentant des projets dans les domaines de l’économie circulaire, de l’énergie et de la biodiversité.  Un « budget participatif », doté de trois millions d’euros a été annoncé, hier, en marge de la conférence de l’ONU sur le climat à Bonn. Le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot a assumé, par ailleurs, le choix de la France  de reporter  la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité, une stratégie, critiquée par des ONG environnementales, nous en parlions hier, dans ce journal. Quel bilan global peut-on déjà tirer, de cette COP23 qui s’achève aujourd’hui, plombée par la décision des Etats-Unis de quitter l’accord de Paris ? Rien n’est encore tranché sur le fond : ce sera le rôle de la COP24, prévue en décembre 2018 à Katowice, en Pologne. Analyse de Véronique Rebeyrotte notre envoyée spéciale à Bonn.

Accord de Paris sur le climat

Accord de Paris sur le climat• Crédits : Simon MALFATTO, Kun TIAN / AFP - AFP

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L’IMPORTANT C’EST PAS LA CHUTE, C’EST L’ATTERRISSAGE

Posté par provola le 30 octobre 2017

Réchauffement climatique : il n’y a jamais eu autant de CO2 dans l’atmosphère, selon l’ONU

Selon l’Organisation météorologique mondiale, cette  »montée en flèche » du niveau de CO2 est due à  »la conjonction des activités humaines et d’un puissant épisode El Niño ».

Le quartier de La Défense, à Paris, pris dans un nuage de pollution, le 14 octobre 2017. 
Le quartier de La Défense, à Paris, pris dans un nuage de pollution, le 14 octobre 2017.  (OLIVIER MORIN / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 30/10/2017 | 12:32
publié le 30/10/2017 | 11:39

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Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, responsables du réchauffement climatique, ont atteint un niveau record en 2016, annonce lundi 30 octobre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années : la température était de 2 à 3°C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel », rappelle l’OMM dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

Vers « une hausse dangereuse de la température d’ici à la fin du siècle »

Selon l’OMM, cette « montée en flèche » du niveau de CO2 est due à « la conjonction des activités humaines et d’un puissant épisode El Niño« , phénomène climatique qui apparaît tous les quatre ou cinq ans et se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et de fortes précipitations. « Alors qu’elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone (…) a atteint 403,3 ppm en 2016″ et « représente désormais 145% de ce qu’elle était à l’époque pré-industrielle [avant 1750]« , précise le rapport rendu public à Genève (Suisse), siège de l’OMM.

Les chercheurs se basent sur les carottes de glace pour déterminer les variations de la teneur en CO2 dans l’atmosphère au cours du temps. « Si l’on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, nous allons au-devant d’une hausse dangereuse de la température d’ici à la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l’accord de Paris sur le climat, avertit le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas. Les générations à venir hériteront d’une planète nettement moins hospitalière. »

« Il faut renverser la tendance »

Depuis l’ère industrielle, soit depuis 1750, la croissance démographique, la pratique d’une agriculture de plus en plus intensive, une plus grande utilisation des terres, la déforestation, l’industrialisation et l’exploitation des combustibles fossiles à des fins énergétiques provoquent une augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre, dont le principal est le CO2.

« Le CO2 persiste dans l’atmosphère pendant des siècles et dans l’océan, encore plus longtemps. Selon les lois de la physique, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques plus extrêmes à l’avenir. Or, nous n’avons pas de baguette magique pour faire disparaître cet excédent de CO2 atmosphérique », souligne Petteri Taalas. Pour Erik Solheim, chef de l’agence ONU-Environnement, « le temps presse ». Et il ajoute : « Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d’être trop élevées et il faut renverser la tendance (…) Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique. »

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L’ours des poubelles du Canada

Posté par provola le 29 septembre 2017

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Climat: Il n’y a pas que de mauvaises nouvelles

Posté par provola le 19 septembre 2017

Climat . Le budget carbone de la planèterevu à la hausse

  • D'ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels des pays.
    D’ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels despays. | Reuters

 

L’ objectif de réduire la température mondiale à 1,5°C serait encore possible selon une étude parue dans Nature Geoscience. Mais il nécessite une réduction de 25% supplémentaires des émissions des gaz à effets de serre de la part des pays engagés dans l’ accord de Paris sur le climat.

Limiter la hausse de la température mondiale à 1,5°C serait encore possible, selon une étude publiée lundi révisant à la hausse les émissions cumulées de gaz à effet de serre à

« Les précédentes estimations du budget carbone pour le 1,5°C (…) basé sur le rapport du Giec ( groupe intergouvernemental sur l’ évolution du climat) étaient quatre fois inférieures » aux résultats de l’étude parue dans Nature Geoscience, explique PierreFriedlingstein de l’ Université d’Exeter, l’un des auteurs.

« Ceci est une très bonne nouvelle concernant la faisabilité des objectifs (de l’accord) de Paris » , ajoute le scientifique.

Optimisme nuancé

Mais la dizaine de chercheurs ayant participé à ces travaux mettent aussi en garde contre unelecture trop optimiste de ce résultat.

L’étude permet de dire que l’objectif de 1,5°C « n’est pas impossible d’un point de vuegéophysique, mais qu’il implique des réductions d’émissions plus ambitieuses que celles promises par les pays jusqu’ici » , écrivent-ils dans un communiqué.

« Cette étude montre que les objectifs de Paris ne sont pas hors d’atteinte mais elleclarifie ce qu’ils impliquent » , estime l’un deux, Michael Grubb, du London College.

Et ce qu’ils impliquent va au-delà des efforts de réduction d’émissions prévues par les pays pour les 15 prochaines années , un fait déjà connu.

Sur la base des engagements nationaux actuels, et sous réserve qu’ils soient réalisés, la planète se dirige plutôt vers une hausse de 3 à 4°C, une sombre perspective pour de nombreuses régions (sécheresses, inondations, hausse du niveau de la mer, acidification desocéans , etc).

Pour un des autres auteurs, Joeri Rogelj, de l’ International Institute for Applied SystemsAnalysis ( Autriche ), l’étude « relance l’objectif de 1,5°C », considéré comme inatteignable par beaucoup de scientifiques, en démontrant qu’il est « possible, même s’il reste très difficile » .

Nouvelle estimation du budget carbone

L’accord de Paris sur le climat conclu en 2015 s’est donné comme objectif de limiter la hausse de la température moyenne « bien en deça 2°C » et de « poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5°C ».

L’objectif de 1,5°C étant déjà synonyme de changements profonds dans les climats de la planète, les pays du Sud avaient bataillé ferme à Paris pour qu’il soit aussi inscrit dans l’accord et pas seulement le 2°C.

Depuis l’ère pré- industrielle , la planète a déjà gagné 0,9°C et gagne environ 0,2°C tous les dix ans. En 2015 et 2016, sous l’ effet d’El Nino et d’autres sources de variabilité naturelle qui ne se reproduiront pas tous les ans, la hausse a même atteint 1°C.

Le débat porte donc sur les émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour que la hausse à venir n’excède pas 0,6°C.

Le dernier rapport du Giec (2014) faisait état d’un budget de 400 gigatonnes de CO2 à partir de 2011. En calant cette estimation sur 2015, cela donne un budget de 245 gigatonnes, a expliqué à l’AFP Joeri Rogelj. Or, selon la nouvelle estimation, le budget carbone serait de 880 gigatonnes de CO2.

« Limiter les émissions de CO2 en deçà 880 gigatonnes à partir de 2015, soit 20 années d’émissions annuelles actuelles, permettrait probablement d’atteindre l’objectif de Paris de limiter le réchauffement à 1,5°C », affirme l’auteur principal Richard Millar de l’université d’Oxford.

Pic en 2030

Mais pour garder des chances de tenir le 1,5°C – une hausse qui accentuera déjà certains phénomènes climatiques – il faut que « les émissions déclinent drastiquement à partir de 2030 » et qu’elles atteignent la « neutralité carbone » d’ici 2050 (autant de CO2 capturé que de CO2 émis).

D’ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels des pays, précise à l’AFP Joeri Rogelj.

« Tous les grands émetteurs, sans exception devront renforcer leurs efforts si l’on veut avoir des chances de limiter le réchauffement à 1,5°C », ajoute le chercheur pour qui l’étude est « une bonne nouvelle » mais « l’urgence est toujours là ».

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LES RESPONSABLES DE CES OURAGANS: NOUS

Posté par provola le 7 septembre 2017

Irma : des ouragans et cyclones plus intenses à cause du réchauffement climatique

Selon les spécialistes, des cyclones et ouragans d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique.

L\'ouragan Irma, photographié le 6 septembre 2017 au dessus des Antilles.
L’ouragan Irma, photographié le 6 septembre 2017 au dessus des Antilles. (DPA / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 06/09/2017 | 16:47
publié le 06/09/2017 | 16:46DIRECT. Ouragan Irma : au moins huit morts et 23 blessés à Saint-Martin, selon un bilan provisoire

Il n’y en aura pas plus, mais ils vont être de plus en plus violents. Les ouragans comme Irma, qui a touché mercredi 6 septembre les Caraïbes, se nourrissent de l’énergie dégagée par les océans. Du coup, les scientifiques prévoient que l’intensité de ces événements, également appelés cyclones ou typhons, va se renforcer avec le réchauffement climatique. Le terme cyclone (ou cyclone tropical) est réservé à l’océan Indien et au Pacifique sud. On parle d’ouragan en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est, et de typhon dans le Pacifique nord-ouest.

Les modèles informatiques simulant le climat font état d’un renforcement de l’intensité des cyclones (vents et pluies) et d’une possible baisse de leur fréquence au niveau du globe à l’avenir. « Des cyclones d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique », explique Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, groupe de référence au niveau mondial sur le climat. « Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre, explique la climatologue. On considère qu’il y a 7% d’humidité en plus dans l’atmosphère par degré de réchauffement ».

Le changement climatique ne crée pas ces tempêtes mais il accentue leurs impacts.

Anders Levermann, chercheur au Potsdam Institute for Climate Impact Researchà l’AFP

De nouveaux endroits touchés

L’augmentation du niveau des océans est l’un des marqueurs du réchauffement de la planète. La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100. Or, les cyclones produisent aussi une houle qui génère des « marées de tempête ». Les deux effets conjugués contribueront à exposer davantage constructions et populations côtières. Des travaux montrent, selon Météo France, que  »la latitude à laquelle les cyclones ont atteint leur intensité maximale a migré vers les pôles au cours des 35 dernières années dans les deux hémisphères ».

Cela pourrait être lié à l’expansion de la ceinture tropicale, c’est-à-dire des zones de part et d’autre de l’Equateur où règne un climat chaud et humide. « Des endroits qui sont plus habitués et mieux préparés aux cyclones pourraient être moins exposés et d’autres, moins bien préparés, pourraient l’être davantage », renchérit James Kossin de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

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