Climat: Il n’y a pas que de mauvaises nouvelles

Posté par provola le 19 septembre 2017

Climat . Le budget carbone de la planèterevu à la hausse

  • D'ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels des pays.
    D’ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels despays. | Reuters

 

L’ objectif de réduire la température mondiale à 1,5°C serait encore possible selon une étude parue dans Nature Geoscience. Mais il nécessite une réduction de 25% supplémentaires des émissions des gaz à effets de serre de la part des pays engagés dans l’ accord de Paris sur le climat.

Limiter la hausse de la température mondiale à 1,5°C serait encore possible, selon une étude publiée lundi révisant à la hausse les émissions cumulées de gaz à effet de serre à

« Les précédentes estimations du budget carbone pour le 1,5°C (…) basé sur le rapport du Giec ( groupe intergouvernemental sur l’ évolution du climat) étaient quatre fois inférieures » aux résultats de l’étude parue dans Nature Geoscience, explique PierreFriedlingstein de l’ Université d’Exeter, l’un des auteurs.

« Ceci est une très bonne nouvelle concernant la faisabilité des objectifs (de l’accord) de Paris » , ajoute le scientifique.

Optimisme nuancé

Mais la dizaine de chercheurs ayant participé à ces travaux mettent aussi en garde contre unelecture trop optimiste de ce résultat.

L’étude permet de dire que l’objectif de 1,5°C « n’est pas impossible d’un point de vuegéophysique, mais qu’il implique des réductions d’émissions plus ambitieuses que celles promises par les pays jusqu’ici » , écrivent-ils dans un communiqué.

« Cette étude montre que les objectifs de Paris ne sont pas hors d’atteinte mais elleclarifie ce qu’ils impliquent » , estime l’un deux, Michael Grubb, du London College.

Et ce qu’ils impliquent va au-delà des efforts de réduction d’émissions prévues par les pays pour les 15 prochaines années , un fait déjà connu.

Sur la base des engagements nationaux actuels, et sous réserve qu’ils soient réalisés, la planète se dirige plutôt vers une hausse de 3 à 4°C, une sombre perspective pour de nombreuses régions (sécheresses, inondations, hausse du niveau de la mer, acidification desocéans , etc).

Pour un des autres auteurs, Joeri Rogelj, de l’ International Institute for Applied SystemsAnalysis ( Autriche ), l’étude « relance l’objectif de 1,5°C », considéré comme inatteignable par beaucoup de scientifiques, en démontrant qu’il est « possible, même s’il reste très difficile » .

Nouvelle estimation du budget carbone

L’accord de Paris sur le climat conclu en 2015 s’est donné comme objectif de limiter la hausse de la température moyenne « bien en deça 2°C » et de « poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5°C ».

L’objectif de 1,5°C étant déjà synonyme de changements profonds dans les climats de la planète, les pays du Sud avaient bataillé ferme à Paris pour qu’il soit aussi inscrit dans l’accord et pas seulement le 2°C.

Depuis l’ère pré- industrielle , la planète a déjà gagné 0,9°C et gagne environ 0,2°C tous les dix ans. En 2015 et 2016, sous l’ effet d’El Nino et d’autres sources de variabilité naturelle qui ne se reproduiront pas tous les ans, la hausse a même atteint 1°C.

Le débat porte donc sur les émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour que la hausse à venir n’excède pas 0,6°C.

Le dernier rapport du Giec (2014) faisait état d’un budget de 400 gigatonnes de CO2 à partir de 2011. En calant cette estimation sur 2015, cela donne un budget de 245 gigatonnes, a expliqué à l’AFP Joeri Rogelj. Or, selon la nouvelle estimation, le budget carbone serait de 880 gigatonnes de CO2.

« Limiter les émissions de CO2 en deçà 880 gigatonnes à partir de 2015, soit 20 années d’émissions annuelles actuelles, permettrait probablement d’atteindre l’objectif de Paris de limiter le réchauffement à 1,5°C », affirme l’auteur principal Richard Millar de l’université d’Oxford.

Pic en 2030

Mais pour garder des chances de tenir le 1,5°C – une hausse qui accentuera déjà certains phénomènes climatiques – il faut que « les émissions déclinent drastiquement à partir de 2030 » et qu’elles atteignent la « neutralité carbone » d’ici 2050 (autant de CO2 capturé que de CO2 émis).

D’ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels des pays, précise à l’AFP Joeri Rogelj.

« Tous les grands émetteurs, sans exception devront renforcer leurs efforts si l’on veut avoir des chances de limiter le réchauffement à 1,5°C », ajoute le chercheur pour qui l’étude est « une bonne nouvelle » mais « l’urgence est toujours là ».

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LES RESPONSABLES DE CES OURAGANS: NOUS

Posté par provola le 7 septembre 2017

Irma : des ouragans et cyclones plus intenses à cause du réchauffement climatique

Selon les spécialistes, des cyclones et ouragans d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique.

L\'ouragan Irma, photographié le 6 septembre 2017 au dessus des Antilles.
L’ouragan Irma, photographié le 6 septembre 2017 au dessus des Antilles. (DPA / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 06/09/2017 | 16:47
publié le 06/09/2017 | 16:46DIRECT. Ouragan Irma : au moins huit morts et 23 blessés à Saint-Martin, selon un bilan provisoire

Il n’y en aura pas plus, mais ils vont être de plus en plus violents. Les ouragans comme Irma, qui a touché mercredi 6 septembre les Caraïbes, se nourrissent de l’énergie dégagée par les océans. Du coup, les scientifiques prévoient que l’intensité de ces événements, également appelés cyclones ou typhons, va se renforcer avec le réchauffement climatique. Le terme cyclone (ou cyclone tropical) est réservé à l’océan Indien et au Pacifique sud. On parle d’ouragan en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est, et de typhon dans le Pacifique nord-ouest.

Les modèles informatiques simulant le climat font état d’un renforcement de l’intensité des cyclones (vents et pluies) et d’une possible baisse de leur fréquence au niveau du globe à l’avenir. « Des cyclones d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique », explique Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, groupe de référence au niveau mondial sur le climat. « Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre, explique la climatologue. On considère qu’il y a 7% d’humidité en plus dans l’atmosphère par degré de réchauffement ».

Le changement climatique ne crée pas ces tempêtes mais il accentue leurs impacts.

Anders Levermann, chercheur au Potsdam Institute for Climate Impact Researchà l’AFP

De nouveaux endroits touchés

L’augmentation du niveau des océans est l’un des marqueurs du réchauffement de la planète. La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100. Or, les cyclones produisent aussi une houle qui génère des « marées de tempête ». Les deux effets conjugués contribueront à exposer davantage constructions et populations côtières. Des travaux montrent, selon Météo France, que  »la latitude à laquelle les cyclones ont atteint leur intensité maximale a migré vers les pôles au cours des 35 dernières années dans les deux hémisphères ».

Cela pourrait être lié à l’expansion de la ceinture tropicale, c’est-à-dire des zones de part et d’autre de l’Equateur où règne un climat chaud et humide. « Des endroits qui sont plus habitués et mieux préparés aux cyclones pourraient être moins exposés et d’autres, moins bien préparés, pourraient l’être davantage », renchérit James Kossin de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

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Putain il faut le dire comment ?

Posté par provola le 3 septembre 2017

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Méthane: histoire d’un cercle vicieux

Posté par provola le 30 août 2017

Le réchauffement climatique augmenterait le rejet naturel du gaz à effet de serre dans les zones humides, qui lui-même favoriserait la hausse des températures.

storybildLa fonte du permafrost laissera apparaître de nouvelles zones humides, qui contribueront également aux émissions de méthane. (Photo: Keystone)

C’est un cercle vicieux: le réchauffement climatique augmente le rejet naturel de méthane provenant des zones humides et ces émissions alimentent à leur tour le réchauffement de la Terre. Une étude, à laquelle des Suisses ont participé, quantifie cet effet à long terme.

Cette rétroaction doit être prise en compte dans les mesures de protection du climat, avertit une équipe internationale de chercheurs, notamment de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL et de l’EPF de Zurich. L’étude a été publiée dans la revue spécialisée PNAS.

Jusqu’à présent, on ne connaissait pas bien l’évolution future des émissions naturelles de méthane – rejetées par les zones humides et eaux peu profondes – face à la hausse des températures et au modèle de précipitations changeant.

Les scientifiques ont d’une part analysé comment l’extension de zones humides à l’échelle mondiale change avec le réchauffement climatique. D’autre part, ils ont examiné la production de méthane de ces zones en fonction des températures moyennes qui augmentent. Le méthane se constitue au travers de processus de dégradation biologiques qui s’accélèrent en cas de températures plus élevées.

«Il faut un modèle qui intègre ces deux évolutions et c’est la réelle innovation de notre étude», explique à l’ats Niklaus Zimmermann du WSL et auteur de l’étude. La surface des zones humides tropicales reculera certes légèrement en raison de l’évolution des précipitations. Mais le rejet de méthane dans ces zones augmentera à cause de la hausse des températures, affirme le chercheur.

Zones humides dans le nord

Dans le nord, la fonte du permafrost laissera apparaître de nouvelles zones humides, qui contribueront également aux émissions de méthane. Leur contribution sera toutefois moindre que celle des zones humides tropicales en raison des températures relativement froides.

Même si les objectifs contenus dans l’Accord de Paris sur le climat sont mis en oeuvre, soit de limiter le réchauffement terrestre à 1,5° C, l’effet de rétroaction des zones humides continuera à exacerber le changement climatique, selon les chercheurs.

Il n’est pas envisageable de drainer ces zones, soulignent les auteurs de l’étude. Elles remplissent en effet un rôle important pour le maintien de la biodiversité, comme zones tampon lors d’inondations et comme puits de carbone. Il faudrait à la place réduire de manière plus ambitieuse les émissions de gaz à effet de serre causées par l’homme, afin de compenser l’effet de rétroaction et d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

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Réchauffement climatique : ExxonMobil accusé d’avoir « trompé le public »

Posté par provola le 26 août 2017

Selon deux chercheurs de l’université d’Harvard, ExxonMobil savait depuis les années 80 que le réchauffement climatique était réel et causé par des activités humaines. Mais l’entreprise pétrolière américaine a publiquement entretenu le doute sur cette réalité, trompant ainsi ses actionnaires et les citoyens.

Réchauffement climatique : ExxonMobil accusé d'avoir
ExxonMobil aurait occulté des informations sur le changement climatique. ( AFP / ERIC PIERMONT )

Les auteurs, Geoffey Supran et Naomi Oreskes, expliquent s’être lancés dans l’analyse de 187 documents produits par le pétrolier américain entre 1977 et 2014 (publications scientifiques, documents internes et tribunes payantes dans le New York Times…). Une décision prise après le démenti opposé par le pétrolier à des articles de presse l’accusant d’avoir occulté des informations sur le réchauffement de la planète.

« Nous rejetons clairement les accusations. Notre entreprise a de manière continue, publique et ouverte cherché et discuté des risques liés au changement climatique », s’était à l’époque défendu le groupe, dirigé de 2006 à 2016 par l’actuel chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson.

La sincérité des informations sur le changement climatique communiquées par ExxonMobil, qui de longue date a financé des recherches sur le sujet, est au cœur de plusieurs procédures juridiques aux États-Unis. Une enquête du site InsideClimate News, publiée à l’automne 2015, avait déjà pointée du doigt la communication du groupe américain sur le sujet.

« UNE CONTRADICTION SYSTÉMATIQUE »

Des enquêtes ont notamment été diligentées par les procureurs des États de New-York et du Massachussetts et le gendarme américain de la Bourse (Security and exchange commission) cherche aussi à savoir si le pétrolier a de bonne foi informé ses actionnaires des risques pour son activité – les énergies fossiles étant responsables de 75% des émissions de gaz à effet de serre – et s’il a correctement ajusté la valorisation de ses actifs.

« Nous n’avons pas fait une enquête juridique et nous ne sommes pas en mesure de juger si Exxon a enfreint une quelconque loi », a précisé à l’AFP l’un des deux auteurs de l’étude, Geoffrey Supran, tout en jugeant ces travaux « pertinents dans le cadre des enquêtes et procès en cours ».

 

Mais sur un plan éthique, Geoffrey Supran et Naomi Orekes, sont catégoriques : « Nous avons identifié une contradiction systématique entre ce qu’Exxon disait du changement climatique dans des cercles privés ou académiques et ce que l’entreprise disait au public dans le New York Times », a expliqué à l’AFP Geoffrey Supran.

 

Ils ont établi que 83% des publications scientifiques et 80% des documents internes étudiés reconnaissent que le changement climatique est « réel et causé par les hommes », lorsque « 81% des tribunes parues dans le New York Times expriment un doute » à ce sujet.

Ainsi, soulignent-ils, les discussions internes à l’entreprise étaient conformes aux connaissances scientifiques du moment, avec leur lot d’incertitudes, mais les tribunes dans la presse mettaient essentiellement l’accent sur les incertitudes, produisant un discours incohérent avec l’avis de la plupart des scientifiques. « ExxonMobil a trompé le public », concluent les deux historiens des sciences.

Les records du changement climatique observés en 2016.

Les records du changement climatique observés en 2016. ( AFP / )

En 1982, le pétrolier évoquait et quantifiait déjà par exemple « le budget carbone », c’est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre qu’il ne faut pas dépasser pour limiter la hausse de la température mondiale en deçà 2°C et prévenir les impacts les plus dramatiques.

Si ExxonMobil s’est saisi depuis longtemps en interne du changement climatique, le pétrolier refusait d’évaluer l’impact financier des politiques pour le limiter. Mais en mai, une nouvelle motion allant dans ce sens a recueilli une majorité de voix parmi ses actionnaires, soucieux d’éviter une brutale dépréciation d’actifs à l’avenir.

« ExxonMobil a cherché à semer le doute sur la cause et l’ampleur du changement climatique » et « ce seront les investisseurs qui vont payer la note si l’entreprise ne se prépare pas à un futur sans émissions de CO2″, a déclaré à l’AFP Natasha Lamb du fonds Arjuna Capital, l’un des actionnaires à l’origine de la motion.

Présentation du "jour du dépassement" qui symbolise le dépassement par l'humanité

Présentation du « jour du dépassement » qui symbolise le dépassement par l’humanité de la capacité de production de ressources de la Terre. ( AFP / )

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CES PUTAINS D’ ECONOMISTES RESPONSABLES DE LA DEBACLE

Posté par provola le 12 juillet 2017

 

 

Les responsables du projet Midas — un projet dont l’ambition est d’étudier les effets du réchauffement climatique sur la barrière de glace de Larsen C — ont rappelé ce jeudi que l’Antarctique est l’une des régions qui se réchauffent le plus vite. Sous l’effet du réchauffement climatique, la plateforme glaciaire de Larsen A s’est désintégrée en 1995. Celle de Larsen B en 2002. Quant à celle de Larsen C, elle pourrait aujourd’hui ne plus tenir qu’à un fil. Ici, la fracture qui s'étend à proximité du glacier de Pine Island, photographiée le 4 novembre 2016 lors d'un survol de l'Antarctique ouest dans le cadre du programme de la Nasa, IceBridge. © Nasa, Nathan Kurstz

PLANÈTE

Antarctique : l’un des plus grands icebergs jamais vu vient de se détacher

ACTUALITÉClassé sous :CLIMATOLOGIE , CHANGEMENT CLIMATIQUE , RÉCHAUFFEMENT

Journaliste

Publié le 12/07/2017

C’est fait. La fissure qui galopait ces sept derniers mois le long de la plateforme de glace Larsen C vient de rejoindre la mer. Un des plus grands icebergs jamais vu vient de naître. Aux premières loges pour l’observer, y compris durant la nuit australe et par mauvais temps : le satellite Sentinel-1. Que va-t-il se passer maintenant que cet iceberg géant s’est décroché ?

CE QU’IL FAUT RETENIR
  • Le 12 juillet, la fissure dans la barrière de glace Larsen C, en Antarctique, apparue il y a plusieurs années, a atteint l’océan. Sa progression fut très rapide ces sept derniers mois.
  • Un iceberg géant, 50 fois plus grand que Paris et contenant autant d’eau que le lac Ontario, vient de naître.
  • Les scientifiques vont le surveiller de près. S’il se disloque, il pourrait dériver dans l’océan. Autrement, il pourrait se maintenir dans la même zone. Le reste de Larsen C devrait se fragmenter.

Le suspense dure depuis plusieurs mois mais l’heure du dénouement est arrivée : la longue fissure dans la plateforme de glace de Larsen C, au nord de l’Antarctique, vient de rejoindre l’océan. C’est donc un des plus grands icebergs jamais observés (de mémoire d’Homme) qui vient de naître ce 12 juillet, sous les yeux des scientifiques. Alors que la nuit et l’hiver austral règnent sur la région, les images radar du satellite Copernic Sentinel-1 (ESA), indispensables dans ces conditions, témoignent du vêlage d’une pièce de glace grande comme deux fois le Luxembourg.

« Cet évènement est un épisode spectaculaire dans l’histoire récente des barrières de glace de l’Antarctique, qui implique des forces au-delà de l’échelle humaine, dans un endroit où peu d’entre nous sont allés, et qui changera fondamentalement la géographie de cette région » écrit dans The Conversation Adrian Luckman, glaciologue à l’université de Swansea, Royaume-Uni, et membre de l’équipe scientifique du projet Midas qui étudie de près la progression de cette fissure. Apparue il y a plusieurs années, elle a beaucoup attiré l’attention des médias et du public depuis début 2017. Son avancée rapide impressionne et, enfin, début juillet, les chercheurs savaient que son destin était scellé. « Nous nous attendions à cela depuis des mois mais la rapidité de la rupture finale a été un peu une surprise, déclare le chercheur à l’ESA. Nous allons continuer à surveiller à la fois l’impact de ce vêlage sur la plateforme de glace Larsen C et le sort de cet énorme iceberg. »

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Mondialisation de l’économie capitaliste et réchauffement climatique

Posté par provola le 29 juin 2017

Lundi, 26 Juin, 2017
Humanite.fr
Photo : AFP

Photo : AFP

Photo : AFP
Voilà 18 mois, les commentaires enthousiastes de la présidence française de la Cop 21 laissaient entendre que nous étions sur la bonne voie pour contenir le réchauffement à + 2°C, voire + 1,5°C d’ici la fin du siècle en cours. Samedi dernier, à la Sorbonne, alors que la France vient de traverser une période ce canicule très précoce en fin de printemps, on a plaidé pour la mise en place d’un « Pacte mondial pour l’environnement » qui introduirait des contraintes juridiques pour tenter de ne pas trop s’éloigner des objectifs retenus à la conférence de Paris.
A l’initiative du « club des juristes » et sous la présidence de Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, une journée dont l’intitulé était « Vers un pacte mondial pour l’environnement , agir pour la planète , agir par le droit », s’est déroulée samedi 24 juin dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Laurent Fabius était ministre des affaires étrangères du gouvernement de Manuel Valls et à ce titre président de la Cop 21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015. Il a alors voulu un texte non contraignant afin d’obtenir l’approbation unanime des participants. C’est aussi ce caractère non contraignant du texte adopté à Paris en décembre 2015 qui a facilité sa ratification par presque tous les pays membres des Nations Unies. On sait que Donald Trump a récemment déclaré qu’il revenait sur la ratification de ce texte par son prédécesseur Barack Obama.
La volonté affichée samedi à la Sorbonne de donner une valeur juridique à un « pacte mondial pour l’environnement », est aussi une manière de reconnaître que le protocole de Paris -succédant à celui de Kyoto adopté en 1997 et ayant connu un début de mise en place via une taxe carbone inefficace dans quelques pays développés à partir de 2005- ne permet pas de freiner un réchauffement climatique boosté par le fonctionnement du système de production capitaliste mondialisé.
Quand François Hollande mentait aux Français

Faut-il s’en étonner ? Au moment de la tenue de la conférence de Marrakech en novembre 2016, Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice des négociations climatiques dans le cadre de la préparation de la Cop 21, déclarait au journal Le Monde : « on ne peut pas dire que l’accord de Paris est acquis parce qu’il a été ratifié. Il ne se réalisera que si les gens pensent qu’il représente la meilleure solution pour lutter contre le réchauffement. Nous ne sommes pas dans un système de droit domestique avec des sanctions. Le droit international est un système d’adhésion. En réalité, la ratification, si elle est un acte politique fort, n’empêche pas l’inaction».
Voilà qui a le mérite de la clarté. Ce que ne voulait pas voir François Hollande, soucieux d’embellir son quinquennat calamiteux et déclarant à propos de la Cop 21 lors de ses derniers vœux aux Français le 31 décembre 2016 : « Rappelez-vous, c’est à Paris qu’un accord historique a été conclu; vous en voyez, avec les pics de pollution, l’impérieuse nécessité de le mettre en œuvre. Alors je vous l’affirme : la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fut-il le plus grand, remettre en cause cet acquis majeur de la communauté internationale ». Le fait que Donald Trump ait retiré tout récemment la signature des Etats Unis montre ce qu’il convient de penser des rodomontades de François Hollande.
Les organisateurs de la rencontre de la Sorbonne demandent désormais un « Pacte mondial de l’environnement » doté de contraintes juridiques. Ils ont fait samedi le constat suivant: « A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand texte international à valeur juridique, rassemblant les principes fondamentaux du droit de l’environnement. C’est le sens du projet novateur de « Pacte mondial pour l’environnement». Ce texte, qui a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans les années à venir, deviendrait la pierre angulaire du droit international de l’environnement ». Cela étant, il ne suffit pas de faire venir Arnold Schwarzenegger à Paris(1) pour que ce dossier avance, même si Emmanuel Macron s’est engagé à porter le dossier « dès septembre prochain » aux Nations Unies.

Emmanuel Macron doit sortir de ses contradictions

Si nous voulons freiner le réchauffement climatique, il faut simultanément faire durer plus longtemps les installations industrielles, diviser par quatre la consommation d’énergies fossiles, réduire considérablement les échanges mondiaux de produits identiques à commencer par les produits agricoles qui parcourent des milliers de kilomètres entre leur lieu de production et leur lieu de consommation. La seule raison de ces longs voyages est souvent une différence sensible de coût de la main d’œuvre pour des produits basiques comme la tomate de serre et autres denrées de même type. Freiner le réchauffement climatique implique de rompre avec cette mondialisation libérale des échanges sur fond de dumping social et environnemental.

Les taxes carbones mises en place ici où là dans les pays développés ne sont d’aucune efficacité. Quelques jours avant son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron est allé dire aux salariés de Whirlpool qu’il ne pouvait pas empêcher le transfert des productions de sèche-linge de l’usine d’Amiens en Pologne où les salaires sont trois fois plus bas qu’en Picardie. Mais cette délocalisation conduit à détruire une usine en bon état de marche en France pour en monter une autre en Europe centrale. Or, couler une tonne de béton c’est émettre 900 kilos de CO2. Faire ensuite tourner cette usine polonaise qui consommera de l’électricité fournie par des centrales à charbon multipliera par 30 le bilan carbone de la consommation électrique dans la fabrication des sèche-linge produits en Pologne, puis exportés sur des camions en Europe de l’ouest pour les eux tiers de la production.
Ainsi, les Français viennent d’élire un président de la République qui ne veut pas voir cette réalité en face. Quel es t alors son niveau de compétence pour mener le bon combat contre le réchauffement climatique ? Cela au moment où les récents jours de canicule en France auront, une fois de plus, lourdement pénalisé les paysans français en termes de revenu cette fois. Certes, Macron leur promet dès le mois de juillet l’organisation des Assises de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il a pris cet engagement de campagne neuf ans après avoir rédigé le rapport de la Commission Attali « pour la libération de la croissance française » dont Sarkozy et Fillon se sont inspirés pour faire voter en 2008 une loi donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs et augmenter le bilan carbone de notre assiette. Mais cela, beaucoup de journalistes semblent l’avoir oublié.

(1) Outre l’ancien gouverneur de Californie , Anne Hidalgo, Laurence Tubiana , Ban Ki-Moun , ancien secrétaire général de l’ONU, et le climatologue Jean Jouzel se sont exprimes à la Sorbonne.

Gérard Le Puill

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IL N’EST PLUS TEMPS D’ATTENDRE

Posté par provola le 28 juin 2017

Réchauffement climatique : il ne reste que 3 ans pour inverser la tendance

Réchauffement climatique : il ne reste que 3 ans pour inverser la tendance
Températures durant la période 2012-2016. L’échelle indique les variations enregistrées par rapport à la température moyenne du globe ((NASA/Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio) )

Un groupe de scientifiques et dirigeants sonne l’alerte : nous n’aurions plus que jusqu’en 2020 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre si l’on veut espérer atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

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Quelles que soient les bonnes intentions affichées par la quasi totalité de la planète lors de la COP21, l’accord de Paris sur le climat semble avoir du plomb dans l’aile, et pas seulement à cause du retrait des Etats-Unis décidé par le président Trump. Espérer contenir l’augmentation globale des températures à 1,5° par rapport à la moyenne de l’ère pré-industrielle est déjà un objectif difficile. L’accord de Paris vise pourtant cet objectif, et a minima voudrait maintenir cette hausse « nettement en dessous de 2° ».

Certains ne croient pas que cela soit faisable, sauf à prendre des mesures drastiques, et pensent que la cible des 2° serait de la science-fiction si l’on se contentait de ce qui est suggéré par l’accord de Paris, et qu’il faudrait se préparer à un monde difficile approchant les +3° à la fin du siècle.

Aujourd’hui, c’est un groupe de décideurs et de scientifiques, emmenés par Christiana Figueres, vice-présidente de la Convention mondiale des maires pour le climat et l’énergie, qui alerte la communauté internationale dans un article publié par « Nature ».

Les auteurs ont été rejoints par de nombreux signataires du monde politique, universitaire, mais aussi économique.  Ils affirment que nous n’avons plus que trois ans pour infléchir nos émissions de gaz à effet de serre. Si ces émissions continuaient à augmenter, ou même restaient stables en 2020, il serait alors impossible d’atteindre les objectifs de la COP21. Pourtant, les auteurs de cet appel pensent qu’il est encore possible d’y parvenir… à condition de faire chuter nos émissions d’ici 2020.

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Six mesures à prendre d’urgence

Pour réussir, six grands objectifs ont été définis :

1- Faire monter le pourcentage d’énergies renouvelables à au moins 30% de la production d’électricité mondiale, ne plus autoriser de centrales à charbon après 2020 et fermer celles qui existent encore.

2- Décarboner les immeubles et les infrastructures dans les villes et les états d’ici 2050. Cela signifie entre autres que les villes fassent passer au moins 3% de leurs bâtiments par an à un mode proche de zéro émissions.

3- Porter à au moins 15% la part des véhicules électriques dans les ventes de véhicules neufs, doubler l’utilisation des transports en commun dans les villes, passer à 20% le rendement du carburant des poids lourds et diminuer de 20% les émissions de gaz par kilomètre parcouru pour les avions.

4- Réduire la destruction des forêts et s’engager dans la reforestation. Les émissions actuelles provenant de la déforestation et du changement d’usage des terres ainsi déboisées représentent 12% des émissions annuelles globales. Les réduire à zéro et replanter des arbres, cela veut dire non seulement arrêter les émissions, mais aussi créer des « puits à carbone » (les forêts) pour absorber une partie du gaz carbonique de l’atmosphère. Des pratiques d’agriculture durables sont également recommandées.

5- Accroître l’efficacité énergétique et diviser par deux les émissions de l’industrie avant 2050. Les industries lourdes (aciéries, cimenteries, usines chimiques, pétrole, gaz…) représenteraient en effet plus du cinquième des émissions mondiales de gaz carbonique.

6- Le monde de la finance doit lui aussi faire des efforts. Il doit pouvoir mobiliser mille milliards par an pour les actions en faveur du climat. Les gouvernements et les banques doivent émettre davantage de « green bonds » (les obligations vertes).

« Impossible n’est pas un fait, c’est une attitude »

« Utiliser la science pour guider les décisions et définir les objectifs, » c’est un principe qui hérissera probablement Donald Trump, mais c’est la méthode indispensable pour réussir à combattre le changement climatique. « Les politiques et les actions doivent être basées sur des faits solides, » assurent les auteurs. On est loin des « faits alternatifs »…

Ils citent d’ailleurs en exemple la campagne de communication d’Emmanuel Macron, « Make our planet great again » : « Il a parlé au grand public pour soutenir les scientifiques et invité des chercheurs à venir en France pour aider à accélérer les actions en faveur des accords de Paris. » Un exemple qui serait à suivre le plus largement possible pour informer la société en général, mais aussi le monde économique des enjeux du changement climatique.

Macron répond à Trump sur le climat : « Make our planet great again »

Les auteurs et signataires souhaitent également que les solutions existantes soient démultipliées. « Tous les pays devraient adopter des plans pour arriver à 100% de production d’énergies renouvelables », affirment-ils.

Enfin, ce groupe de scientifiques et de décideurs veut « encourager l’optimisme, » car pour eux « impossible n’est pas un fait, c’est une attitude ». En partageant les solutions qui marchent, on devrait pouvoir les répandre et arriver à des résultats tout en se dotant d’objectifs ambitieux.

A la veille du G20, qui se tient à Hambourg les 7 et 8 juillet, les signataires ont également lancé une « campagne collaborative » pour faire baisser les émissions

La bonne nouvelle : les émissions stagnent

Les signataires de l’appel notent tout de même un point positif : « les émissions de gaz à effet de serre se sont déjà séparées de la production et de la consommation », assurent-ils. Lors des trois dernières années, la production des gaz issus des combustibles fossiles a stagné, ce qui ne s’était produit que trois fois auparavant : au début des années 80, en 1992 et en 2009. Les trois fois, c’était lié à des difficultés économiques. Mais pour la stagnation actuelle, au contraire, « le PIB des principales nations développées et en voie de développement a augmenté d’au moins 3,1% par an ». Il est donc possible de réduire les gaz à effet de serre sans pénaliser l’économie…

Mieux encore, c’est l’économie elle-même qui peut être l’un des moteurs de ce changement. « Nous sommes à un point où nous sommes propulsés en avant par l’attraction du marché et non par la poussée de l’idéologie, » affirme Christiana Figueres. « Nous avons enfin réalisé que ce n’est pas une situation où, soit l’on fait croître l’économie, soit on protège l’environnement. Nous pouvons créer des emplois, recréer des communautés qui ont perdu des emplois (…), et en faisant cela, résoudre le problème du changement climatique. »

« Il n’y a pas d’emplois sur une planète morte, » déclare Sharan Burrow, secrétaire générale de la confédération syndicale internationale. Pour elle, la lutte contre le changement climatique « créera des emplois, et créera l’espoir. »

1,5° ou 2°, quelle différence ?

On pourrait croire qu’atteindre des niveaux supérieurs à ceux prévus par l’accord de Paris n’est pas si grave que ça, après tout, « nettement en dessous de 2° », c’est assez vague et dans une logique purement « économique » on pourrait se contenter d’un succès modéré. Pourtant, une telle analyse serait loin de la réalité.

L’an dernier, une étude européenne publiée dans le « Journal of Earth System Dynamics » illustrait la différence que représenterait ce petit 0,5 degré. Par exemple, on assisterait à davantage de canicules mortelles, l’influence sur les récoltes seraient bien plus importante, les régions du monde où l’accès à l’eau potable est difficile deviendraient beaucoup plus nombreuses, et cela pourrait représenter la différence entre la vie et la mort pour de nombreux récifs coralliens.

« La différence entre 1,5 et 2°C marque la transition entre la limite haute de la variabilité d’aujourd’hui et un nouveau régime climatique en matière d’extrêmes de chaleur de manière globale, » expliquent les auteurs de cette dernière étude. Ce qui veut dire que les canicules d’aujourd’hui pourraient sembler fraîches en comparaison de ce qui nous attendrait.

Rappelons que nous sommes déjà autour des 1° d’augmentation par rapport au 19e siècle, et qu’on en voit déjà les effets.

Pourquoi 3 ans seulement ?

Pour en arriver à ce chiffre en apparence arbitraire, les signataires de l’article de « Nature » ont effectué des calculs de « budget carbone », évaluant combien d’émissions supplémentaires correspondraient à une augmentation de température donnée. Pour rester au-dessous des 1,5°, ces émissions seraient de 150 gigatonnes et pour se maintenir sous les 2°, dans les 1.500 gigatonnes. Au rythme actuel de 41 gigatonnes par an, on dépasserait la première limite avant 4 ans. Pire, en seulement 15 ans on serait presque à la moitié des quantités nécessaires pour atteindre les fameux 2°. Dans les deux cas, l’accord de Paris est dans le rouge.

C’est pourquoi tous ceux qui soutiennent cet avertissement estiment non seulement que le changement est possible, mais qu’il est souhaitable.

« Nous avons deux voies devant nous » explique Christiana Figueres. « La première, c’est une attaque sur les droits de l’homme, l’accroissement des inégalités et de la pauvreté. L’autre voie mène à des créations d’emplois, à la stabilité, à l’amélioration de la qualité de vie. Nous n’avons pas le choix, nous devons nous occuper du changement climatique, avec tous les bénéfices que cela représente. Il n’est ni logique ni moral de comparer ces deux voies.  »

Jean-Paul Fritz

Jean-Paul Fritz

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RÉCHAUFFEMENT GLOBAL: MACRON L’USURPATEUR

Posté par provola le 26 juin 2017

Mondialisation de l’économie capitaliste et réchauffement climatique

Lundi, 26 Juin, 2017
Humanite.fr
Voilà 18 mois, les commentaires enthousiastes de la présidence française de la Cop 21 laissaient entendre que nous étions sur la bonne voie pour contenir le réchauffement à + 2°C, voire + 1,5°C d’ici la fin du siècle en cours. Samedi dernier, à la Sorbonne, alors que la France vient de traverser une période ce canicule très précoce en fin de printemps, on a plaidé pour la mise en place d’un « Pacte mondial pour l’environnement » qui introduirait des contraintes juridiques pour tenter de ne pas trop s’éloigner des objectifs retenus à la conférence de Paris.
A l’initiative du « club des juristes » et sous la présidence de Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, une journée dont l’intitulé était « Vers un pacte mondial pour l’environnement , agir pour la planète , agir par le droit », s’est déroulée samedi 24 juin dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Laurent Fabius était ministre des affaires étrangères du gouvernement de Manuel Valls et à ce titre président de la Cop 21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015. Il a alors voulu un texte non contraignant afin d’obtenir l’approbation unanime des participants. C’est aussi ce caractère non contraignant du texte adopté à Paris en décembre 2015 qui a facilité sa ratification par presque tous les pays membres des Nations Unies. On sait que Donald Trump a récemment déclaré qu’il revenait sur la ratification de ce texte par son prédécesseur Barack Obama.
La volonté affichée samedi à la Sorbonne de donner une valeur juridique à un « pacte mondial pour l’environnement », est aussi une manière de reconnaître que le protocole de Paris -succédant à celui de Kyoto adopté en 1997 et ayant connu un début de mise en place via une taxe carbone inefficace dans quelques pays développés à partir de 2005- ne permet pas de freiner un réchauffement climatique boosté par le fonctionnement du système de production capitaliste mondialisé.
Quand François Hollande mentait aux Français 
Faut-il s’en étonner ? Au moment de la tenue de la conférence de Marrakech en novembre 2016, Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice des négociations climatiques dans le cadre de la préparation de la Cop 21, déclarait au journal Le Monde : « on ne peut pas dire que l’accord de Paris est acquis parce qu’il a été ratifié. Il ne se réalisera que si les gens pensent qu’il représente la meilleure solution pour lutter contre le réchauffement. Nous ne sommes pas dans un système de droit domestique avec des sanctions. Le droit international est un système d’adhésion. En réalité, la ratification, si elle est un acte politique fort, n’empêche pas l’inaction».
Voilà qui a le mérite de la clarté. Ce que ne voulait pas voir François Hollande, soucieux d’embellir son quinquennat calamiteux et déclarant à propos de la Cop 21 lors de ses derniers vœux aux Français le 31 décembre 2016 : « Rappelez-vous, c’est à Paris qu’un accord historique a été conclu; vous en voyez, avec les pics de pollution, l’impérieuse nécessité de le mettre en œuvre. Alors je vous l’affirme : la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fut-il le plus grand, remettre en cause cet acquis majeur de la communauté internationale ». Le fait que Donald Trump ait retiré tout récemment la signature des Etats Unis montre ce qu’il convient de penser des rodomontades de François Hollande.
Les organisateurs de la rencontre de la Sorbonne demandent désormais un « Pacte mondial de l’environnement » doté de contraintes juridiques. Ils ont fait samedi le constat suivant: « A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand texte international à valeur juridique, rassemblant les principes fondamentaux du droit de l’environnement. C’est le sens du projet novateur de « Pacte mondial pour l’environnement». Ce texte, qui a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans les années à venir, deviendrait la pierre angulaire du droit international de l’environnement ». Cela étant, il ne suffit pas de faire venir Arnold Schwarzenegger à Paris(1) pour que ce dossier avance, même si Emmanuel Macron s’est engagé à porter le dossier « dès septembre prochain » aux Nations Unies.
Emmanuel Macron doit sortir de ses contradictions 
Si nous voulons freiner le réchauffement climatique, il faut simultanément faire durer plus longtemps les installations industrielles, diviser par quatre la consommation d’énergies fossiles, réduire considérablement les échanges mondiaux de produits identiques à commencer par les produits agricoles qui parcourent des milliers de kilomètres entre leur lieu de production et leur lieu de consommation. La seule raison de ces longs voyages est souvent une différence sensible de coût de la main d’œuvre pour des produits basiques comme la tomate de serre et autres denrées de même type. Freiner le réchauffement climatique implique de rompre avec cette mondialisation libérale des échanges sur fond de dumping social et environnemental.
Les taxes carbones mises en place ici où là dans les pays développés ne sont d’aucune efficacité. Quelques jours avant son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron est allé dire aux salariés de Whirlpool qu’il ne pouvait pas empêcher le transfert des productions de sèche-linge de l’usine d’Amiens en Pologne où les salaires sont trois fois plus bas qu’en Picardie. Mais cette délocalisation conduit à détruire une usine en bon état de marche en France pour en monter une autre en Europe centrale. Or, couler une tonne de béton c’est émettre 900 kilos de CO2. Faire ensuite tourner cette usine polonaise qui consommera de l’électricité fournie par des centrales à charbon multipliera par 30 le bilan carbone de la consommation électrique dans la fabrication des sèche-linge produits en Pologne, puis exportés sur des camions en Europe de l’ouest pour les eux tiers de la production.
Ainsi, les Français viennent d’élire un président de la République qui ne veut pas voir cette réalité en face. Quel es t alors son niveau de compétence pour mener le bon combat contre le réchauffement climatique ? Cela au moment où les récents jours de canicule en France auront, une fois de plus, lourdement pénalisé les paysans français en termes de revenu cette fois. Certes, Macron leur promet dès le mois de juillet l’organisation des Assises de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il a pris cet engagement de campagne neuf ans après avoir rédigé le rapport de la Commission Attali « pour la libération de la croissance française » dont Sarkozy et Fillon se sont inspirés pour faire voter en 2008 une loi donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs et augmenter le bilan carbone de notre assiette. Mais cela, beaucoup de journalistes semblent l’avoir oublié.

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EN QUELLE LANGUE FAUDRA-T-IL L’EXPLIQUER ?

Posté par provola le 22 juin 2017

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent
Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, les températures ont dépassé des records. (Ralph Freso / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, le mercure a atteint jusqu’à 52° C, un pic de chaleur dangereux pour les habitants.

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On se plaint avec nos 38° C ? Une plaisanterie pour les habitants d’Arizona ou de Californie ! Alors qu’une vague de chaleur a envahi la France, et l’Europe ces derniers jours, les Etats-Unis connaissent une canicule d’une tout autre ampleur, et autrement plus dangereuse.

Jusqu’à 52° C

Le 26 juin 1990, le mercure des thermomètres américains grimpait jusqu’à 44° Celsius, un record… Battu à plate couture dans la semaine qui vient de s’écouler. En Arizona ou en Californie, les fortes chaleurs ont désarçonné la population, pourtant habituée dans ces Etats en partie de désertiques au climat extrême.
 

En Arizona, et plus précisément à Phoenix, une ville située en plein désert, la compagnie aérienne American Airlines a été contrainte d’annuler une quarantaine de vols. Ses modèles d’avions, fonctionnels seulement sous un seuil de 48° C, n’ont pas pu décoller.

En Californie, dans la Vallée de la Mort, la température a grimpé jusqu’à 52°  C ce mardi après-midi, une situation que les habitants ont de plus en plus de mal à supporter. Ils l’expriment sur Twitter :

La bien nommée Vallée de la Mort…

Cette « attaque de chaleur » a entraîné la mise en place de mesures particulières pour les habitants (s’hydrater régulièment, limiter ses sorties…). Mais ces précautions ne suffisent plus à protéger la population californienne.

 

Plusieurs coupures d’électricité ont déjà eu lieu en raison de l’utilisation intensive des climatisations. Et des départs de feu ont été répertoriés dans l’Etat, en particulier dans la forêt nationale de San Bernardino.

Quant à la Vallée de la Mort, elle n’a malheureusement jamais aussi bien porté son nom. Selon plusieurs médias américains, 4 personnes y sont  décédées ces derniers jours dans cette région particulièrement touchée par le pic de chaleur. Le thermomètre a dépassé le 50° C !

 

Les deux premières victimes ont été découvertes ce lundi dans le comté de Santa Clara. Il s’agit d’un homme de 72 ans et d’une femme de 87 ans, précise le journal  »San Jose Mercury News ».

Deux randonneurs, un homme de 57 ans et son fils de 21 ans, ont également été retrouvés dans un parc national du Nouveau-Mexique. La température n’y était pourtant montée « que » jusqu’à 38° Celsius.

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SIMPLEMENT PENSER A NOS ENFANTS

Posté par provola le 20 juin 2017

Réchauffement climatique : en 2100, 74% de l’humanité pourrait mourir de chaud

Le réchauffement climatique inquiète particulièrement en ces vagues de canicule. Et selon une étude, l’inaction pourrait nous coûter très cher. D’ici la fin du 21e siècle, 74% de toute l’humanité risque en effet de mourrir de chaud dans le scénario le plus pessimiste. Si les efforts étaient au contraire amplifiés, 48% de la population mondiale serait tout de même touchée. En 2017, plus de 33% de la population de la planète risque déjà de mourir de chaud.

 

rechauffement climatique

Une nouvelle étude de l’université d’Hawaii publié dans Nature Climate Change vient encore une fois nous montrer à quel point les décisions d’aujourd’hui font peser une lourde menace sur demain. Une sorte de réponse à la décision de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris sur le climat. Si les émissions de CO2 continuent de progresser à ce rythme de même que les températures, nous risquons en effet très gros.

Réchauffement climatique : les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud en 2100

Les chercheurs sont arrivé à cette macabre conclusion en étudiant les conséquences en termes de surmortalité de 783 épisodes de chaleur de 1980 à 2014. Comme par exemple l’épisode de canicule de 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes rien qu’en France (plus de 70.000 personnes en Europe).

 

Et ont défini les conditions météorologiques au-delà desquelles il y a un réel danger pour l’Homme. Un seuil atteint dans les années 2000 sur 13% de la surface de la planète, où vivent 30% de la population mondiale. Et ça progresse… Quand bien même la hausse des températures était limitée à 1°C grâce à une politique volontariste au niveau mondial, les zones touchées s’étendraient à 27% du globe, menaçant 48% de la population.

Le pire, relèvent les scientifiques, serait que le scénario le plus pessimiste (une augmentation des températures moyennes de 3,7 °C en 2100) se réalise. 74% des êtres humains de la planète risqueraient alors de mourir des conséquences de la chaleur.

 

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A TOUS LES TENANTS DE LA CROISSANCE

Posté par provola le 18 juin 2017

 

Portugal : les fortes chaleurs, facteur aggravant d’un incendie « incontrôlable »

Un feu de forêt a ravagé la commune de Pedrogao Grande, dans la région de Leiria, dans la nuit du 17 au 18 juin, faisant au moins 62 morts.

LE MONDE | 18.06.2017 à 17h47 • Mis à jour le 18.06.2017 à 19h16 | Par Sandrine Morel (Madridcorrespondance)

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Le Portugal est sous le choc. Des dizaines de voitures calcinées, des corps brûlés étendus sur la route, des maisons réduites en cendres, des forêts dévastées, des champs calcinés… L’incendie qui a ravagé la commune de Pedrogao Grande, dans la région de Leiria, au Portugal est « la plus grande tragédie que nous ayons connue ces dernières années sur le front des incendies de forêt », a déclaré le premier ministre portugais, Antonio Costa, samedi 17 juin. Au moins 62 personnes sont mortes et 54 ont été blessées par les flammes. Un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir. Dimanche, le feu était toujours actif sur quatre fronts, dont deux particulièrement difficiles, et plusieurs villages demeuraient inaccessibles.

Lire aussi :   Au Portugal, un incendie d’une « violence inouïe » fait au moins 62 morts

« Un véritable enfer »

Le récit de la nuit de samedi à dimanche est dantesque. C’est celui d’« un véritable enfer », comme l’a défini Valdemar Alves, le maire de Pedrogao Grande. Samedi 17 juin, le feu s’est déclaré peu avant 15 heures (16 heures à Paris) dans une zone montagneuse du district de Leiria, recouverte d’eucalyptus et de pins. Sur la route nationale 236, qui unit Figueiro dos Vinhos et Castanheira de Pera, les voitures sont encerclées par les flammes. Au moins trente personnes meurent à l’intérieur de leurs véhicules, prises au piège. Dix-sept corps seront retrouvés sur la chaussée, non loin de leur voiture, rattrapés par les flammes alors qu’elles tentaient de fuir. Des familles entières n’ont pas pu échapper à la propagation rapide du feu. Dans le village de Figueiro dos Vinhos, plus d’une centaine de personnes ont été évacuées. Au moins cinq pompiers sont blessés.

L’enquête pour déterminer les causes de l’incendie est toujours en cours, mais la piste criminelle est a priori écartée. « L’information récupérée jusqu’à présent sur l’endroit du drame nous permet de penser, avec un fort degré de certitude, que la cause est un éclair qui a atteint un arbre », a assuré le directeur national adjoint de la police judiciaire Pedro do Carmo, dimanche 18 juin.

Des « vents incontrôlés » ont transformé un feu de faible intensité en un « incendie impossible à contrôler », a tenté de résumer le secrétaire d’Etat pour les affaires intérieures, Joao Gomes, tout en affirmant que la manière, dont se sont propagées les flammes, ne s’explique pas.

image: http://img.lemde.fr/2017/06/18/0/0/3500/2333/534/0/60/0/7ff3319_SPS04_PORTUGAL-FIRE-_0618_11.JPG

Des véhicules officiels sur l’autoroute IC8, à proximité des flammes, près de Pedrogao Grande (Portugal), le 18 juin 2017.

Des températures records ces derniers mois

Pour le responsable de la campagne forestière de Greenpeace Espagne et Portugal, Miguel Angel Soto, il est fort probable que ce soient les températures élevées qui soient responsables de la vitesse de la propagation des flammes. « Il semble que les principaux ingrédients de la règle du 30, celle qui rend un incendie incontrôlable, étaient réunis : un taux d’humidité de moins de 30 %, des vents de plus de 30 km/h et des températures de plus de 30 °C », déclare-t-il au Monde« En montant, l’air chaud provoque des vents latéraux et des changements de direction imprévisibles qui font que les flammes entourent toute la zone. Dans des conditions climatiques extrêmes comme celles que nous vivons, un incendie normal devient vite incontrôlable. A cela s’ajoute aussi le peu d’entretien des forêts, dans des zones rurales abandonnées et, dans ce cas précis, l’abondance de pins. »

Il faisait effectivement très chaud, ce samedi 17 juin. Les thermomètres frôlaient les 40 °C dans plusieurs régions de la péninsule Ibérique, placée sous alerte canicule depuis le 14 juin en Espagne. Aux températures exceptionnelles de juin, s’ajoutent les températures élevées de mars, avril et mai et surtout le manque de pluie qui explique que la végétation présente déjà un important déficit d’humidité. Les barrages espagnols sont à la moitié de leur capacité alors que l’été n’a pas encore commencé et le ministère de l’agriculture a annoncé des mesures contre la sécheresse.

« Cela fait la troisième année consécutive de phénomènes météorologiques exceptionnels depuis 2015, mais cette année est bien plus grave encore que les précédentes », affirme Miguel Angel Soto pour qui le changement climatique n’est pas responsable des incendies, mais peut l’être de leur intensité, de leur vitesse de propagation et de l’impossibilité de les contrôler.

L’an dernier, le Portugal avait été durement touché par une vague d’incendies qui avaient dévasté plus de 100 000 hectares. Sur l’île touristique de Madère, où les feux ont fait trois morts en août 2016, 5 400 hectares étaient partis en fumée.

Dimanche, plus de 800 pompiers, 257 véhicules et trois Canadairs étaient encore mobilisés pour lutter contre l’incendie. Deux Canadairs espagnols ont aussi été dépêchés sur place dimanche matin dans le cadre d’une collaboration bilatérale, et trois avions anti-incendie français, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile.

Le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, a assuré qu’étant donné les conditions, « ce qui a été fait est le maximum de ce qui pouvait être fait ». Le pays a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/18/portugal-les-fortes-chaleurs-facteur-aggravant-d-un-incendie-incontrolable_5146595_3244.html#8iUgzrPkVy9YxZYi.99

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TOP INFO: IL A PLU EN ANTARCTIQUE ET CE N’EST PAS BON SIGNE

Posté par provola le 16 juin 2017

Une étude alarmante vient d’être publiée par des climatologues américains qui travaillent sur le réchauffement climatique en Antarctique. Elle souligne les inquiétantes fontes de glace à l’ouest du continent austral, marquées par des chutes de pluie

Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris a remis le réchauffement climatique sur le devant de la scène médiatique ces dernières semaines, provoquant notamment un appel du président Macron aux talents étrangers désireux de lutter contre ce phénomène. Les scientifiques, eux, s’inquiètent des faits alarmants qu’ils observent depuis plusieurs années.

Le dernier exemple en date se trouve dans la dernière édition du journal Nature Communication : des climatologues du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio ont constaté un dérèglement climatique causant des chutes de pluies au niveau de l’ouest de l’Antarctique. Un phénomène dû à de nombreux facteurs, notamment le réchauffement des températures marines et atmosphériques de la zone.

Selon les scientifiques ayant étudié la question, ce changement de climat tient à la fonte anormale de la surface d’une portion du continent glacé, représentant une superficie de près de 770,000 km2, soit un peu plus que l’état du Texas aux États-Unis.

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(Nombres de jours, en Janvier 2016, où la surface était en train de fondre, observé par satellite. Crédit : Julien Nicolas, The Ohio State University)

UN PHÉNOMÈNE APPELÉ À SE REPRODUIRE

Situé vers la barrière de Ross — la plus grande barrière de glace de l’Antarctique —, cette zone aurait fondu à cause du phénomène El Niño, surnom donné aux perturbations de la circulation atmosphérique entre pôles et équateur, empêchant la remontée d’eau froide.

Ce type d’évènement amène un air chaud et humide, qui fait fondre la surface des immenses glaciers. Avec la condensation, il y a donc eu des chutes de pluies inhabituelles, favorisant d’autant plus la fonte de la neige en surface.

L’Antarctique reste encore l’endroit le plus froid sur notre planète. Seulement, ce genre de phénomène pourrait avoir des conséquences graves sur les températures et la montée des eaux dans le futur.

Une fracture de cette barrière est possible, avec pour conséquence directe de libérer d’un coup une quantité de glace dans les eaux, qui ferait considérablement monter le niveau de la mer. À elle seule, l’Antarctique pourrait même le faire lever de plus de trois mètres.

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Ces évènements sont à rajouter au fait que l’augmentation de la température globale des océans fait fondre une bonne partie de l’ouest de l’Antarctique. Si l’on rajoute à ça les changements atmosphériques, les pluies et le phénomène El Niño — qui devraient se répéter de plus en plus fréquemment au cours des prochaines années — l’Antarctique n’est pas près d’arrêter de se diluer dans les océans.

La meilleure explication de ce qui se passe actuellement — et aussi de ce qui pourrait bientôt se produire — est apportée par David Bromwich, co-auteur du papier et responsable de l’équipe de l’Ohio : « Nous avons un duel de tir à la corde entre l’influence d’El Niños et les vents d’ouest, et il semblerait qu’El Niños soit en train de gagner. […] C’est un modèle qui est en pleine émergence. Et parce que nous attendons un Niño plus fort et plus fréquent à l’avenir, on peut s’attendre à de nouvelles et importantes fontes des glaces de l’Antarctique ouest. »

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Réchauffement climatique: du gaz hilarant s’échappe de l’Arctique

Posté par provola le 3 juin 2017

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d'illustration)

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d’illustration) – Mario Hoppmann-AFP

Un nouveau signe alarmant du réchauffement climatique. Avec la fonte du permafrost au pôle nord, du gaz hilarant est relâché dans l’atmosphère. Un gaz particulièrement dangereux pour la planète.

Du gaz hilarant au pôle Nord. Si la nouvelle peut prêter à sourire, elle est pourtant inquiétante. Du protoxyde d’azote, également appelé gaz hilarant, emprisonné dans le permafrost, est libéré par la fonte des glaces polaires, révèle une étude scandinave publiée fin mai dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2

Présent dans le pergélisol, ce sol censé être gelé en permanence, ce gaz N2O relâché dans l’atmosphère est une bien mauvaise nouvelle pour le climat: il a un pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2, le dioxyde de carbone. Et pourrait concerner un quart du sol de l’Arctique.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont prélevé seize échantillons de permafrost en Laponie finlandaise. Puis ils ont réchauffé en laboratoire. Selon eux, le phénomène est d’autant plus important dans les zones dénuées de végétation.

« Les plantes absorbent l’azote du sol et réduisent le stock disponible pour la production de protoxyde d’azote, a expliqué la chercheuse Carolina Voigt, interrogée par la chaîne australienne ABC. Les plantes sont donc très efficaces pour réduire les émissions de protoxyde d’azote. »

« Les premiers signes du réchauffement dans l’Arctique »

Les chercheurs craignent que le permafrost dégelé n’émette autant de protoxyde d’azote que les forêts tropicales, dont la déforestation est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre.

L’Arctique est souvent considérée comme un miroir des effets du réchauffement climatique. L’évaluation Swipa du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique, fruit d’une collaboration de 90 scientifiques du monde entier, a signalé que le réchauffement de l’Arctique était plus rapide et plus dévastateur que prévu.

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Avril 2017 : 2e mois le plus chaud depuis 1880

Posté par provola le 28 mai 2017

La NASA (>>) et la NOAA (>>) viennent de mettre en ligne leur bilan climatologique mensuel mondial. Et ce mois d’Avril 2017 se résume comme étant le second plus chaud sur l’ensemble du globe depuis 1880 ! L’anomalie par rapport à la normale (période 1951-1980) s’élève entre +0.88 et +0.90°C, à peine en deçà du record… d’Avril 2016 (entre +1.06 et +1.07°C selon les deux institutions).
Avril 2017 : 2e mois le plus chaud depuis 1880 dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE cycle_1783

Anomalie de température mensuelle mondiale depuis 1880 – NASA

 

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Anomalie de température mondiale en Avril depuis 1880 – NOAA

 

Malgré quelques contrastes notamment du côté du Canada, de l’Europe orientale et de l’Australie ayant observés des températures légèrement inférieures à la normale, la majorité des régions du globe possèdent une anomalie positive. Les régions proches les plus septentrionales et proches du cercle arctique (Alaska, Sibérie) sont celles dont les températures ont été les plus anormalement élevées (parfois 5° au dessus des normes).
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Répartition de l’anomalie de température (océans + continents) en Avril 2017 - NOAA

 

Les principaux évènements recensés sur la planète au cours du mois d’Avril font pour la plupart référence à ces niveaux de douceur voire de chaleur remarquables.

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Liste des évènements significatifs au cours du mois d’Avril 2017 - NOAA

 

Un bilan qui ne cesse de confirmer l’amplification du réchauffement climatique. En effet, les mois de Février, Mars et Avril 2017 se situent tous au second rang des plus chauds observés en 137 ans de mesure (1880), tous derrière … Février, Mars et Avril 2016 ! En excluant cette année 2017 n’étant pas encore terminée, il est bon de noter que les 5 années les plus chaudes jamais observées à travers la planète l’ont été lors de cette décennie 2010. Seules les années 2011 et 2012 ne font pas parti de ce top 5.

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Anomalie de température mensuelle mondiale – classement des 10 années les plus chaudes - NOAA

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Réchauffement climatique : tous les indicateurs sont au rouge

Posté par provola le 8 mai 2017

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© Mark Ralston, AFP | Hausse des températures, niveau des océans, espèces menacées, fonte des glaces… les indicateurs du réchauffement climatique sont inquiétants.

Texte par FRANCE 

Dernière modification : 05/05/2017

Alors que s’ouvre lundi une réunion de l’ONU, en Allemagne, pour mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat conclu fin 2015 entre 196 pays, l’ensemble des indicateurs du réchauffement climatiques sont alarmants.

Les 196 pays signataires de l’accord de Paris sur le climat se retrouvent à partir de lundi 5 mai, à Bonn, en Allemagne, pour négocier la mise en œuvre de ce pacte. Hausse des températures, de la concentration en CO2, montée des eaux, recul des glaces : les indicateurs clés du réchauffement planétaire sont plus alarmants que jamais. Tour d’horizon.

Records de chaleur

>> À lire aussi : Nouveau record pour la température moyenne mondiale en 2016

La planète a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère pré-industrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le 21e siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

La banquise recule

>> À voir : Arctique, ça chauffe au pôle Nord !

En Arctique, l’étendue de la banquise estivale a été en 2016 la 2e plus réduite jamais enregistrée (4,14 millions de km2, après celle de 2012). Dans certaines régions de Russie, la température était supérieure de 6 à 7°C à la normale.

À l’autre bout de la Terre, au sud, en Antarctique, la banquise a perdu au printemps austral (novembre) près de 2 millions de km2 par rapport à la moyenne des 30 dernières années : elle était de 14,5 millions de km2 en 2016, de 16,35 millions entre 1981 et 2010.

La concentration des gaz à effets de serre augmente, les émissions de CO2 stables

>> À lire : Les émissions mondiales de CO2 stagnent pour la deuxième année de suite

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2016. Pour la première fois, en 2015, la concentration de C02, le principal GES, a dépassé durant les 400 ppm (parties par million) à l’échelle du globe, et la tendance se poursuit.

Pour avoir la meilleure chance de limiter la hausse de la température à 2°C, et ainsi contenir les plus graves impacts du réchauffement, la concentration moyenne de GES ne doit pas dépasser en 2100 les 450 ppm CO2eq (équivalent CO2 en parties par million).

Les émissions de GES issues des énergies fossiles devaient être stables en 2016 pour la 3e année consécutive, un progrès inédit, et lié aux efforts de la Chine, mais encore insuffisant, selon le bilan des scientifiques du Global Carbon Project. Les chercheurs sonnent en outre l’alerte sur un boom inexpliqué du méthane, au pouvoir plus réchauffant que le CO2.

Hausse continue du niveau des océans

>> À lire sur Les Observateurs : À Saint-Louis, la montée des eaux engloutit les maisons du littoral

Le niveau des océans continue à monter. Selon une étude récente, le phénomène, que l’on pensait graduel jusqu’alors, semble même s’accélérer : le niveau des mers a crû de 25 à 30 % plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à la période 1993-2004.
Cette hausse risque de s’intensifier, à mesure que glaciers et calottes glaciaires fondent (Antarctique, Groënland).

La hausse est plus rapide en certains points, notamment du Pacifique et de l’océan Indien.

Recrudescence des évènements météorologiques extrêmes

>> À lire : Phénomènes extrêmes au menu de 2017 selon l’ONU

Le réchauffement favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur, indique une étude de l’OMM.
Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêts, inondations, et autres ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990.

La violence des typhons sur la Chine, Taïwan, le Japon et les deux Corées, devrait s’en trouver accrue, selon une étude d’après laquelle « ces 37 dernières années, les typhons ayant frappé l’est et le sud-est de l’Asie ont gagné 12 à 15 % d’intensité ».

Selon la Banque mondiale, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté.

Dérèglement  : les  dans l’œil du cyclone av @Hindououmar   http://f24.my/1jb3v3U  via @FRANCE24 

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Réchauffement climatique : l’effrayant scénario d’une Terre sans glace

Posté par provola le 22 avril 2017

Imaginez un monde sans glace, où les seules chances de voir de l’eau gelée sont très au nord, durant des hivers particulièrement rudes. Et même dans ces lieux-là, elle fond très vite. Plus de calottes polaires, de glaciers ni de neiges éternelles. Dans ce monde-là, on peut aller au Pôle Nord à la nage, et l’Antarctique est couverte de forêts.

Le niveau de la mer est bien au-dessus de ce que nous connaissons aujourd’hui, entre 50 et 100 mètres de plus. Il n’y a pas d’isthme pour relier l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord. L’Afrique est un continent insulaire. L’Inde est séparée du continent asiatique, une grande partie de l’Europe du Sud (Italie, Balkans, Grèce…) est isolée par un bras de mer. Le Royaume-Uni est réduit à un chapelet de petites îles. En France, les hautes terres pyrénéennes sont des plaines côtières, et tout l’ouest est sous l’eau. La température moyenne de la planète est tropicale : 30 degrés, à comparer aux 13 et quelques enregistrés en 2016, pourtant une année record.

Une soudaine augmentation du gaz carbonique

Cette description pourrait ressembler au scénario d’un mauvais film de science-fiction. C’est pourtant une réalité… du passé. Celui de la Terre d’il y a 56 millions d’années, 10 millions après que la chute d’un météore ait provoqué l’extinction des dinosaures. Les spécialistes nomment cette période « PETM », pour « Paleocene Eocene Thermal Maximum », ou maximum thermique du passage Paléocène-Eocène. Elle devait durer quelques dizaines de milliers d’années.

La cause de ce climat exceptionnellement chaud est aujourd’hui identifiée grâce aux relevés géologiques : il s’agit de l’augmentation brutale et rapide du taux de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère. Une rapidité à l’échelle géologique, bien sûr, tout cela s’est passé en quelques milliers d’années, mais l’événement a provoqué une augmentation des températures de 6 degrés par rapport à la période précédente, déjà chaude.

Pourquoi ce taux de CO² a-t-il augmenté ? Nous n’en sommes pas encore certains, mais l’on évoque la fonte du permafrost qui en aurait dégagé de très grandes quantités dans l’atmosphère.

Le PETM a duré environ 20.000 ans, avant un retour à des températures un peu moins torrides, mais toujours chaudes par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui. Il s’agit là du réchauffement climatique le plus intense que nous ayons identifié dans l’histoire de notre planète. Jusqu’à aujourd’hui. Car si nous sommes loin d’avoir atteint les proportions de gaz carbonique atmosphérique de cette époque reculée, leur augmentation suit pourtant une courbe bien plus raide.

« La vitesse actuelle du changement climatique est hautement inhabituelle »

Le parallèle entre le réchauffement de 56 millions d’années dans le passé et celui que nous connaissons aujourd’hui a été fait à plusieurs reprises par des scientifiques. Aujourd’hui, une nouvelle étude examine dans le détail non seulement le fameux PETM mais l’historique complet de la concentration en carbone de l’atmosphère terrestre depuis 420 millions d’années, limite posée par nos méthodes d’investigation en la matière.

Cette étude anglo-américaine, publiée dans la revue « Nature Communications« , place le climat terrestre dans son contexte : à l’échelle géologique, il a été déterminé à la fois par l’augmentation de la luminosité du Soleil (de la chaleur qu’il nous apporte) et le déclin global du gaz carbonique dans l’atmosphère, l’un compensant l’autre pour nous assurer un climat décent depuis des centaines de millions d’années. Bien sûr, il y a eu des exceptions, comme le fameux PETM où les taux de gaz carbonique ont grimpé pendant quelques milliers d’années, mais sur la durée, la Terre a gardé des températures qui ont permis des alternances entre des périodes de glaciation et des âges interglaciaires sans pour autant se débarrasser de tous les glaciers et calottes polaires.

Aujourd’hui, cependant, l’humanité change la donne. « L’utilisation des combustibles fossiles, si elle ne décroît pas, va nous mener d’ici au milieu du 21ème siècle vers des valeurs de CO2 qui n’ont pas été vues depuis le début de l’Eocène (50 millions d’années) », expliquent les auteurs.

Ces concentrations en gaz carbonique ont fluctué, notent ces scientifiques, passant de 200 parties par million (ppm) durant les âges glaciaires les plus froids à 3.000 ppm pendant les époques les plus chaudes (comme le fameux intermède du PETM). De quoi rassurer les climato-sceptiques qui insistent sur les variations climatiques naturelles de notre planète ? Certainement pas. « S’il y a des preuves que notre climat a fluctué de manière importante dans le passé (la Terre étant actuellement dans une période plus froide), elles montrent aussi que la vitesse actuelle du changement climatique est hautement inhabituelle », expliquent les auteurs de l’étude.

Une situation sans équivalent depuis un demi-milliard d’années

Si l’on prend un scénario sans limitation de gaz à effet de serre, il y aurait un pic de concentration du gaz carbonique dans l’atmosphère à 2.000 ppm, qui se situerait autour de l’année 2250. A ce moment-là, en prenant en compte que le rayonnement solaire est plus puissant que dans le passé, on se retrouverait avec une situation climatique comparable à celle du début de l’Eocène.

Si le CO2 continue à croître davantage durant le 22ème siècle, et que l’humanité finit par brûler l’ensemble des réserves de charbon, de gaz et de pétrole de la planète, nous arriverions à 5.000 ppm de concentration de CO2.  »Non seulement le changement climatique serait plus rapide que tout ce que la Terre a connu depuis des millions d’années, mais le climat qui existerait serait alors sans équivalent naturel, autant que nous puissions en juger, au moins depuis 420 millions d’années », précise le professeur Gavin Foster, de l’université de Southampton (Angleterre), auteur principal de l’étude.

Dans les débats sur le changement climatique, on s’intéresse rarement à ce qui pourrait se passer au-delà de ce siècle, comme si seules les conséquences à court et à moyen terme avaient vraiment de l’importance, comme si les générations de nos arrière-arrière-petits-enfants et suivantes n’avaient une existence que théorique. Et pourtant…

Si les efforts entrepris notamment à la COP21 pour contenir les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas couronnés de succès, nous pourrions bien sûr en subir directement les conséquences dans les dizaines d’années qui viennent, avec des températures en hausse, des phénomènes météorologiques plus dévastateurs et la désertification de certaines régions du globe. Mais cela signifierait également que le 22ème siècle, à quelques générations d’écart, pourrait voir une Terre bien différente, peut-être proche de celle d’il y a 56 millions d’années. Une Terre sans glace ?

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Réchauffement climatique : la banquise hivernale arctique de 2017 était la plus petite jamais observée

Posté par provola le 27 mars 2017

http://www.futura-sciences.com/planete/videos/rechauffement-climatique-banquise-hivernale-arctique-2017-etait-plus-petite-jamais-observee-4547/

Comme on peut le voir dans cette vidéo de la Nasa, l’expansion de la banquise hivernale a atteint sa plus grande extension le 7 mars 2017. La surface de mer couverte de glace fut alors la plus basse jamais mesurée lors d’un maximum saisonnier. Les zones grises plus foncées traduisent une couverture glacée plus fine qu’ailleurs, donc plus fragile. La banquise estivale, fin septembre 2016, était à un niveau très bas. L’hiver a eu ensuite du mal à s’installer. Aux antipodes, la banquise estivale autour de l’Antarctique était aussi à un niveau historiquement bas.

Début mars 2017, les banquises du pôle Nord et du pôle Sud ont battu leur précédent record d’expansion minimum. C’est du jamais vu depuis les premières mesures par satellites en 1979, et ce n’est pas une bonne nouvelle. « J’étudie l’évolution du climat hivernal dans l’Arctique depuis 35 ans et je n’ai jamais observé ce que nous avons vu ces deux derniers hivers », a déclaré à l’AFP, Mark Serreze, le directeur du NSIDC (National Snow and Ice Data Center).

 

Comme chaque année, dans le cercle arctique, c’est vers la fin de l’hiver que les glaces ont conquis le maximum de surface de mer, c’est-à-dire vers la fin février, début mars. À la même période, c’est l’inverse qui se produit autour de l’Antarctique : l’été austral se termine et l’étendue de la banquise atteint alors son minimum. Mais cette année, pour les deux pôles, les indicateurs ont atteint leur minimum historique.

Ainsi, le 7 mars, la banquise arctique recouvrait seulement 14,42 millions de km2 au total. C’est 97.000 km2 de moins que le précédent record de 2015. Aussi, si l’on considère la moyenne de la période de référence 1981-2010, cela représente 1,22 million de km2 de moins.

Aux antipodes, l’Antarctique, où la tendance de ces dernières années était à l’extension de sa couronne de glace, a rétréci jusqu’à un minimum de 2,11 millions de km2, le 3 mars dernier. Le précédent record de 1997 est donc battu avec 184.000 km2 en moins.

Vers un nouveau record de la plus petite banquise estivale

Si les surfaces de mer glacées des deux régions polaires sont cumulées, à cette même période (fin d’hiver donc), on obtient une banquise totale de 16,21 millions de km2. Une valeur en baisse. C’est l’équivalent de la taille du Mexique (2 millions de km2) qui a ainsi disparu par rapport à la moyenne de 1981-2010 (une moyenne déjà plus faible qu’au début du XXe siècle).

En Arctique, comme nous l’avions vu, l’étendue des glaces à la fin de l’été 2016, début septembre, était très basse. Les conditions météorologiques n’ont pas permis à l’hiver de véritablement s’installer les mois suivants. Les températures ont été jusqu’à 3 °C plus élevées que la moyenne, les vents étaient défavorables à l’expansion de la glace, et des tempêtes se sont additionnées pour ralentir la banquise.

Outre ce rétrécissement, c’est aussi l’épaisseur des glaces qui a diminué comme l’ont mesuré des satellites. « Commencer le début de la saison du dégel avec des glaces aussi peu épaisses laisse prévoir la possibilité d’un nouveau record d’étendue minimale de la banquise en septembre », estime Julienne Stroeve, une scientifique du NSIDC interrogée par l’AFP.

Comme les surfaces blanches réfléchissent la lumière solaire au contraire des étendues plus sombres des océans libres de glace, la disparition progressive de la banquise ne fera qu’accentuer le réchauffement des eaux, et par conséquent, le réchauffement climatique global.

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CLIMAT : DÉBUT 2017 TEMPÉRATURES TOUJOURS EN HAUSSE

Posté par provola le 21 mars 2017

Les températures planétaires de janvier 2017, tout juste publiées par les équipes scientifiques qui surveillent le climat terrestre, sont assez curieuses. D’abord, elles sont bien élevées.

CLIMAT : DÉBUT 2017 TEMPÉRATURES TOUJOURS EN HAUSSE  dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE janvier-2017vs20162015Températures planétaires en janvier 2017, 2016 et 2015

Avec 0,92°C au dessus d’une moyenne climatologique calculée sur la période 1951/1980, janvier 2017 est au dessus de janvier 2015, et au troisième rang des mois de janvier depuis le début de la série des relevés thermométriques planétaires. La carte de ces températures (exprimées en écart à la moyenne climatologique) montre un globe presque partout au dessus de cette moyenne sauf quelques exceptions. Surtout un vaste disque centré sur la Méditerranée où elles sont inférieures, ainsi qu’une zone continentale et océanique centrée sur la côte nord-ouest des Etats-Unis et du Canada.

Du coup, la décennie en cours poursuit sans faiblir la série du réchauffement climatique observé depuis plus d’un siècle. Et surtout celle qui dure depuis le milieu des années 1970 et qui n’a aucune autre explication plausible que l’intensification de l’effet de serre planétaire par nos émissions de gaz à effet de serre.

TsERSST.DecadalMaps dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUELe réchauffement climatique vu par tranche de dix ans.

Un graphique politique

Une autre manière d’en prendre la mesure est de considérer la courbe de ces températures (mesurées à un mètre au dessus des sols sur les continents pour l’air et à la surface des océans pour l’eau) depuis 1880. Le graphique ci-dessous est « politique ». Non que la science y soit biaisée par une fraude quelconque, mais le choix de la période de comparaison – 1880/1920 et non 1951/1980 – fait explicitement référence à la Convention Climat de l’ONU. Celle-ci, dans les décisions de sa Conférence des parties (COP-21) tenue à Paris en décembre 2015 a fixé l’objectif de ne pas dépasser les 2°C de plus qu’avant l’ère industrielle, et même de se rapprocher le plus possible des 1,5°C, selon la demande des pays les plus vulnérables au changement climatique. Ce que dit cette présentation, c’est que l’objectif le plus ambitieux est déjà totalement hors de portée, et que les 2°C exigent des décisions beaucoup plus fortes que celles prises lors de cette COP.

globalT_1880-1920baseEvolution de la température planétaire en écart la moyenne 1880/1920 (GISS, NASA).

Glaces en recul

Le climat planétaire de ce début d’année 2017 montre un autre trait frappant. Celui d’un spectaculaire recul d’une partie de la cryosphère terrestre, la banquise. Ou plus exactement les banquises, celles de l’Arctique et de l’Antarctique.

Pour l’Arctique, les glaciologues sont désormais habitués, depuis son observation quotidienne par satellites depuis 1979, à enregistrer une tendance nette à la diminution de sa surface.

monthly_ice_01_NH_v2.1L’évolution de la banquise arctique en janvier depuis 1980 vue par satellites.

En revanche, la banquise de l’Antarctique ne montrait nulle tendance à se rétracter, avec même des phases de croissance ces dernières années. L’année 2016 a montré une rupture nette, dont il est beaucoup trop tôt pour dire s’il s’agit d’une fluctuation naturelle déconnectée du réchauffement planétaire où une conséquence de ce dernier.

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Un mystère dans le Pacifique tropical

Il y a toutefois quelque chose de curieux dans la carte des températures de janvier 2017. Si l’on compare cette carte avec celle de janvier 2016, nettement plus chaude avec un écart de 1,13°C au dessus de la moyenne, il apparaît que la cause de cette différence notable se situe essentiellement dans le Pacifique tropical où l’on distingue une longue « langue » rouge, signe d’un El Niño particulièrement intense (attention, il faut fortement corriger son impression visuelle des rapports de surface entre les zones tropicales et les hautes latitudes, la représentation cartographique choisie surdimensionne ces dernières).

Où est donc le « curieux » de l’affaire ? En ce que le très fort El Niño de 2015 et 2016 n’a pas donné suite comme souvent mais pas systématiquement, à une Niña toute aussi forte, un phénomène responsable d’un coup de froid sur l’indicateur de température planétaire. Comme l’indique le graphique ci-dessous.

Msla_nino34_StzdF6L’oscillation ENSO (El Niño southern oscillation) vue à travers la hauteur de la mer au centre du Pacifique tropical.

Pour l’instant, l’oscillation ENSO ne se conduit pas selon la métaphore souvent utilisée par les océanographes pour l’expliquer : celle d’une balançoire. Après le très vigoureux El Niño des deux dernières années, on s’attendait plutôt à une forte Niña. Or, pour l’instant, le Pacifique est dans des conditions dites « neutres », ni l’un ni l’autre. Mais surtout, les prévisions des océanographes sont non seulement plus en faveur d’une poursuite de cette neutralité mais la seconde option qu’elles privilégient n’est pas une Niña mais un Niño.

%C3%A9ventail-des-pr%C3%A9visions-pour-ENSO-en-2017Prévisions pour ENSO en 2017

Le Pacifique va t-il nous concocter un nouveau mystère dans le fonctionnement d’ENSO ? S’agit-il d’un effet du changement climatique – ENSO est un phénomène dit « couplé » entre la température de surface et profonde du Pacifique tropical et de son interaction avec les vents – qui modifierait déjà le mécanisme qui provoque cette oscillation ? Et compliquerait encore plus sa prévisibilité, alors que se préparer à ses phases extrêmes est crucial pour la pêche au large des côtes andines et pour des millions d’agriculteurs en Amérique et en Asie ou en Australie, ainsi que pour les parades aux pluies diluviennes et aux sécheresses qu’il occasionne.

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LA PRIORITÉ ?

Posté par provola le 7 mars 2017

lhttp://http://www.francetvinfo.fr/monde/russie/video-siberie-l-immense-cratere-de-batagaie-continue-de-s-agrandir-en-raison-du-rechauffement-climatique_2083865.html

Un phénomène qui fait froid dans le dos. Le cratère de Batagai, dans la République de Sakha (Russie), est apparu dans les années 1990 et ne cesse de s’agrandir depuis. Ce trou immense d’un kilomètre de long sur 86 m de profondeur en moyenne subit les effets du réchauffement climatique, selon la BBC (en anglais).

Son apparition en Sibérie est probablement liée à la fonte des glaces et plus précisément à celui du pergélisol (aussi appelé permafrost). Le pergélisol désigne la partie du sol qui est gelé en permanence au moins pendant deux ans. Très sensible au réchauffement climatique, il peut se fissurer et libérer du méthane, rappelle Le Vif. Il recouvre un cinquième de la surface terrestre et jusqu’à 90% du Groenland ou 80% de l’Alaska.

 

Des conséquences problématiques

Pour Frank Günther, chercheur à l’institut Alfred-Wegener à Potsdam qui suit l’évolution du phénomène depuis des décennies, ce trou s’est agrandi de 30 m en un an, durant les années les plus chaudes. Selon lui, il est plus que probable que le cratère va encore se creuser davantage et de plus en plus rapidement avec des conséquences problématiques : le chercheur précise dans De Morgen (en flamand) qu’il y a autant de carbone dans le permafrost que dans l’atmosphère. Une fois libéré, celui-ci est consommé par des microbes qui le transforment en gaz à effet de serre qui vont encore venir réchauffer davantage la planète.

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