IL ÉTAIT UNE FOIS LA BARRIÈRE DE CORAIL

Posté par provola le 19 avril 2018

Les coraux menacés d’extinction autour de 2050

EN UN GRAPHIQUE – Les coraux, habitats essentiels à la biodiversité marine, connaissent un déclin catastrophique dû au réchauffement climatique.

LE MONDE | 19.04.2018 à 17h30 • Mis à jour le 19.04.2018 à 18h05 | Par Gary Dagorn

Les coraux blanchis et mourants de la Grande Barrière, au large de l’Australie, le 23 avril 2009.

Une étude publiée, mercredi 18 avril, dans la revue Nature montre qu’environ 30 % de la Grande Barrière de corail, au large de l’Australie, aurait disparu pendant la vague de chaleur de l’été 2016. Une dégradation très inquiétante dont l’ampleur est inédite au sein de cette structure géante qui abrite une biodiversité très importante. Au niveau mondial, les coraux ne couvrent « que » 284 000 km² de surface (selon les Nations unies) mais abritent au moins 25 % des espèces marines connues.

Lire l’article :   Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne

L’étendue des dégâts n’est hélas pas une surprise. En mai 2017, deux conseillers scientifiques ont déclaré « inatteignable » l’objectif du gouvernement australien de sauver la Grande Barrière, après que des estimations similaires des destructions en 2016 ont été publiées.

Dans un rapport daté de 2011, le World Resource Institute (WRI) estimait que plus de 60 % des récifs coraliens sont directement menacés par les activités humaines (surpêche, pollution, bétonnage des côtes) et qu’environ trois quarts de ceux-ci sont menacés à la fois par l’activité de l’humanité et le réchauffement des eaux. Le déclin global des coraux est une manifestation parmi les plus spectaculaires et inquiétantes du changement climatique. Ce dernier, en réchauffant les eaux et en les acidifiant légèrement, fragilise les coraux, qui sont extrêmement sensibles aux changements de paramètres de leur environnement.

Depuis la première édition du rapport du WRI sur la question, en 1998, un corail sur trois connaît un risque accru de disparaître. On estime que d’ici à 2050, les coraux de la planète dans leur quasi-intégralité seront menacés de disparition.

En 2050, quasiment tous les coraux de la planète seront menacés de disparaître

Part des coraux groupés par sévérité de menace

En 2050, quasiment tous les coraux de la planète seront menacés de disparaître

Part des coraux groupés par sévérité de menace

2030
● Critique: 8,4 %
● Très haut: 17,1 %
● Haut: 32,1 %
● Moyen: 34,0 %
● Bas: 8,4 %

 

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RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE: ON N’A RIEN COMPRIS

Posté par provola le 7 avril 2018

Emissions mondiales de CO² à un plus haut historique en 2017, rapporte l’AIE

EMISSIONS MONDIALES DE CO² À UN PLUS HAUT HISTORIQUE EN 2017, RAPPORTE L'AIE
Les émissions mondiales de CO², découlant de l’utilisation de combustibles fossiles, ont augmenté de 1,4% en 2017, pour atteindre 32,5 gigatonnes, soit un plus haut historique, au vu d’une estimation encore provisoire, fait savoir l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport rendu public jeudi. /

 

LONDRES (Reuters) – Les émissions mondiales de CO², découlant de l’utilisation de combustibles fossiles, ont augmenté de 1,4% en 2017, pour atteindre 32,5 gigatonnes, soit un plus haut historique, au vu d’une estimation encore provisoire, fait savoir l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport rendu public jeudi.

Les émissions de CO² n’ont pas augmenté partout; si la plupart des grandes économies ont enregistré une hausse en 2017, d’autres (Etats-Unis, Royaume-Uni, Mexique, Japon) ont connu des baisses.

La plus forte baisse est venue des Etats-Unis, ce en raison d’un développement accéléré des énergies renouvelables.

La demande mondiale en énergie a progressé de 2,1% l’an passé, à 14,05 milliards de tonnes d’équivalent pétrole, soit plus du double du taux de progression enregistré en 2016 (0,9%), du fait d’une croissance économique globale soutenue, a précisé l’AIE. En moyenne, de 2011 à 2015 compris, la demande mondiale d’énergie avait crû de 0,9% l’an.

Plus de 70% de la croissance de la demande mondiale en énergie a été satisfaite par le pétrole, le gaz naturel et le pétrole, tandis que la quasi-totalité du reste revenait aux énergies renouvelables, note l’AIE dans son rapport.

 

LES RENOUVELABLES EN NETTE PROGRESSION

« La hausse importante des émissions mondiales de dioxyde de carbone, liée aux sources d’énergie, en 2017, nous montre que les efforts actuels pour lutter contre les changements climatiques sont loin de suffire, a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE.

« Par exemple, on assiste à un ralentissement spectaculaire du taux d’amélioration de l’efficacité énergétique au plan mondial, les politiques mettant moins l’accent là-dessus », a-t-il ajouté.

La demande mondiale de pétrole a augmenté de 1,6% l’an dernier, soit de 1,5 million de barils par jour (bpj), plus du double du taux annuel moyen d’augmentation au cours des dix dernières années.

La consommation de gaz naturel a progressé pour sa part de 3% l’an dernier, la Chine comptant à elle seule pour près d’un tiers de cette hausse. C’est, parmi les combustibles fossiles, le gaz naturel qui a connu la plus forte hausse l’an dernier.

 

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2017 LE THERMOMÈTRE CONTINUE DE GRIMPER

Posté par provola le 18 janvier 2018

Les trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées

Carte des températures moyennes globales en 2017.

En 2017, les températures globales à la surface du globe se sont classées au 2e rang des plus chaudes depuis 1880.   Photo : NASA

Le réchauffement climatique s’est poursuivi en 2017, faisant des trois dernières années les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés météorologiques au XIXe siècle, a annoncé jeudi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE, REUTERS ET NEW YORK TIMES

2017 est cependant « l’année la plus chaude sans un phénomène El Niño », précise l’agence spécialisée de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Ainsi, malgré l’absence de ce phénomène, la température en 2017 s’est située 1,1 °C au-dessus des niveaux préindustriels. La température à la surface du globe en 2016 était la plus chaude jamais enregistrée, avec 1,2 °C de plus qu’à l’époque préindustrielle. En 2015, elle la dépassait de quelque 1,1 °C.

Le réchauffement de l’Arctique a été particulièrement prononcé, et cela aura de profondes et durables répercussions sur les niveaux des mers et sur les conditions climatiques dans d’autres endroits du monde.

Petteri Talaas, secrétaire général de l’OMM

Parmi les événements climatiques majeurs de 2017 figurent plusieurs ouragans qui ont frappé les Caraïbes et les États-Unis, tandis que la banquise arctique a connu en fin d’année son niveau le plus bas au milieu de l’hiver et que les barrières de corail tropicales ont pâti de températures élevées de l’eau.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Lors l’accord de Paris en 2015, la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en deçà » de 2 °C. Donald Trump, sceptique sur la réalité du changement climatique, a retiré les Etats-Unis de l’accord, estimant qu’il détruirait des emplois industriels.

Dix-sept des 18 années les plus chaudes répertoriées depuis le début des relevés météorologiques, au XIXe siècle, se sont produites depuis 2000, confirmant l’impact des gaz à effet de serre sur les températures, affirme l’OMM.

L’OMM utilise notamment les données de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), de l’Administration américaine pour l’aéronautique et l’espace (Nasa), du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

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NDDL: NOTRE ENGAGEMENT POUR LE FUTUR

Posté par provola le 17 janvier 2018

Après des décennies de recul de la bio-diversité, d’explosion du consumérisme, de réchauffement climatique, dans un contexte de monétisation des rapports humains, de recul des solidarités, de refus du dialogue, d’érection des mûrs et des barbelés, l’abandon de la construction de NDDL résonne comme une victoire de ce qui reste à sauver sur une planète en survie, dévastée par le productivisme globalisé. Cette victoire est avant tout celle des zadistes qui ont toujours cru en leur légitimité et à qui nous devons cette bouffée d’air frais.
D’ autres opposants à un système marchand sans freins appellent maintenant à poursuivre les luttes à Bure, à Calais ou en tout autre territoire pouvant s’ériger en symboles de résistance face à la dégradation accélérée de la vie sur notre planète-mère.

Rendez-vous sur les prochains lieux de bataille

et toc

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IL FAIT FROID PARCE QU’ IL FAIT CHAUD

Posté par provola le 12 janvier 2018

par 11 janvier 2018, 23 h 04 min

La fonte des glaces de l’Arctique serait à l’origine de vagues de froid plus intenses, selon Météo France. Pour mieux comprendre la situation, il faut s’intéresser au courant-jet (ou jet stream).

En 2016 et en 2017, des records de températures au dessus des normales saisonnières ont été battus en France et dans de nombreux pays. Il faut savoir qu’il devient de plus en plus difficile de prévoir les températures d’un mois sur l’autre, comme l’explique Sciences et Avenir citant un bilan de Météo France.

La récente vague de froid qui s’est installée durant plusieurs semaines en Amérique du Nord a surpris par son intensité et ses températures polaires. Ainsi, la question de savoir si ce genre d’épisode est lié au changement climatique se pose. Nous parlerons alors dans ce cas de dérèglement climatique, car une telle vague de froid – aussi intense soit-elle – ne change pas la dynamique de réchauffement global qui se produit depuis quelques années sur Terre.

La fonte des glaces de l’Arctique favorise le réchauffement de cette zone du globe puisque l’eau absorbe davantage les rayons solaires, ce qui est moins le cas de la glace possédant un albédo (pouvoir réfléchissant) plus élevé. Or la science commence à avoir des certitudes concernant le fait que la réduction des différences de températures entre le pôle Nord et les tropiques rend plus sinueuse la trajectoire du courant-jet, un courant d’air d’altitude rapide et confiné. Rappelons qu’il en existe plusieurs types, et celui évoqué ici est le courant-jet polaire nord, passant justement au-dessus de l’Amérique du Nord.

Crédits : Wikimedia Commons

Ainsi, ce courant a désormais parfois tendance à laisser le froid atteindre des zones plus au sud et plus localisées, plutôt qu’à renvoyer le froid vers les pôles, ce qui est son rôle habituel. Ceci explique entre autres la terrible vague de froid qu’on récemment essuyé les États-Unis et le Canada. Ainsi, des épisodes comme celui-ci – qui restent exceptionnels – ne remettent aucunement en cause la dynamique actuelle du changement climatique, caractérisée par le réchauffement et le dérèglement.

Sources : Sciences et Avenir

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LETTRE A TOUS LES CLIMATO-SCEPTIQUES

Posté par provola le 29 décembre 2017

Non, ce n’est pas parce qu’il fait froid que le réchauffement climatique n’existe pas

Ces derniers jours, le président des Etats-Unis et un ancien ministre français se sont servis du froid pour mettre en doute le réchauffement climatique. Un argument qui n’a pas de réalité scientifique.

Un habitant d\'Erie (Pennsylvanie, Etats-Unis) déneige l\'accès à sa maison après des chutes de neige record dans cette ville, le 26 décembre 2017.
Un habitant d’Erie (Pennsylvanie, Etats-Unis) déneige l’accès à sa maison après des chutes de neige record dans cette ville, le 26 décembre 2017. (GREG WOHLFORD / AP / SIPA)
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Thomas BaïettoFrance Télévisions

Mis à jour le 29/12/2017 | 10:56
publié le 29/12/2017 | 08:46

C’est une petite musique qui revient chaque hiver. A chaque vague de froid, les climatosceptiques ironisent sur la réalité du réchauffement climatique. Connu pour ses déclarations fantaisistes sur le sujet, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a suggéré, jeudi 28 décembre, d’« utiliser un peu de ce bon vieux réchauffement climatique » pour se protéger du froid alors que l’Amérique du Nord grelotte ces derniers jours. Un peu plus tôt, c’est l’ancien ministre français de l’Education, Luc Ferry, qui accusait les écologistes d’« immuniser une doctrine contre le réel ».

La météo et le climat sont deux choses différentes

C’est une confusion classique. Mais comme l’explique de manière détaillée la Nasa ou la chaîne météo, la météo et le climat sont deux choses bien distinctes. La météo rend compte du temps qu’il fait à un instant et à un endroit précis, tandis que le climat correspondant aux conditions météorologiques sur une longue période et sur l’ensemble de la planète. « Le changement climatique est très réel même s’il fait froid à l’extérieur de la Trump Tower en ce moment. De la même façon, il y a toujours de la faim dans le monde, même si vous venez de manger un Big Mac », résume sur Twitter le directeur de l’Académie des Sciences de Californie, Jon Foley.

2017 devrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée

Si l’on regarde au-delà de la météo et de ce coup de froid passager, 2017 devrait être l’année la plus chaude jamais enregistrée sur l’ensemble de la planète, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Pour les seuls Etats-Unis, les 11 premiers mois de l’année sont les troisièmes plus chauds jamais enregistrés.

Cette augmentation des températures observées cette année s’inscrit dans une progression régulière ces dernières années. Si le record de 2017 se confirme, ce sera la quatrième année consécutive qu’un record est établi : 2016, 2015 et 2014. Et les douze années les plus chaudes sur la planète ont presque toutes été enregistrées au XXIe siècle, comme le montre ce graphique réalisé avec les chiffres de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA, site en anglais).

Ces vagues de froid sont provoquées par… le réchauffement climatique

Ces vagues de froid polaire seraient en outre une conséquence du réchauffement climatique et des dérèglements qu’il entraîne. Ce constat est dressé par les climatologues du Centre national de recherches météorologiques (CNRM) de Météo France, rapporte Le Figaro.

En Arctique, les températures ont augmenté ces dernières années deux fois plus vite qu’ailleurs, ce qui a réduit les différences avec le reste du globe. Cette réduction a déréglé le jet-stream, cette ceinture de vents qui marque la frontière entre l’air chaud qui remonte de l’équateur et l’air froid du pôle. « Le jet-stream est moins directionnel et plus sinueux. Cela peut donc provoquer des incursions d’air froid chez nous », explique au Figaro Matthieu Chevallier, chercheur au CNRM.

Ses observations suggèrent également que le jet-stream devrait se stabiliser à nouveau avec l’augmentation des températures et que ces incursions polaires pourraient ne pas durer. Mais rien ne dit que cela sera suffisant pour convaincre Donald Trump de la réalité du réchauffement climatique.

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C’EST PIRE QUE PREVU

Posté par provola le 7 décembre 2017

La Terre pourrait se réchauffer 15% de plus d’ici 2100, selon une étude

Des climatologues de l’Institut Carnegie de l’université de Stanford en Californie ont publié leurs travaux dans la revue « Nature », mercredi. Selon eux, « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que les pires modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Une île de l\'archipel François-Joseph (Russie).
Une île de l’archipel François-Joseph (Russie). (VERA KOSTAMO / SPUTNIK / AFP)
D’ici 2100, la Terre pourrait se réchauffer 15% de plus que la pire prédiction des experts de l’ONU. C’est ce que montre une étude publiée, mercredi 6 décembre, dans la revue Nature. Les auteurs de ces trauvax, Patrick Brown et Ken Caldeira, climatologues à l’Institut Carnegie de l’université de Stanford en Californie, estiment que « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que les pires modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Cet organe scientifique de référence sur le réchauffement a publié, en 2014, un éventail de scénarios prédisant le réchauffement climatique à la fin du XXIe siècle en fonction du volume d’émissions de gaz à effet de serre.

Meilleures estimations grâce à des observations par satellite

Les deux climatologues de l’université de Stanford notent que les modèles les plus pessimistes, qui supposent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle, ont des projections floues. Ils tablent sur une augmentation des températures entre 3,2 et 5,9 degrés d’ici 2100 par rapport à la période pré-industrielle.

Afin de réduire cette fourchette, l’étude introduit dans les modèles des données liées à l’observation par satellite de l’énergie solaire absorbée ou renvoyée par la Terre. En se fondant sur ces observations, elle « élimine la partie basse » de ces estimations, concluant que « le réchauffement le plus probable est d’environ 0,5°C plus important que ce que suggère le modèle brut » du Giec concerné, résume le communiqué de Carnegie.

L’Accord de Paris de 2015 prévoit de limiter en deçà de +2°C la hausse moyenne de la température mondiale par rapport aux niveaux d’avant la Révolution industrielle, voire 1,5°C. Mais pour les climatologues Patrick Brown et Ken Caldeira, il va falloir multiplier les efforts pour y parvenir.

Nos résultats indiquent que parvenir à n’importe quel objectif de stabilisation de la température mondiale nécessitera des réductions plus importantes des émissions de gaz à effet de serre que celles précédemment calculées.

Patrick Brown et Ken Caldeira, climatologuesdans un communiqué

A ce stade, le monde a gagné près de 1°C par rapport à la période pré-industrielle, selon les scientifiques. Cela a suffi à provoquer davantage de de précipitations, un rétrécissement de la banquise, une acidification des océans et augmentation de leur niveau moyen.

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RENDEZ-VOUS A LA COP 63 BANDE DE CONS

Posté par provola le 17 novembre 2017

Fin de la COP23 sur le climat, plombée par le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris : rien n’est tranché sur le fond

La COP23 s’achève aujourd’hui à Bonn. Les chefs d’Etat et les ONG ont-ils réussi à faire avancer la cause du climat ? Bilan dans ce journal, alors que certains craignent que le glyophosate ne bénéficie de financement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Des signes alarmants pour le climat

Des signes alarmants pour le climat• Crédits : Simon MALFATTO, Paz PIZARRO / AFP - AFP

Fin de la COP23 à Bonn, en Allemagne : Hier, Nicolas Hulot a invité les Français à participer à la mise en oeuvre de l’accord de Paris, en présentant des projets dans les domaines de l’économie circulaire, de l’énergie et de la biodiversité.  Un « budget participatif », doté de trois millions d’euros a été annoncé, hier, en marge de la conférence de l’ONU sur le climat à Bonn. Le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot a assumé, par ailleurs, le choix de la France  de reporter  la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité, une stratégie, critiquée par des ONG environnementales, nous en parlions hier, dans ce journal. Quel bilan global peut-on déjà tirer, de cette COP23 qui s’achève aujourd’hui, plombée par la décision des Etats-Unis de quitter l’accord de Paris ? Rien n’est encore tranché sur le fond : ce sera le rôle de la COP24, prévue en décembre 2018 à Katowice, en Pologne. Analyse de Véronique Rebeyrotte notre envoyée spéciale à Bonn.

Accord de Paris sur le climat

Accord de Paris sur le climat• Crédits : Simon MALFATTO, Kun TIAN / AFP - AFP

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L’IMPORTANT C’EST PAS LA CHUTE, C’EST L’ATTERRISSAGE

Posté par provola le 30 octobre 2017

Réchauffement climatique : il n’y a jamais eu autant de CO2 dans l’atmosphère, selon l’ONU

Selon l’Organisation météorologique mondiale, cette  »montée en flèche » du niveau de CO2 est due à  »la conjonction des activités humaines et d’un puissant épisode El Niño ».

Le quartier de La Défense, à Paris, pris dans un nuage de pollution, le 14 octobre 2017. 
Le quartier de La Défense, à Paris, pris dans un nuage de pollution, le 14 octobre 2017.  (OLIVIER MORIN / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 30/10/2017 | 12:32
publié le 30/10/2017 | 11:39

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Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, responsables du réchauffement climatique, ont atteint un niveau record en 2016, annonce lundi 30 octobre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années : la température était de 2 à 3°C plus élevée et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres par rapport au niveau actuel », rappelle l’OMM dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

Vers « une hausse dangereuse de la température d’ici à la fin du siècle »

Selon l’OMM, cette « montée en flèche » du niveau de CO2 est due à « la conjonction des activités humaines et d’un puissant épisode El Niño« , phénomène climatique qui apparaît tous les quatre ou cinq ans et se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et de fortes précipitations. « Alors qu’elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone (…) a atteint 403,3 ppm en 2016″ et « représente désormais 145% de ce qu’elle était à l’époque pré-industrielle [avant 1750]« , précise le rapport rendu public à Genève (Suisse), siège de l’OMM.

Les chercheurs se basent sur les carottes de glace pour déterminer les variations de la teneur en CO2 dans l’atmosphère au cours du temps. « Si l’on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, nous allons au-devant d’une hausse dangereuse de la température d’ici à la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l’accord de Paris sur le climat, avertit le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas. Les générations à venir hériteront d’une planète nettement moins hospitalière. »

« Il faut renverser la tendance »

Depuis l’ère industrielle, soit depuis 1750, la croissance démographique, la pratique d’une agriculture de plus en plus intensive, une plus grande utilisation des terres, la déforestation, l’industrialisation et l’exploitation des combustibles fossiles à des fins énergétiques provoquent une augmentation de la teneur atmosphérique en gaz à effet de serre, dont le principal est le CO2.

« Le CO2 persiste dans l’atmosphère pendant des siècles et dans l’océan, encore plus longtemps. Selon les lois de la physique, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques plus extrêmes à l’avenir. Or, nous n’avons pas de baguette magique pour faire disparaître cet excédent de CO2 atmosphérique », souligne Petteri Taalas. Pour Erik Solheim, chef de l’agence ONU-Environnement, « le temps presse ». Et il ajoute : « Les chiffres ne mentent pas. Nos émissions continuent d’être trop élevées et il faut renverser la tendance (…) Nous disposons déjà de nombreuses solutions pour faire face à ce défi. Il ne manque que la volonté politique. »

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L’ours des poubelles du Canada

Posté par provola le 29 septembre 2017

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Climat: Il n’y a pas que de mauvaises nouvelles

Posté par provola le 19 septembre 2017

Climat . Le budget carbone de la planèterevu à la hausse

  • D'ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels des pays.
    D’ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels despays. | Reuters

 

L’ objectif de réduire la température mondiale à 1,5°C serait encore possible selon une étude parue dans Nature Geoscience. Mais il nécessite une réduction de 25% supplémentaires des émissions des gaz à effets de serre de la part des pays engagés dans l’ accord de Paris sur le climat.

Limiter la hausse de la température mondiale à 1,5°C serait encore possible, selon une étude publiée lundi révisant à la hausse les émissions cumulées de gaz à effet de serre à

« Les précédentes estimations du budget carbone pour le 1,5°C (…) basé sur le rapport du Giec ( groupe intergouvernemental sur l’ évolution du climat) étaient quatre fois inférieures » aux résultats de l’étude parue dans Nature Geoscience, explique PierreFriedlingstein de l’ Université d’Exeter, l’un des auteurs.

« Ceci est une très bonne nouvelle concernant la faisabilité des objectifs (de l’accord) de Paris » , ajoute le scientifique.

Optimisme nuancé

Mais la dizaine de chercheurs ayant participé à ces travaux mettent aussi en garde contre unelecture trop optimiste de ce résultat.

L’étude permet de dire que l’objectif de 1,5°C « n’est pas impossible d’un point de vuegéophysique, mais qu’il implique des réductions d’émissions plus ambitieuses que celles promises par les pays jusqu’ici » , écrivent-ils dans un communiqué.

« Cette étude montre que les objectifs de Paris ne sont pas hors d’atteinte mais elleclarifie ce qu’ils impliquent » , estime l’un deux, Michael Grubb, du London College.

Et ce qu’ils impliquent va au-delà des efforts de réduction d’émissions prévues par les pays pour les 15 prochaines années , un fait déjà connu.

Sur la base des engagements nationaux actuels, et sous réserve qu’ils soient réalisés, la planète se dirige plutôt vers une hausse de 3 à 4°C, une sombre perspective pour de nombreuses régions (sécheresses, inondations, hausse du niveau de la mer, acidification desocéans , etc).

Pour un des autres auteurs, Joeri Rogelj, de l’ International Institute for Applied SystemsAnalysis ( Autriche ), l’étude « relance l’objectif de 1,5°C », considéré comme inatteignable par beaucoup de scientifiques, en démontrant qu’il est « possible, même s’il reste très difficile » .

Nouvelle estimation du budget carbone

L’accord de Paris sur le climat conclu en 2015 s’est donné comme objectif de limiter la hausse de la température moyenne « bien en deça 2°C » et de « poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5°C ».

L’objectif de 1,5°C étant déjà synonyme de changements profonds dans les climats de la planète, les pays du Sud avaient bataillé ferme à Paris pour qu’il soit aussi inscrit dans l’accord et pas seulement le 2°C.

Depuis l’ère pré- industrielle , la planète a déjà gagné 0,9°C et gagne environ 0,2°C tous les dix ans. En 2015 et 2016, sous l’ effet d’El Nino et d’autres sources de variabilité naturelle qui ne se reproduiront pas tous les ans, la hausse a même atteint 1°C.

Le débat porte donc sur les émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour que la hausse à venir n’excède pas 0,6°C.

Le dernier rapport du Giec (2014) faisait état d’un budget de 400 gigatonnes de CO2 à partir de 2011. En calant cette estimation sur 2015, cela donne un budget de 245 gigatonnes, a expliqué à l’AFP Joeri Rogelj. Or, selon la nouvelle estimation, le budget carbone serait de 880 gigatonnes de CO2.

« Limiter les émissions de CO2 en deçà 880 gigatonnes à partir de 2015, soit 20 années d’émissions annuelles actuelles, permettrait probablement d’atteindre l’objectif de Paris de limiter le réchauffement à 1,5°C », affirme l’auteur principal Richard Millar de l’université d’Oxford.

Pic en 2030

Mais pour garder des chances de tenir le 1,5°C – une hausse qui accentuera déjà certains phénomènes climatiques – il faut que « les émissions déclinent drastiquement à partir de 2030 » et qu’elles atteignent la « neutralité carbone » d’ici 2050 (autant de CO2 capturé que de CO2 émis).

D’ici 2030, les émissions devront être inférieures de 25% à celles prévisibles avec les engagements actuels des pays, précise à l’AFP Joeri Rogelj.

« Tous les grands émetteurs, sans exception devront renforcer leurs efforts si l’on veut avoir des chances de limiter le réchauffement à 1,5°C », ajoute le chercheur pour qui l’étude est « une bonne nouvelle » mais « l’urgence est toujours là ».

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LES RESPONSABLES DE CES OURAGANS: NOUS

Posté par provola le 7 septembre 2017

Irma : des ouragans et cyclones plus intenses à cause du réchauffement climatique

Selon les spécialistes, des cyclones et ouragans d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique.

L\'ouragan Irma, photographié le 6 septembre 2017 au dessus des Antilles.
L’ouragan Irma, photographié le 6 septembre 2017 au dessus des Antilles. (DPA / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 06/09/2017 | 16:47
publié le 06/09/2017 | 16:46DIRECT. Ouragan Irma : au moins huit morts et 23 blessés à Saint-Martin, selon un bilan provisoire

Il n’y en aura pas plus, mais ils vont être de plus en plus violents. Les ouragans comme Irma, qui a touché mercredi 6 septembre les Caraïbes, se nourrissent de l’énergie dégagée par les océans. Du coup, les scientifiques prévoient que l’intensité de ces événements, également appelés cyclones ou typhons, va se renforcer avec le réchauffement climatique. Le terme cyclone (ou cyclone tropical) est réservé à l’océan Indien et au Pacifique sud. On parle d’ouragan en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est, et de typhon dans le Pacifique nord-ouest.

Les modèles informatiques simulant le climat font état d’un renforcement de l’intensité des cyclones (vents et pluies) et d’une possible baisse de leur fréquence au niveau du globe à l’avenir. « Des cyclones d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique », explique Valérie Masson-Delmotte, membre du GIEC, groupe de référence au niveau mondial sur le climat. « Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre, explique la climatologue. On considère qu’il y a 7% d’humidité en plus dans l’atmosphère par degré de réchauffement ».

Le changement climatique ne crée pas ces tempêtes mais il accentue leurs impacts.

Anders Levermann, chercheur au Potsdam Institute for Climate Impact Researchà l’AFP

De nouveaux endroits touchés

L’augmentation du niveau des océans est l’un des marqueurs du réchauffement de la planète. La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100. Or, les cyclones produisent aussi une houle qui génère des « marées de tempête ». Les deux effets conjugués contribueront à exposer davantage constructions et populations côtières. Des travaux montrent, selon Météo France, que  »la latitude à laquelle les cyclones ont atteint leur intensité maximale a migré vers les pôles au cours des 35 dernières années dans les deux hémisphères ».

Cela pourrait être lié à l’expansion de la ceinture tropicale, c’est-à-dire des zones de part et d’autre de l’Equateur où règne un climat chaud et humide. « Des endroits qui sont plus habitués et mieux préparés aux cyclones pourraient être moins exposés et d’autres, moins bien préparés, pourraient l’être davantage », renchérit James Kossin de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

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Putain il faut le dire comment ?

Posté par provola le 3 septembre 2017

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Méthane: histoire d’un cercle vicieux

Posté par provola le 30 août 2017

Le réchauffement climatique augmenterait le rejet naturel du gaz à effet de serre dans les zones humides, qui lui-même favoriserait la hausse des températures.

storybildLa fonte du permafrost laissera apparaître de nouvelles zones humides, qui contribueront également aux émissions de méthane. (Photo: Keystone)

C’est un cercle vicieux: le réchauffement climatique augmente le rejet naturel de méthane provenant des zones humides et ces émissions alimentent à leur tour le réchauffement de la Terre. Une étude, à laquelle des Suisses ont participé, quantifie cet effet à long terme.

Cette rétroaction doit être prise en compte dans les mesures de protection du climat, avertit une équipe internationale de chercheurs, notamment de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL et de l’EPF de Zurich. L’étude a été publiée dans la revue spécialisée PNAS.

Jusqu’à présent, on ne connaissait pas bien l’évolution future des émissions naturelles de méthane – rejetées par les zones humides et eaux peu profondes – face à la hausse des températures et au modèle de précipitations changeant.

Les scientifiques ont d’une part analysé comment l’extension de zones humides à l’échelle mondiale change avec le réchauffement climatique. D’autre part, ils ont examiné la production de méthane de ces zones en fonction des températures moyennes qui augmentent. Le méthane se constitue au travers de processus de dégradation biologiques qui s’accélèrent en cas de températures plus élevées.

«Il faut un modèle qui intègre ces deux évolutions et c’est la réelle innovation de notre étude», explique à l’ats Niklaus Zimmermann du WSL et auteur de l’étude. La surface des zones humides tropicales reculera certes légèrement en raison de l’évolution des précipitations. Mais le rejet de méthane dans ces zones augmentera à cause de la hausse des températures, affirme le chercheur.

Zones humides dans le nord

Dans le nord, la fonte du permafrost laissera apparaître de nouvelles zones humides, qui contribueront également aux émissions de méthane. Leur contribution sera toutefois moindre que celle des zones humides tropicales en raison des températures relativement froides.

Même si les objectifs contenus dans l’Accord de Paris sur le climat sont mis en oeuvre, soit de limiter le réchauffement terrestre à 1,5° C, l’effet de rétroaction des zones humides continuera à exacerber le changement climatique, selon les chercheurs.

Il n’est pas envisageable de drainer ces zones, soulignent les auteurs de l’étude. Elles remplissent en effet un rôle important pour le maintien de la biodiversité, comme zones tampon lors d’inondations et comme puits de carbone. Il faudrait à la place réduire de manière plus ambitieuse les émissions de gaz à effet de serre causées par l’homme, afin de compenser l’effet de rétroaction et d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

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Réchauffement climatique : ExxonMobil accusé d’avoir « trompé le public »

Posté par provola le 26 août 2017

Selon deux chercheurs de l’université d’Harvard, ExxonMobil savait depuis les années 80 que le réchauffement climatique était réel et causé par des activités humaines. Mais l’entreprise pétrolière américaine a publiquement entretenu le doute sur cette réalité, trompant ainsi ses actionnaires et les citoyens.

Réchauffement climatique : ExxonMobil accusé d'avoir
ExxonMobil aurait occulté des informations sur le changement climatique. ( AFP / ERIC PIERMONT )

Les auteurs, Geoffey Supran et Naomi Oreskes, expliquent s’être lancés dans l’analyse de 187 documents produits par le pétrolier américain entre 1977 et 2014 (publications scientifiques, documents internes et tribunes payantes dans le New York Times…). Une décision prise après le démenti opposé par le pétrolier à des articles de presse l’accusant d’avoir occulté des informations sur le réchauffement de la planète.

« Nous rejetons clairement les accusations. Notre entreprise a de manière continue, publique et ouverte cherché et discuté des risques liés au changement climatique », s’était à l’époque défendu le groupe, dirigé de 2006 à 2016 par l’actuel chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson.

La sincérité des informations sur le changement climatique communiquées par ExxonMobil, qui de longue date a financé des recherches sur le sujet, est au cœur de plusieurs procédures juridiques aux États-Unis. Une enquête du site InsideClimate News, publiée à l’automne 2015, avait déjà pointée du doigt la communication du groupe américain sur le sujet.

« UNE CONTRADICTION SYSTÉMATIQUE »

Des enquêtes ont notamment été diligentées par les procureurs des États de New-York et du Massachussetts et le gendarme américain de la Bourse (Security and exchange commission) cherche aussi à savoir si le pétrolier a de bonne foi informé ses actionnaires des risques pour son activité – les énergies fossiles étant responsables de 75% des émissions de gaz à effet de serre – et s’il a correctement ajusté la valorisation de ses actifs.

« Nous n’avons pas fait une enquête juridique et nous ne sommes pas en mesure de juger si Exxon a enfreint une quelconque loi », a précisé à l’AFP l’un des deux auteurs de l’étude, Geoffrey Supran, tout en jugeant ces travaux « pertinents dans le cadre des enquêtes et procès en cours ».

 

Mais sur un plan éthique, Geoffrey Supran et Naomi Orekes, sont catégoriques : « Nous avons identifié une contradiction systématique entre ce qu’Exxon disait du changement climatique dans des cercles privés ou académiques et ce que l’entreprise disait au public dans le New York Times », a expliqué à l’AFP Geoffrey Supran.

 

Ils ont établi que 83% des publications scientifiques et 80% des documents internes étudiés reconnaissent que le changement climatique est « réel et causé par les hommes », lorsque « 81% des tribunes parues dans le New York Times expriment un doute » à ce sujet.

Ainsi, soulignent-ils, les discussions internes à l’entreprise étaient conformes aux connaissances scientifiques du moment, avec leur lot d’incertitudes, mais les tribunes dans la presse mettaient essentiellement l’accent sur les incertitudes, produisant un discours incohérent avec l’avis de la plupart des scientifiques. « ExxonMobil a trompé le public », concluent les deux historiens des sciences.

Les records du changement climatique observés en 2016.

Les records du changement climatique observés en 2016. ( AFP / )

En 1982, le pétrolier évoquait et quantifiait déjà par exemple « le budget carbone », c’est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre qu’il ne faut pas dépasser pour limiter la hausse de la température mondiale en deçà 2°C et prévenir les impacts les plus dramatiques.

Si ExxonMobil s’est saisi depuis longtemps en interne du changement climatique, le pétrolier refusait d’évaluer l’impact financier des politiques pour le limiter. Mais en mai, une nouvelle motion allant dans ce sens a recueilli une majorité de voix parmi ses actionnaires, soucieux d’éviter une brutale dépréciation d’actifs à l’avenir.

« ExxonMobil a cherché à semer le doute sur la cause et l’ampleur du changement climatique » et « ce seront les investisseurs qui vont payer la note si l’entreprise ne se prépare pas à un futur sans émissions de CO2″, a déclaré à l’AFP Natasha Lamb du fonds Arjuna Capital, l’un des actionnaires à l’origine de la motion.

Présentation du "jour du dépassement" qui symbolise le dépassement par l'humanité

Présentation du « jour du dépassement » qui symbolise le dépassement par l’humanité de la capacité de production de ressources de la Terre. ( AFP / )

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CES PUTAINS D’ ECONOMISTES RESPONSABLES DE LA DEBACLE

Posté par provola le 12 juillet 2017

 

 

Les responsables du projet Midas — un projet dont l’ambition est d’étudier les effets du réchauffement climatique sur la barrière de glace de Larsen C — ont rappelé ce jeudi que l’Antarctique est l’une des régions qui se réchauffent le plus vite. Sous l’effet du réchauffement climatique, la plateforme glaciaire de Larsen A s’est désintégrée en 1995. Celle de Larsen B en 2002. Quant à celle de Larsen C, elle pourrait aujourd’hui ne plus tenir qu’à un fil. Ici, la fracture qui s'étend à proximité du glacier de Pine Island, photographiée le 4 novembre 2016 lors d'un survol de l'Antarctique ouest dans le cadre du programme de la Nasa, IceBridge. © Nasa, Nathan Kurstz

PLANÈTE

Antarctique : l’un des plus grands icebergs jamais vu vient de se détacher

ACTUALITÉClassé sous :CLIMATOLOGIE , CHANGEMENT CLIMATIQUE , RÉCHAUFFEMENT

Journaliste

Publié le 12/07/2017

C’est fait. La fissure qui galopait ces sept derniers mois le long de la plateforme de glace Larsen C vient de rejoindre la mer. Un des plus grands icebergs jamais vu vient de naître. Aux premières loges pour l’observer, y compris durant la nuit australe et par mauvais temps : le satellite Sentinel-1. Que va-t-il se passer maintenant que cet iceberg géant s’est décroché ?

CE QU’IL FAUT RETENIR
  • Le 12 juillet, la fissure dans la barrière de glace Larsen C, en Antarctique, apparue il y a plusieurs années, a atteint l’océan. Sa progression fut très rapide ces sept derniers mois.
  • Un iceberg géant, 50 fois plus grand que Paris et contenant autant d’eau que le lac Ontario, vient de naître.
  • Les scientifiques vont le surveiller de près. S’il se disloque, il pourrait dériver dans l’océan. Autrement, il pourrait se maintenir dans la même zone. Le reste de Larsen C devrait se fragmenter.

Le suspense dure depuis plusieurs mois mais l’heure du dénouement est arrivée : la longue fissure dans la plateforme de glace de Larsen C, au nord de l’Antarctique, vient de rejoindre l’océan. C’est donc un des plus grands icebergs jamais observés (de mémoire d’Homme) qui vient de naître ce 12 juillet, sous les yeux des scientifiques. Alors que la nuit et l’hiver austral règnent sur la région, les images radar du satellite Copernic Sentinel-1 (ESA), indispensables dans ces conditions, témoignent du vêlage d’une pièce de glace grande comme deux fois le Luxembourg.

« Cet évènement est un épisode spectaculaire dans l’histoire récente des barrières de glace de l’Antarctique, qui implique des forces au-delà de l’échelle humaine, dans un endroit où peu d’entre nous sont allés, et qui changera fondamentalement la géographie de cette région » écrit dans The Conversation Adrian Luckman, glaciologue à l’université de Swansea, Royaume-Uni, et membre de l’équipe scientifique du projet Midas qui étudie de près la progression de cette fissure. Apparue il y a plusieurs années, elle a beaucoup attiré l’attention des médias et du public depuis début 2017. Son avancée rapide impressionne et, enfin, début juillet, les chercheurs savaient que son destin était scellé. « Nous nous attendions à cela depuis des mois mais la rapidité de la rupture finale a été un peu une surprise, déclare le chercheur à l’ESA. Nous allons continuer à surveiller à la fois l’impact de ce vêlage sur la plateforme de glace Larsen C et le sort de cet énorme iceberg. »

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Mondialisation de l’économie capitaliste et réchauffement climatique

Posté par provola le 29 juin 2017

Lundi, 26 Juin, 2017
Humanite.fr
Photo : AFP

Photo : AFP

Photo : AFP
Voilà 18 mois, les commentaires enthousiastes de la présidence française de la Cop 21 laissaient entendre que nous étions sur la bonne voie pour contenir le réchauffement à + 2°C, voire + 1,5°C d’ici la fin du siècle en cours. Samedi dernier, à la Sorbonne, alors que la France vient de traverser une période ce canicule très précoce en fin de printemps, on a plaidé pour la mise en place d’un « Pacte mondial pour l’environnement » qui introduirait des contraintes juridiques pour tenter de ne pas trop s’éloigner des objectifs retenus à la conférence de Paris.
A l’initiative du « club des juristes » et sous la présidence de Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, une journée dont l’intitulé était « Vers un pacte mondial pour l’environnement , agir pour la planète , agir par le droit », s’est déroulée samedi 24 juin dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Laurent Fabius était ministre des affaires étrangères du gouvernement de Manuel Valls et à ce titre président de la Cop 21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015. Il a alors voulu un texte non contraignant afin d’obtenir l’approbation unanime des participants. C’est aussi ce caractère non contraignant du texte adopté à Paris en décembre 2015 qui a facilité sa ratification par presque tous les pays membres des Nations Unies. On sait que Donald Trump a récemment déclaré qu’il revenait sur la ratification de ce texte par son prédécesseur Barack Obama.
La volonté affichée samedi à la Sorbonne de donner une valeur juridique à un « pacte mondial pour l’environnement », est aussi une manière de reconnaître que le protocole de Paris -succédant à celui de Kyoto adopté en 1997 et ayant connu un début de mise en place via une taxe carbone inefficace dans quelques pays développés à partir de 2005- ne permet pas de freiner un réchauffement climatique boosté par le fonctionnement du système de production capitaliste mondialisé.
Quand François Hollande mentait aux Français

Faut-il s’en étonner ? Au moment de la tenue de la conférence de Marrakech en novembre 2016, Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice des négociations climatiques dans le cadre de la préparation de la Cop 21, déclarait au journal Le Monde : « on ne peut pas dire que l’accord de Paris est acquis parce qu’il a été ratifié. Il ne se réalisera que si les gens pensent qu’il représente la meilleure solution pour lutter contre le réchauffement. Nous ne sommes pas dans un système de droit domestique avec des sanctions. Le droit international est un système d’adhésion. En réalité, la ratification, si elle est un acte politique fort, n’empêche pas l’inaction».
Voilà qui a le mérite de la clarté. Ce que ne voulait pas voir François Hollande, soucieux d’embellir son quinquennat calamiteux et déclarant à propos de la Cop 21 lors de ses derniers vœux aux Français le 31 décembre 2016 : « Rappelez-vous, c’est à Paris qu’un accord historique a été conclu; vous en voyez, avec les pics de pollution, l’impérieuse nécessité de le mettre en œuvre. Alors je vous l’affirme : la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fut-il le plus grand, remettre en cause cet acquis majeur de la communauté internationale ». Le fait que Donald Trump ait retiré tout récemment la signature des Etats Unis montre ce qu’il convient de penser des rodomontades de François Hollande.
Les organisateurs de la rencontre de la Sorbonne demandent désormais un « Pacte mondial de l’environnement » doté de contraintes juridiques. Ils ont fait samedi le constat suivant: « A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand texte international à valeur juridique, rassemblant les principes fondamentaux du droit de l’environnement. C’est le sens du projet novateur de « Pacte mondial pour l’environnement». Ce texte, qui a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans les années à venir, deviendrait la pierre angulaire du droit international de l’environnement ». Cela étant, il ne suffit pas de faire venir Arnold Schwarzenegger à Paris(1) pour que ce dossier avance, même si Emmanuel Macron s’est engagé à porter le dossier « dès septembre prochain » aux Nations Unies.

Emmanuel Macron doit sortir de ses contradictions

Si nous voulons freiner le réchauffement climatique, il faut simultanément faire durer plus longtemps les installations industrielles, diviser par quatre la consommation d’énergies fossiles, réduire considérablement les échanges mondiaux de produits identiques à commencer par les produits agricoles qui parcourent des milliers de kilomètres entre leur lieu de production et leur lieu de consommation. La seule raison de ces longs voyages est souvent une différence sensible de coût de la main d’œuvre pour des produits basiques comme la tomate de serre et autres denrées de même type. Freiner le réchauffement climatique implique de rompre avec cette mondialisation libérale des échanges sur fond de dumping social et environnemental.

Les taxes carbones mises en place ici où là dans les pays développés ne sont d’aucune efficacité. Quelques jours avant son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron est allé dire aux salariés de Whirlpool qu’il ne pouvait pas empêcher le transfert des productions de sèche-linge de l’usine d’Amiens en Pologne où les salaires sont trois fois plus bas qu’en Picardie. Mais cette délocalisation conduit à détruire une usine en bon état de marche en France pour en monter une autre en Europe centrale. Or, couler une tonne de béton c’est émettre 900 kilos de CO2. Faire ensuite tourner cette usine polonaise qui consommera de l’électricité fournie par des centrales à charbon multipliera par 30 le bilan carbone de la consommation électrique dans la fabrication des sèche-linge produits en Pologne, puis exportés sur des camions en Europe de l’ouest pour les eux tiers de la production.
Ainsi, les Français viennent d’élire un président de la République qui ne veut pas voir cette réalité en face. Quel es t alors son niveau de compétence pour mener le bon combat contre le réchauffement climatique ? Cela au moment où les récents jours de canicule en France auront, une fois de plus, lourdement pénalisé les paysans français en termes de revenu cette fois. Certes, Macron leur promet dès le mois de juillet l’organisation des Assises de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il a pris cet engagement de campagne neuf ans après avoir rédigé le rapport de la Commission Attali « pour la libération de la croissance française » dont Sarkozy et Fillon se sont inspirés pour faire voter en 2008 une loi donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs et augmenter le bilan carbone de notre assiette. Mais cela, beaucoup de journalistes semblent l’avoir oublié.

(1) Outre l’ancien gouverneur de Californie , Anne Hidalgo, Laurence Tubiana , Ban Ki-Moun , ancien secrétaire général de l’ONU, et le climatologue Jean Jouzel se sont exprimes à la Sorbonne.

Gérard Le Puill

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IL N’EST PLUS TEMPS D’ATTENDRE

Posté par provola le 28 juin 2017

Réchauffement climatique : il ne reste que 3 ans pour inverser la tendance

Réchauffement climatique : il ne reste que 3 ans pour inverser la tendance
Températures durant la période 2012-2016. L’échelle indique les variations enregistrées par rapport à la température moyenne du globe ((NASA/Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio) )

Un groupe de scientifiques et dirigeants sonne l’alerte : nous n’aurions plus que jusqu’en 2020 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre si l’on veut espérer atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

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Quelles que soient les bonnes intentions affichées par la quasi totalité de la planète lors de la COP21, l’accord de Paris sur le climat semble avoir du plomb dans l’aile, et pas seulement à cause du retrait des Etats-Unis décidé par le président Trump. Espérer contenir l’augmentation globale des températures à 1,5° par rapport à la moyenne de l’ère pré-industrielle est déjà un objectif difficile. L’accord de Paris vise pourtant cet objectif, et a minima voudrait maintenir cette hausse « nettement en dessous de 2° ».

Certains ne croient pas que cela soit faisable, sauf à prendre des mesures drastiques, et pensent que la cible des 2° serait de la science-fiction si l’on se contentait de ce qui est suggéré par l’accord de Paris, et qu’il faudrait se préparer à un monde difficile approchant les +3° à la fin du siècle.

Aujourd’hui, c’est un groupe de décideurs et de scientifiques, emmenés par Christiana Figueres, vice-présidente de la Convention mondiale des maires pour le climat et l’énergie, qui alerte la communauté internationale dans un article publié par « Nature ».

Les auteurs ont été rejoints par de nombreux signataires du monde politique, universitaire, mais aussi économique.  Ils affirment que nous n’avons plus que trois ans pour infléchir nos émissions de gaz à effet de serre. Si ces émissions continuaient à augmenter, ou même restaient stables en 2020, il serait alors impossible d’atteindre les objectifs de la COP21. Pourtant, les auteurs de cet appel pensent qu’il est encore possible d’y parvenir… à condition de faire chuter nos émissions d’ici 2020.

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Six mesures à prendre d’urgence

Pour réussir, six grands objectifs ont été définis :

1- Faire monter le pourcentage d’énergies renouvelables à au moins 30% de la production d’électricité mondiale, ne plus autoriser de centrales à charbon après 2020 et fermer celles qui existent encore.

2- Décarboner les immeubles et les infrastructures dans les villes et les états d’ici 2050. Cela signifie entre autres que les villes fassent passer au moins 3% de leurs bâtiments par an à un mode proche de zéro émissions.

3- Porter à au moins 15% la part des véhicules électriques dans les ventes de véhicules neufs, doubler l’utilisation des transports en commun dans les villes, passer à 20% le rendement du carburant des poids lourds et diminuer de 20% les émissions de gaz par kilomètre parcouru pour les avions.

4- Réduire la destruction des forêts et s’engager dans la reforestation. Les émissions actuelles provenant de la déforestation et du changement d’usage des terres ainsi déboisées représentent 12% des émissions annuelles globales. Les réduire à zéro et replanter des arbres, cela veut dire non seulement arrêter les émissions, mais aussi créer des « puits à carbone » (les forêts) pour absorber une partie du gaz carbonique de l’atmosphère. Des pratiques d’agriculture durables sont également recommandées.

5- Accroître l’efficacité énergétique et diviser par deux les émissions de l’industrie avant 2050. Les industries lourdes (aciéries, cimenteries, usines chimiques, pétrole, gaz…) représenteraient en effet plus du cinquième des émissions mondiales de gaz carbonique.

6- Le monde de la finance doit lui aussi faire des efforts. Il doit pouvoir mobiliser mille milliards par an pour les actions en faveur du climat. Les gouvernements et les banques doivent émettre davantage de « green bonds » (les obligations vertes).

« Impossible n’est pas un fait, c’est une attitude »

« Utiliser la science pour guider les décisions et définir les objectifs, » c’est un principe qui hérissera probablement Donald Trump, mais c’est la méthode indispensable pour réussir à combattre le changement climatique. « Les politiques et les actions doivent être basées sur des faits solides, » assurent les auteurs. On est loin des « faits alternatifs »…

Ils citent d’ailleurs en exemple la campagne de communication d’Emmanuel Macron, « Make our planet great again » : « Il a parlé au grand public pour soutenir les scientifiques et invité des chercheurs à venir en France pour aider à accélérer les actions en faveur des accords de Paris. » Un exemple qui serait à suivre le plus largement possible pour informer la société en général, mais aussi le monde économique des enjeux du changement climatique.

Macron répond à Trump sur le climat : « Make our planet great again »

Les auteurs et signataires souhaitent également que les solutions existantes soient démultipliées. « Tous les pays devraient adopter des plans pour arriver à 100% de production d’énergies renouvelables », affirment-ils.

Enfin, ce groupe de scientifiques et de décideurs veut « encourager l’optimisme, » car pour eux « impossible n’est pas un fait, c’est une attitude ». En partageant les solutions qui marchent, on devrait pouvoir les répandre et arriver à des résultats tout en se dotant d’objectifs ambitieux.

A la veille du G20, qui se tient à Hambourg les 7 et 8 juillet, les signataires ont également lancé une « campagne collaborative » pour faire baisser les émissions

La bonne nouvelle : les émissions stagnent

Les signataires de l’appel notent tout de même un point positif : « les émissions de gaz à effet de serre se sont déjà séparées de la production et de la consommation », assurent-ils. Lors des trois dernières années, la production des gaz issus des combustibles fossiles a stagné, ce qui ne s’était produit que trois fois auparavant : au début des années 80, en 1992 et en 2009. Les trois fois, c’était lié à des difficultés économiques. Mais pour la stagnation actuelle, au contraire, « le PIB des principales nations développées et en voie de développement a augmenté d’au moins 3,1% par an ». Il est donc possible de réduire les gaz à effet de serre sans pénaliser l’économie…

Mieux encore, c’est l’économie elle-même qui peut être l’un des moteurs de ce changement. « Nous sommes à un point où nous sommes propulsés en avant par l’attraction du marché et non par la poussée de l’idéologie, » affirme Christiana Figueres. « Nous avons enfin réalisé que ce n’est pas une situation où, soit l’on fait croître l’économie, soit on protège l’environnement. Nous pouvons créer des emplois, recréer des communautés qui ont perdu des emplois (…), et en faisant cela, résoudre le problème du changement climatique. »

« Il n’y a pas d’emplois sur une planète morte, » déclare Sharan Burrow, secrétaire générale de la confédération syndicale internationale. Pour elle, la lutte contre le changement climatique « créera des emplois, et créera l’espoir. »

1,5° ou 2°, quelle différence ?

On pourrait croire qu’atteindre des niveaux supérieurs à ceux prévus par l’accord de Paris n’est pas si grave que ça, après tout, « nettement en dessous de 2° », c’est assez vague et dans une logique purement « économique » on pourrait se contenter d’un succès modéré. Pourtant, une telle analyse serait loin de la réalité.

L’an dernier, une étude européenne publiée dans le « Journal of Earth System Dynamics » illustrait la différence que représenterait ce petit 0,5 degré. Par exemple, on assisterait à davantage de canicules mortelles, l’influence sur les récoltes seraient bien plus importante, les régions du monde où l’accès à l’eau potable est difficile deviendraient beaucoup plus nombreuses, et cela pourrait représenter la différence entre la vie et la mort pour de nombreux récifs coralliens.

« La différence entre 1,5 et 2°C marque la transition entre la limite haute de la variabilité d’aujourd’hui et un nouveau régime climatique en matière d’extrêmes de chaleur de manière globale, » expliquent les auteurs de cette dernière étude. Ce qui veut dire que les canicules d’aujourd’hui pourraient sembler fraîches en comparaison de ce qui nous attendrait.

Rappelons que nous sommes déjà autour des 1° d’augmentation par rapport au 19e siècle, et qu’on en voit déjà les effets.

Pourquoi 3 ans seulement ?

Pour en arriver à ce chiffre en apparence arbitraire, les signataires de l’article de « Nature » ont effectué des calculs de « budget carbone », évaluant combien d’émissions supplémentaires correspondraient à une augmentation de température donnée. Pour rester au-dessous des 1,5°, ces émissions seraient de 150 gigatonnes et pour se maintenir sous les 2°, dans les 1.500 gigatonnes. Au rythme actuel de 41 gigatonnes par an, on dépasserait la première limite avant 4 ans. Pire, en seulement 15 ans on serait presque à la moitié des quantités nécessaires pour atteindre les fameux 2°. Dans les deux cas, l’accord de Paris est dans le rouge.

C’est pourquoi tous ceux qui soutiennent cet avertissement estiment non seulement que le changement est possible, mais qu’il est souhaitable.

« Nous avons deux voies devant nous » explique Christiana Figueres. « La première, c’est une attaque sur les droits de l’homme, l’accroissement des inégalités et de la pauvreté. L’autre voie mène à des créations d’emplois, à la stabilité, à l’amélioration de la qualité de vie. Nous n’avons pas le choix, nous devons nous occuper du changement climatique, avec tous les bénéfices que cela représente. Il n’est ni logique ni moral de comparer ces deux voies.  »

Jean-Paul Fritz

Jean-Paul Fritz

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RÉCHAUFFEMENT GLOBAL: MACRON L’USURPATEUR

Posté par provola le 26 juin 2017

Mondialisation de l’économie capitaliste et réchauffement climatique

Lundi, 26 Juin, 2017
Humanite.fr
Voilà 18 mois, les commentaires enthousiastes de la présidence française de la Cop 21 laissaient entendre que nous étions sur la bonne voie pour contenir le réchauffement à + 2°C, voire + 1,5°C d’ici la fin du siècle en cours. Samedi dernier, à la Sorbonne, alors que la France vient de traverser une période ce canicule très précoce en fin de printemps, on a plaidé pour la mise en place d’un « Pacte mondial pour l’environnement » qui introduirait des contraintes juridiques pour tenter de ne pas trop s’éloigner des objectifs retenus à la conférence de Paris.
A l’initiative du « club des juristes » et sous la présidence de Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, une journée dont l’intitulé était « Vers un pacte mondial pour l’environnement , agir pour la planète , agir par le droit », s’est déroulée samedi 24 juin dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Laurent Fabius était ministre des affaires étrangères du gouvernement de Manuel Valls et à ce titre président de la Cop 21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015. Il a alors voulu un texte non contraignant afin d’obtenir l’approbation unanime des participants. C’est aussi ce caractère non contraignant du texte adopté à Paris en décembre 2015 qui a facilité sa ratification par presque tous les pays membres des Nations Unies. On sait que Donald Trump a récemment déclaré qu’il revenait sur la ratification de ce texte par son prédécesseur Barack Obama.
La volonté affichée samedi à la Sorbonne de donner une valeur juridique à un « pacte mondial pour l’environnement », est aussi une manière de reconnaître que le protocole de Paris -succédant à celui de Kyoto adopté en 1997 et ayant connu un début de mise en place via une taxe carbone inefficace dans quelques pays développés à partir de 2005- ne permet pas de freiner un réchauffement climatique boosté par le fonctionnement du système de production capitaliste mondialisé.
Quand François Hollande mentait aux Français 
Faut-il s’en étonner ? Au moment de la tenue de la conférence de Marrakech en novembre 2016, Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice des négociations climatiques dans le cadre de la préparation de la Cop 21, déclarait au journal Le Monde : « on ne peut pas dire que l’accord de Paris est acquis parce qu’il a été ratifié. Il ne se réalisera que si les gens pensent qu’il représente la meilleure solution pour lutter contre le réchauffement. Nous ne sommes pas dans un système de droit domestique avec des sanctions. Le droit international est un système d’adhésion. En réalité, la ratification, si elle est un acte politique fort, n’empêche pas l’inaction».
Voilà qui a le mérite de la clarté. Ce que ne voulait pas voir François Hollande, soucieux d’embellir son quinquennat calamiteux et déclarant à propos de la Cop 21 lors de ses derniers vœux aux Français le 31 décembre 2016 : « Rappelez-vous, c’est à Paris qu’un accord historique a été conclu; vous en voyez, avec les pics de pollution, l’impérieuse nécessité de le mettre en œuvre. Alors je vous l’affirme : la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fut-il le plus grand, remettre en cause cet acquis majeur de la communauté internationale ». Le fait que Donald Trump ait retiré tout récemment la signature des Etats Unis montre ce qu’il convient de penser des rodomontades de François Hollande.
Les organisateurs de la rencontre de la Sorbonne demandent désormais un « Pacte mondial de l’environnement » doté de contraintes juridiques. Ils ont fait samedi le constat suivant: « A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand texte international à valeur juridique, rassemblant les principes fondamentaux du droit de l’environnement. C’est le sens du projet novateur de « Pacte mondial pour l’environnement». Ce texte, qui a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans les années à venir, deviendrait la pierre angulaire du droit international de l’environnement ». Cela étant, il ne suffit pas de faire venir Arnold Schwarzenegger à Paris(1) pour que ce dossier avance, même si Emmanuel Macron s’est engagé à porter le dossier « dès septembre prochain » aux Nations Unies.
Emmanuel Macron doit sortir de ses contradictions 
Si nous voulons freiner le réchauffement climatique, il faut simultanément faire durer plus longtemps les installations industrielles, diviser par quatre la consommation d’énergies fossiles, réduire considérablement les échanges mondiaux de produits identiques à commencer par les produits agricoles qui parcourent des milliers de kilomètres entre leur lieu de production et leur lieu de consommation. La seule raison de ces longs voyages est souvent une différence sensible de coût de la main d’œuvre pour des produits basiques comme la tomate de serre et autres denrées de même type. Freiner le réchauffement climatique implique de rompre avec cette mondialisation libérale des échanges sur fond de dumping social et environnemental.
Les taxes carbones mises en place ici où là dans les pays développés ne sont d’aucune efficacité. Quelques jours avant son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron est allé dire aux salariés de Whirlpool qu’il ne pouvait pas empêcher le transfert des productions de sèche-linge de l’usine d’Amiens en Pologne où les salaires sont trois fois plus bas qu’en Picardie. Mais cette délocalisation conduit à détruire une usine en bon état de marche en France pour en monter une autre en Europe centrale. Or, couler une tonne de béton c’est émettre 900 kilos de CO2. Faire ensuite tourner cette usine polonaise qui consommera de l’électricité fournie par des centrales à charbon multipliera par 30 le bilan carbone de la consommation électrique dans la fabrication des sèche-linge produits en Pologne, puis exportés sur des camions en Europe de l’ouest pour les eux tiers de la production.
Ainsi, les Français viennent d’élire un président de la République qui ne veut pas voir cette réalité en face. Quel es t alors son niveau de compétence pour mener le bon combat contre le réchauffement climatique ? Cela au moment où les récents jours de canicule en France auront, une fois de plus, lourdement pénalisé les paysans français en termes de revenu cette fois. Certes, Macron leur promet dès le mois de juillet l’organisation des Assises de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il a pris cet engagement de campagne neuf ans après avoir rédigé le rapport de la Commission Attali « pour la libération de la croissance française » dont Sarkozy et Fillon se sont inspirés pour faire voter en 2008 une loi donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs et augmenter le bilan carbone de notre assiette. Mais cela, beaucoup de journalistes semblent l’avoir oublié.

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EN QUELLE LANGUE FAUDRA-T-IL L’EXPLIQUER ?

Posté par provola le 22 juin 2017

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent
Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, les températures ont dépassé des records. (Ralph Freso / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, le mercure a atteint jusqu’à 52° C, un pic de chaleur dangereux pour les habitants.

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On se plaint avec nos 38° C ? Une plaisanterie pour les habitants d’Arizona ou de Californie ! Alors qu’une vague de chaleur a envahi la France, et l’Europe ces derniers jours, les Etats-Unis connaissent une canicule d’une tout autre ampleur, et autrement plus dangereuse.

Jusqu’à 52° C

Le 26 juin 1990, le mercure des thermomètres américains grimpait jusqu’à 44° Celsius, un record… Battu à plate couture dans la semaine qui vient de s’écouler. En Arizona ou en Californie, les fortes chaleurs ont désarçonné la population, pourtant habituée dans ces Etats en partie de désertiques au climat extrême.
 

En Arizona, et plus précisément à Phoenix, une ville située en plein désert, la compagnie aérienne American Airlines a été contrainte d’annuler une quarantaine de vols. Ses modèles d’avions, fonctionnels seulement sous un seuil de 48° C, n’ont pas pu décoller.

En Californie, dans la Vallée de la Mort, la température a grimpé jusqu’à 52°  C ce mardi après-midi, une situation que les habitants ont de plus en plus de mal à supporter. Ils l’expriment sur Twitter :

La bien nommée Vallée de la Mort…

Cette « attaque de chaleur » a entraîné la mise en place de mesures particulières pour les habitants (s’hydrater régulièment, limiter ses sorties…). Mais ces précautions ne suffisent plus à protéger la population californienne.

 

Plusieurs coupures d’électricité ont déjà eu lieu en raison de l’utilisation intensive des climatisations. Et des départs de feu ont été répertoriés dans l’Etat, en particulier dans la forêt nationale de San Bernardino.

Quant à la Vallée de la Mort, elle n’a malheureusement jamais aussi bien porté son nom. Selon plusieurs médias américains, 4 personnes y sont  décédées ces derniers jours dans cette région particulièrement touchée par le pic de chaleur. Le thermomètre a dépassé le 50° C !

 

Les deux premières victimes ont été découvertes ce lundi dans le comté de Santa Clara. Il s’agit d’un homme de 72 ans et d’une femme de 87 ans, précise le journal  »San Jose Mercury News ».

Deux randonneurs, un homme de 57 ans et son fils de 21 ans, ont également été retrouvés dans un parc national du Nouveau-Mexique. La température n’y était pourtant montée « que » jusqu’à 38° Celsius.

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