LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE DATE DE 1830

Posté par provola le 26 août 2016

Selon une étude internationale publiée dans Nature, le réchauffement serait apparu bien plus tôt que les estimations avancées à ce jour. Le climat serait plus sensible aux variations de gaz à effet de serre qu’on ne le pensait.

Depuis 1750, fin de l’ère préindustrielle, la température moyenne à la surface du globe s’est élevée de 1°C. Quand le phénomène a-t-il débuté? Jusqu’alors, la plupart des estimations reposaient sur des données instrumentales, à savoir des mesures directes de température, dont les premiers relevés datent de la fin du 19 ème siècle.

Sur la base de ces données tardives, il est communément admis que la planète n’a commencé à se réchauffer qu’au début du 20ème siècle. A tort, rétorquent 25 chercheurs du consortium international «Past Global Changes 2K» (PAGES 2K), selon qui le phénomène serait né il y a environ 180 ans, dans la foulée de la révolution industrielle.

Dans leur copieuse étude publiée mercredi 24 août, les experts ont remonté, sur les 500 dernières années, les données paléoclimatiques les plus fiables, scrutant coraux et sédiments marins (pour les océans), cernes d’arbres, spéléothèmes et carottes glaciaires (pour les continents). Objectif: déterminer l’instant auquel ces données s’écartent de la variabilité interannuelle de température, qui définit ainsi l’émergence du réchauffement.

Un processus précoce et asynchrone

Résultat, ce phénomène serait apparu aux environs de 1830. En premier lieu dans l’Arctique, où les chercheurs datent de 1831 les premiers écarts avec la variabilité interannuelle, et dans les océans tropicaux (entre 1828 et 1834). «C’est un résultat assez inattendu: le climat s’avère beaucoup plus sensible aux gaz à effet de serre (GES) qu’on ne le pensait», observe Marie-Alexandrine Sicre, directrice de recherche au laboratoire LOCEAN de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL, Paris, UPMC/CNRS/IRD/MNHN) et co-auteure de l’étude.

Autre enseignement de l’étude, le réchauffement n’apparaît pas simultanément partout. Après l’Arctique et les océans tropicaux, il apparaît, deux décennies plus tard, dans les zones terrestres de l’hémisphère nord (Amérique du Nord, Europe et Asie, entre 1847 et 1852), avant de s’étendre au début du 20ème siècle à celles de l’hémisphère sud (Australasie et Amérique du Sud, entre 1896 et 1904).

Exception notable, l’Antarctique, où les données ne révèlent toujours pas la présence du réchauffement. Ce qui pourrait s’expliquer par la circulation circumpolaire: ces remontées d’eaux océaniques froides agiraient, pour l’instant, comme une barrière.

Arctique et Antarctique aux antipodes

Du fait de la lenteur de la circulation circumpolaire, «de quelques décennies à quelques siècles», «les eaux n’ont pas encore pu pomper toute la chaleur» liée au réchauffement climatique, bien que celle-ci soit absorbée à 90% par les océans, explique Guillaume Leduc, chercheur au Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege, Aix-en-Provence, université Aix-Marseille, CNRS, IRD), co-auteur de l’étude.

À l’inverse, l’Arctique, qui a eu la primeur du réchauffement, devrait sa réactivité au phénomène d’amplification thermique qui y sévit: avec la fonte de la banquise polaire, de couleur claire, la lumière solaire est moins réfléchie, la mer emmagasinant toujours plus de chaleur.

Au nord comme au sud, c’est bien l’élévation des GES qui est responsable de l’émergence du réchauffement. Et non d’autres phénomènes tels qu’un retour au calme volcanique, suite à la série d’éruptions qui ont émaillé le petit âge glaciaire (début du 14ème siècle-fin du 19ème siècle), dont celle du Tambora (Indonésie) en 1815, à l’origine d’un net refroidissement mondial au cours des années suivantes: sans hausse des GES, l’accalmie volcanique ne permet pas d’expliquer la hausse thermique survenue depuis 1830.

Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Quelles conséquences pour les prévisions du réchauffement futur? «Cela ne change pas grand-chose à notre compréhension de l’effet de serre, le forçage radiatif est quelque chose de connu et d’archiconnu: l’étude montre juste que le système climatique est extrêmement sensible au CO2, plus qu’on ne le pensait», explique Guillaume Leduc. D’un intérêt majeur pour la recherche en climatologie, ces données ne remettent pas en cause la trajectoire de réchauffement attendue, ajoute Marie-Alexandrine Sicre.

D’autres auteurs de l’étude entrevoient derrière ces travaux une lueur d’espoir: «d’une certaine manière, c’est un message vraiment positif car cela suggère que le système climatique peut répondre très rapidement à de petits changements de gaz à effet de serre», notamment à de légères réductions d’émissions, commente ainsi Nicholas McKay, climatologue à la Northern Arizona University, dans un communiqué de la plateforme internationale de recherche Future Earth.

Moins optimiste, Guillaume Leduc trouve au contraire que «ce n’est pas une très bonne nouvelle de voir que le climat est à ce point sensible au CO2, alors que nous ne sommes pas du tout sur une trajectoire de réduction […] Ce serait plutôt une nouvelle raison de s’alarmer et de réagir en urgence».

D’autant que le réchauffement, au-delà de sa sensibilité inattendue au CO2, est un phénomène à retardement: même en stoppant net les émissions, «on en aurait pour plusieurs décennies de réchauffement, et même plusieurs siècles, voire plusieurs millénaire, de montée du niveau de la mer», observe le chercheur.

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Climat : juillet 2016 nouveau record

Posté par provola le 22 août 2016

Carte écart température juillet 2016

La série des mois records de chaleur planétaire s’est poursuivie en juillet. C’est ce qu’annonce l’équipe Nasa/Université Columbia de New York. Avec un écart à la moyenne calculée sur la période 1951/1980 de 0,83°C, juillet 2016 détient le nouveau record du mois.

La carte de ces écarts à la moyenne montre une planète où presque toutes les régions sont nettement plus chaudes que la référence climatologique, à l’exception d’une large partie de l’Antarctique et d’une petite zone en Arctique de l’Est. L’Océan Pacifique tropical contribue toujours à cette série bien que le phénomène El Niño qui a boosté l’indice de température planétaire depuis un an et demi a pris fin comme le montre cette animation (cliquer sur l’image pour la lancer) où l’on voit petit à petit les zones colorées en rouge et orange disparaître au large des côtes péruviennes.

El Niño a pris finPour les océanographes, après 15 mois consécutifs où les conditions requises pour parler d’un Niño étaient réunies, elles ne le sont plus (ici, un tableau de l’histoire du phénomène depuis 1950).

(Ajout le 17/08) : De son côté la NOAA, le service météorologique et océanographique des Etats-Unis d’Amérique vient de publier ses propres chiffres,tout à fait cohérents avec ceux de la Nasa. Pour la NOAA, juillet 2016 est également le 15ème mois consécutifs de records de températures dans une série qui remonte sur 137 ans et précise que la température planétaire du mois de juillet est« supérieure de 0,87°C à la moyenne du 20ème siècle » pour ce mois. C’est aussi, note la NOAA le 379ème mois consécutif a se situer au dessus de la moyenne du 20ème siècle, le dernier en date ayant affiché une température inférieure étant décembre 1984.

Climat : juillet 2016 nouveau record dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE Juillet-2016-NOAA

 

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Réchauffement climatique : les tristes records de l’année 2015

Posté par provola le 5 août 2016

RÉCHAUFFEMENT. Les températures, la montée des eaux et les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records l’an dernier, faisant de 2015 la pire année de l’histoire moderne pour une série d’indicateurs clé, révèle un rapport international de référence publié mardi 2 août 2016. Recul des glaces, sécheresse, inondations… c’est un sombre portrait de la Terre que dresse ce rapport annuel sur l’état du climat (« State of the Climate »), un document de 300 pages auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier. « Plusieurs marqueurs, comme les températures au-dessus des terres et à la surface des océans, le niveau de la montée des mers et les émissions de gaz à effet de serre ont battu des records établis juste l’année précédente », soulignent ces scientifiques. « Clairement, le rapport sur 2015 montre non seulement que les températures sur la planète augmentent, et que tous les symptômes qui y sont liés s’aggravent aussi », a dit Thomas Karl, directeur de l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA).

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Une évolution qui devrait se confirmer cette année, puisque les six premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds sur le globe, selon de récentes données des climatologues de la Nasa. Le phénomène météorologique El Nino, particulièrement vigoureux en 2015, a « exacerbé » la tendance au réchauffement l’an dernier, ajoutent les experts. « Sous l’effet combiné d’El Nino et d’une tendance à long terme au réchauffement, la Terre a enregistré des records de chaleur pour la seconde année consécutive. »

« 2016 va facilement surpasser cette marque », anticipe Jessica Blunden, de la NOAA.s

Les concentrations de trois des principaux gaz à effet de serre – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont « atteint de nouveaux sommets en 2015″, indique le rapport, qui s’appuie sur des dizaines de milliers de relevés tirés de nombreuses bases de données indépendantes. A Hawaï, sur le volcan de Mauna Loa, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) a enregistré en moyenne annuelle « la plus forte augmentation depuis le début des relevés il y a 58 ans ». Sur l’ensemble de la planète, le CO2 a frôlé la limite symbolique de 400 parties par million (ppm) en 2015, atteignant 399,4 parties par million (ppm), soit une hausse de 2,2 ppm par rapport à 2014. Et « 2016 va facilement surpasser cette marque », anticipe Jessica Blunden, de la NOAA.

Le niveau des eaux a atteint son plus haut point, avec quelque 70 millimètres de plus que la moyenne enregistrée en 1993. Il monte graduellement autour de la Terre, avec une poussée d’environ 3,3 millimètres par an, selon le rapport, mais la hausse est plus rapide en certains points du Pacifique et de l’océan Indien. Et cela risque d’accélérer dans les prochaines décennies, à mesure que les glaciers et les calottes glaciaires fondront, menaçant la vie de millions d’habitants sur les côtes.

L’année 2015 a aussi été marquée par une saison des pluies plus abondante que la moyenne qui a provoqué de graves inondations. Des sécheresses sévères ont également frappé, affectant des superficies presque deux fois plus importantes en 2015 que l’année précédente (14%, contre 8% en 2014).

Recul des glaciers pour la 36e année consécutive

Zone particulièrement sensible au changement climatique, l’Arctique a continué de se réchauffer. « La température à la surface des terres de l’Arctique a retrouvé les niveaux enregistrés en 2007 et 2011, soit des records depuis le début des relevés au début du XXe siècle, avec une augmentation de 2,8 degrés Celsius depuis cette époque », selon les scientifiques. A l’inverse, les températures ont été plus froides dans l’Antarctique. Partout dans le monde, le recul des glaciers dans les massifs de type alpin s’est poursuivi pour la 36e année de suite.

Les eaux plus chaudes ont, elles, aggravé la propagation d’algues qui a affecté l’été dernier une importante zone du Pacifique nord, allant de laCalifornie jusqu’en Colombie-Britannique (Canada), avec des « effets significatifs sur la vie marine, les ressources côtières et les habitants qui dépendent de ces ressources ».

La saison des ouragans dans l’Atlantique a été particulièrement modérée pour la deuxième année de suite, là encore en grande partie affectée par El Nino, bien que le nombre de cyclones tropicaux « ait été bien au-dessus de la moyenne globalement ».

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ON NE CHANGE PAS UNE EQUIPE QUI GAGNE. Réchauffement climatique : record de concentration de CO2 sur le pôle Sud

Posté par provola le 17 juillet 2016

Mauvaise nouvelle pour la planète et le climat : selon une étude de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) la concentration de CO2 sur le continent Antarctiquevient de battre un record cette année, avec plus de 400 parties par million (ppm) relevées le 23 mai 2016. Concrètement, cela signifie que pour la première fois depuis 4 millions d’années, sur 1 million de molécules présentes dans l’atmosphère, plus de 400 sont des molécules de C02.

Toujours selon la NOAA, la croissance de la concentration de C02 atmosphérique sur une année a par ailleurs dépassé tous les calculs enregistrés depuis 56 ans, avec un bond de 3,05 ppm l’année dernière…

La faute à qui ?

noaa,rechauffement climatique,émission de co2,energie fossilePremiers responsables : les hommes et leurs activités. Pendant la période préindustrielle, le taux de concentration de dioxyde de carbone dans l’air se situait aux alentours de 270 ppm. Les résultats dévoilés par l’étude mettent clairement en cause la combustion des énergies fossiles. Liée notamment aux transports, au chauffage, à la production d’électricité et aux activités industrielles ou agricoles, elle est pointée par les scientifiques américains comme le « premier facteur de pollution aux gaz à effet de serre ».

El Nino

La NOAA note aussi que la concentration du C02 dans l’atmosphère a été aggravé en 2015 par le phénomène climatique El Nino, un courant saisonnier chaud de l’Océan Pacifique à l’origine d’un réchauffement cyclique global, aux mécanismes en partie encore inconnus des scientifiques qui cherchent à en percer les mystères. Et peut-être également accentué par le réchauffement climatique planétaire en cours. Lorsque El Nino est là, on assiste à une multiplication des vagues de chaleur, incendies et inondations qui provoquent des dégâts sur les écosystèmes terrestres et libèrent une partie du C02 stocké dans le sol.

Avec quels résultats ?

noaa,rechauffement climatique,émission de co2,energie fossile« Puisque les émissions liées à la combustion fossile ont battu des records ces dernières années, le taux de croissance du C02 dans l’atmosphère a de la même manière battu des records », écrit un chercheur américain, Pieter Tans, affilié au groupe de travail sur les gaz à effet de serre mondiaux de NOAA. Normal. Mais très inquiétant quand on sait qu’une partie de ce C02 restera dans l’atmosphère durant des milliers d’années, quand bien même la combustion des énergies fossiles s’arrêterait partout sur la planète demain. Avec pour conséquence l’aggravation du réchauffement climatique et de la pollution de l’air.

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RECORD APRES RECORD: mai 2016 a lui aussi battu un record

Posté par provola le 20 juin 2016

Mai 2016 fut le mois de mai le plus chaud jamais enregistré. Pour la NOAA, cela fait 13 mois de suite que la température globale est plus élevée que les précédents records, et 8 mois pour la Nasa. Depuis 370 mois consécutifs, la température globale est supérieure ou égale à la période de référence 1951-1980.

Le 18/06/2016

Carte des anomalies de températures, en degré Celsius, à la surface du globe terrestre (terres et océans) relevées en mai 2016. Le centre des États-Unis, le sud de la l’Amérique du Sud et une partie de la moitié sud de l’Afrique furent plus froids que la moyenne, au contraire de la Scandinavie, l’Alaska, l’ouest du Canada, l’Australie, l’Antarctique, etc., qui furent beaucoup plus chauds. © Nasa, GISSCarte des anomalies de températures, en degré Celsius, à la surface du globe terrestre (terres et océans) relevées en mai 2016. Le centre des États-Unis, le sud de la l’Amérique du Sud et une partie de la moitié sud de l’Afrique furent plus froids que la moyenne, au contraire de la Scandinavie, l’Alaska, l’ouest du Canada, l’Australie, l’Antarctique, etc., qui furent beaucoup plus chauds. © Nasa, GISS

Il y a quelques jours, on apprenait qu’en mai 2016, le taux de concentration dans l’atmosphère du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre, avait franchi le seuil symbolique des 400 parties par million (ppm) dans une des régions les plus reculées du globe où il est mesuré, en l’occurrence l’île d’Amsterdam, au sud de l’océan Indien. Autrement dit, ce niveau déjà dépassé dans l’hémisphère nord au cours de l’hiver 2012-2013 est désormais planétaire. Avant l’ère industrielle, le taux de concentration n’était que de 280 ppm.

La température moyenne globale continue d’augmenter et justement, comme le montrent indépendamment les rapports de la NOAA et de la Nasa, le mois de mai 2016 n’est pas en reste.

D’abord, selon la NOAA, il fut plus chaud de 0,02 °C que mai 2015, lequel fut le plus chaud jamais enregistré depuis 1880. Relativement à la moyenne du XXe siècle, la température en surface de mai 2016 fut plus élevée de 0,87 °C. C’est le 13e mois consécutif à afficher une moyenne supérieure.

Côté Nasa, le Centre d’études spatiales Goddard a relevé que mai 2016 était plus chaud de 0,93 °C par rapport à la moyenne de la période 1951-1980, confirmant aussi qu’il s’agit d’un nouveau record : 0,07 °C de plus que le précédent.

Les 7 années les plus chaudes avaient une température entre 0,6 et 0,9 °C plus élevée que la moyenne du XXe siècle. Pour les cinq premiers mois de 2016, elles sont toutes supérieures à 1 °C. © NOAA
Les 7 années les plus chaudes avaient une température entre 0,6 et 0,9 °C plus élevée que la moyenne du XXesiècle. Pour les cinq premiers mois de 2016, elles sont toutes supérieures à 1 °C. © NOAA

370 mois de suite qu’il fait plus chaud que la moyenne

Cela fait huit mois à la suite que les valeurs sont beaucoup plus élevées que la période de référence. Les chiffres sont éloquents : depuis octobre 2015, les températures moyennes de la surface du Globe ont toujours été supérieures d’un degré. Avec une mention spéciale à février et mars qui affichent respectivement +1,33 °C et +1,28 °C. Seul mai est en dessous avec +0,93 °C (mais c’est toujours plus que tous les mois de mai mesurés).

Comme l’indique l’agence spatiale : mai 2016 est le 370e mois consécutif où il fait plus chaud que la moyenne de 1951-1980 (la dernière fois qu’il faisait plus froid que la moyenne, c’était en juillet 1985…) ! À ce rythme, l’objectif fixé lors de la COP 21 de limiter le réchauffement à + 2 °C, voire 1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle, sera difficile à tenir

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Quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt. La banquise disparaît, l’Euro préoccupe.

Posté par provola le 11 juin 2016

 

 NASA

 

« D’ici à septembre de cette année, l’Arctique atteindra moins d’un million de kilomètres carrés de glace« , a annoncé un professeur de l’Université de Cambridge. Pire, selon les estimations, pour la première fois depuis plus de 100 000 ans, l’Arctique pourrait devenir libre de glaces.

Les données satellites obtenues par l’US National Snow & Ice Data Centre (Centre national de données sur la neige et la glace des États-Unis) ont montré qu’au 1er juin dernier, il ne restait qu’à peine plus de 11,1 millions de kilomètres carrés de banquise, un chiffre bas comparé à la moyenne des 30 dernières années de 12,7 millions de kilomètres carrés. Une différence qui ne semble pas immense, mais qui l’est bien, puisqu’elle représente 1,5 million de kilomètres carrés, soit environ six fois la surface de tout le Royaume-Uni.

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Pour retrouver trace de l’Arctique à ce point libre de glace, il faut remonter entre 100 000 et 120 000 ans selon les scientifiques. Le réchauffement rapide de la région polaire est lié à des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les « bombes météorologiques », les inondations au Royaume-Uni ou encore les tornades hors-saison survenues aux États-Unis. À cela il faut ajouter le fait que la banquise située au large de la côte nord de la Russie, supposée isoler l’eau sous elle afin de la maintenir froide, n’existe plus durant une bonne partie de l’année, ce qui contribue au réchauffement considérable de la mer dans cette région.

Néanmoins, d’autres scientifiques, s’ils ne réfutent pas les observations, sont tout de même sceptiques sur les dates avancées par le professeur Peter Wadhal. C’est le cas de la professeure Jennifer Francis de l’Université Rutgers (États-Unis), qui a étudié l’impact des changements, observés en Arctique, sur le climat de tout l’hémisphère nord, et qui a estimé que ce phénomène ne se produirait pas avant les années 2030-2050.

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HAUSSE DES TEMPÉRATURES MONDIALES: EFFRAYANT

Posté par provola le 16 mai 2016

Le mois d’avril 2016 a été le plus chaud jamais enregistré, selon la NASA.

Selon l’information publiée par la NASA samedi, le mois d’avril 2016 est le sixième mois d’affilée dont la température est de plus de un pour cent supérieure à la moyenne de la période entre 1951 et 1980. D’après les prévisions, cette tendance à la hausse se maintiendra à l’avenir.

La semaine prochaine l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) publiera ses propres données et les experts estiment que ces 12 derniers mois vont pulvériser tous les records de température.

« C’est effrayant. Je ne sais pas ce qui se passera ensuite. Nous savions qu’El Nino (phénomène météorologique actuellement à l’origine de la sécheresse au Venezuela) influerait sur la situation, mais personne ne s’attendait à un saut pareil », a fait savoir le météorologiste Eric Holthaus dans un entretien au quotidien britannique The Independent.

Selon M.Holthaus, les températures mondiales ont enregistré ces 12 derniers mois une hausse de 25% par rapport à l’augmentation totale depuis les années 1880, ce qui produit un impact sensible  sur l’environnement. Ces 18 derniers mois, environ un quart des colonies de corail dans les océans subissent le blanchiment en raison d’une plus forte acidification et de l’eau plus chaude. Les glaces de l’océan se réduisent rapidement.

Eric Holthaus estime que les températures records dureront quatre ou six mois.

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Climat : mars 2016 bat un record de chaleur Des météorologues ont annoncé que le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré avec 1,22 °C de plus que la température moyenne.

Posté par provola le 13 mai 2016

Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré et le onzième mois consécutif au cours duquel un tel record a été battu, une série inédite en 137 ans de relevés, ont indiqué mardi des météorologues. La température moyenne mondiale à la surface de la planète en mars 2016 a été « la plus élevée pour un mois de mars dans les annales des statistiques sur la température mondiale de la NOAA », l’Agence américaine océanique et atmosphérique, a-t-elle précisé dans un rapport. Celle-ci effectue des relevés depuis 1880.

La température moyenne sur la Terre en mars a été de 12,7 degrés Celsius, soit 1,22 °C supérieure à la moyenne du XXe siècle. « Cela a dépassé le précédent record établi en (mars) 2015 de 0,32 °C », a ajouté la NOAA, précisant que cet écart de 1,22 °C est en fait la plus importante anomalie par rapport à la moyenne des plus de 1 600 mois mesurés depuis 1880.

Ces derniers records de température illustrent la poursuite de l’accélération du réchauffement planétaire. Le mercure a ainsi battu, et de loin, un nouveau record pour l’année 2015, surpassant celui de 2014. Un phénomène que la plupart des climatologues attribuent à l’accumulation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre provenant de la combustion du pétrole et du charbon.

Des terres plus chaudes que d’habitude

Depuis 1997, première année depuis 1880 à avoir connu une montée record du thermomètre sur la planète, 16 des 18 années qui ont suivi ont été plus chaudes, selon la NOAA. « En tout, les neuf mois avec les anomalies de températures les plus importantes par rapport à la moyenne du XXe siècle sont tous intervenus ces neuf derniers mois », constate encore l’agence américaine.

Les relevés indiquent que la plupart des terres ont été plus chaudes que d’habitude pour un mois de mars, « avec des records notables au Brésil, en Afrique centrale et de l’Est, dans une grande partie de l’Asie du Sud-Est et dans de grandes portions du nord et de l’est de l’Australie ».

Le nord-ouest du Canada, le nord et l’ouest de l’Asie ont connu des températures au moins 3 °C au-dessus de la moyenne des trois dernières décennies (1981-2010). La Suède, le Danemark et la Norvège ont aussi eu un mois de mars plus chaud que d’habitude.

En revanche, la France et le Royaume-Uni ont été en dessous de la moyenne 1981-2010, respectivement 0,8 °C et 0,4 °C plus frais. Le nord-est du Canada, certaines parties du nord-ouest de l’Afrique et une zone au sud de l’Amérique du Sud ont aussi eu des températures en dessous de la moyenne.

La région Arctique a quant à elle connu son deuxième mois de mars le plus chaud, 3,34 °C au-dessus de la moyenne 1981-2010. Enfin, les températures à la surface des océans ont été les plus chaudes jamais vues pour un mois de mars depuis le début des relevés en 1880.

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Réchauffement climatique : le pourtour méditerranéen doublement « menacé »

Posté par provola le 8 mai 2016

Si rien n’était fait pour lutter contre le réchauffement climatique, nous irions vers des hausses de température, à la fin du siècle, de 4 à 5 degrés en moyenne ». Cette élévation des températures décrite par Jean Jouzel, climatologue et membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), laisse présager des conséquences désastreuses pour la planète. Dans Il n’y en a pas deux comme elle, le spécialiste est revenu sur les répercussions possibles que pourrait connaître la France.

Le pourtour méditerranéen sera « une des régions les plus touchées ». Pendant le mois d’avril, la France a connu des températures de sept degrés en dessous des moyennes de saison, alors que l’hiver 2015-2016 avait été très doux.  »On aura toujours, de temps en temps mais de moins en moins souvent, un hiver rugueux », indique Jean Jouzel. Au micro d’Europe 1, le climatologue a expliqué à quel point la situation pourrait s’aggraver si rien n’était fait pour enrayer le réchauffement climatique. Ainsi, le pourtour méditerranéen sera « une des régions les plus touchées en France et en Europe », selon le membre du Giec. « Cette zone est menacée à double titre. (…) A la fois par des crues éclaires et les sécheresses à répétition », poursuit le spécialiste.

« La profession viticole pensent déjà à ce problème ». Le risque n’est pas seulement climatique, il est aussi économique. Jean Jouzel expose ainsi les risques pour le vin français, en cas de hausse de un degré des températures.  »Le degré d’alcool des vins français augmente de façon notable. (…) C’est lié », rappelle d’abord le climatologue. « Les méthodes de vinification peuvent tout à fait s’adapter, mais au bout d’un moment, ça ne sera plus vrai », assure le spécialiste.

« La profession viticole pense déjà à ce problème, y compris à s’implanter dans des régions où la viticulture n’est pas encore installée », indique Jean Jouzel.  »Par exemple le sud de l’Angleterre, pour le champagne, est très souvent évoqué ».

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MESSIEURS LES DECIDEURS: LE GROENLAND VOUS SALUE BIEN

Posté par provola le 16 avril 2016

16/04/2016 – 04H30 Groënland (Breizh-info.com) –  Les météorologues et glaciologues danois ont d’abord cru à une erreur de logiciel lundi dernier, quand ils découvrent des chiffres aberrants concernant le Groënland. Peter Langen raconte sur Portal Polar, le site gouvernemental danois qui chronique les évolutions de la feuille de glace groënlandaise: « Nous avons dû vérifier que nos modèles fonctionnaient encore correctement,  les thermomètres sur et autour de la glace ont montré des températures aussi élevées que 64 degrés Fahrenheit le lundi, c’est-à-dire plus de 35 degrés de plus que la normale pour cette période de l’année, et plutôt typique d’une journée chaude en Juillet ».

Le Groënland fond trop vite et trop fort

Une fois les instruments de mesure vérifiés, les scientifiques du DMI se penchent sur une explication rationnelle du pic de fonte qualifié de « freaky ». Les vents du Sud pourraient avoir apporté un regain d’humidité océanique, à cause de la chaleur anormale des eaux de l’Atlantique Nord.

L’Organisation mondiale de météorologie s’est exprimée sur twitter en décrivant cette anomalie glaciaire comme arrivant trop tôt et de trop grande intensité. En effet, les surfaces de fonte sont extraordinairement importantes comme le montrent les taches rouges sur l’image suivante.

(voir image suivante captée sur le site officiel danois ).

«L‘Arctique est en crise» a déclaré Ted Scambos du National Snow and Ice Data Center à l’Université du Colorado dans un résumé récent de ces conditions météorologiques exceptionnellement chaudes cet hiver. «D’année en année, il est en train de glisser vers un nouvel état« . Une image saississante publiée par l’expédition glaciaire Petermann Ice est commentée de la manière suivante : «  les eaux de fonte du glacier deviennent une rivière rageuse au Kangerlusssuaq Groëland ». 

Différents facteurs corrélés, comme ces éléments de preuve d’une fonte précoce de la glace du Groenland, la diminution générale de la couverture de neige, la fonte du pergélisol, le rétrécissement de la glace de mer, et le patch océanique près de l’Islande, convergent vers une unique conclusion: l’Arctique tel que nous l’avons connu change irrémédiablement, et les conséquences sont imprévisibles.

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La montée des eaux pourrait être deux fois plus importante que prévu

Posté par provola le 31 mars 2016

Réchauffement climatique Une nouvelle étude prend en compte les effets de la fonte de la calotte glaciaire en Antarctique.

Venise engloutie? Des quartiers de Londres sous l’eau? Les Pays-Bas inondés? Tout comme New York, Miami, Shanghai ou encore Sydney? Selon une étude publiée ce jeudi dans la revue Nature, la montée des eaux pourrait être jusqu’à deux fois plus importante que prévu si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au même rythme. En prenant en compte la fonte de la calotte glaciaire en Antarctique, les mers pourraient s’élever de deux mètres d’ici à la fin du siècle. Nos petits-enfants vivraient dans un monde où les côtes seraient totalement redessinées. Et nombre d’archipels carrément disparus.

Jusqu’à présent, les estimations du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, prédisaient que dans le pire des scénarios, les eaux monteraient «seulement» de 1 mètre d’ici 2100, avec des conséquences déjà dramatiques. Mais à l’époque, il n’y avait pas encore eu assez d’études permettant de prendre en compte l’Antarctique.

Réactions en chaîne

Ce sont deux universitaires respectés, Robert DeConto du Massachussets et David Pollard de Pennsylvanie, qui signent la nouvelle étude aux conclusions alarmantes. Les deux scientifiques ont modélisé les effets sur la calotte glaciaire du réchauffement de l’atmosphère, mais aussi de celui des courants marins. Ainsi que certaines particularités de la dynamique des glaces…

Par exemple, des pluies relativement «chaudes» créent des cuvettes en surface et l’eau s’infiltrant à travers des interstices finit par fracturer les plaques. D’immenses falaises glaciaires sont soudain mises à nu. Instables, elles peuvent s’effondrer, provoquant une réaction en chaîne. En 2002, la plaque Larsen B – plus grande que le canton de Vaud – se désintégra en deux semaines!

Effondrement de la calotte glaciaire

Or, si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites à temps, l’effondrement en Antarctique de la calotte glaciaire pourrait très bien devenir inarrêtable, craignent les deux chercheurs.

Le modèle numérique développé par Robert DeConto et David Pollard a été capable de prévoir les effets de deux lointains épisodes de «déglaciation», l’un datant du Pliocène (il y a trois millions d’années) et l’autre beaucoup plus «proche» puisqu’il s’est déroulé au cours de la dernière période interglaciaire (voici 125 000 ans). Dans le premier cas, les eaux étaient 10 à 30 mètres plus élevées qu’aujourd’hui. Dans le second cas, entre 6 et 9 mètres. Pour l’avenir, leur modèle prédit que la fonte progressive de l’Antarctique provoquerait à elle seule une montée des eaux de 15 mètres d’ici 2500.

Accord de Paris insuffisant

La seule bonne nouvelle de cette étude, c’est que le même modèle ne prédit pratiquement pas de montée des eaux si nous parvenons à limiter le réchauffement à 2 degrés. Malheureusement, l’accord conclu à Paris en décembre et qui doit être signé le mois prochain à New York, a pour objectif de limiter la hausse à 2,7 degrés. Et il n’est pas contraignant.

 

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LE PIRE EST EN MARCHE

Posté par provola le 14 mars 2016

 

En février, la Nasa affirme que la température sur la planète a été supérieure de 1,35 degré aux moyennes habituelles.

 

Voilà bien un record dont personne ne se félicitera. Les températures observées en février 2016 ont été nettement supérieures aux moyennes habituelles à l’échelle planétaire, a affirmé samedi dernier la Nasa, l’agence spatiale américaine.

Les chiffres publiés sont pour le moins le moins inquiétants. Les données de la NASA montrent qu’en février 2016, la température moyenne de surface a été supérieure de 1,35 degrés Celsius à la moyenne observée sur la période 1951-1980.

El Niño pointé du doigt

Le mois écoulé fait donc pire que le précédent, celui de janvier 2016, qui lui-même avait battu ce record avec une température moyenne supérieure aux normales de 1,14 degrés. Selon la Nasa, l’écart entre les températures observées et celles attendues en février 2016 est tout simplement le pire jamais observé depuis 1880.

LE PIRE EST EN MARCHE dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

 

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ON N’ARRETE PAS LE PROGRES

Posté par provola le 18 février 2016

Une illustration fournie par la NASA le 20 janvier 2016, montrant que l’année 2015 avait été la plus chaude connue depuis le début des mesures modernes de températures en 1880
© AFP/Archives HANDOUT – le plus chaud

Washington (AFP) – Janvier 2016 a été le premier mois de l’année le plus chaud sur le globe enregistré depuis le début des relevés de température à la fin du XIXe siècle, a annoncé mercredi l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Globalement, la température moyenne à la surface des océans et des terres s’est située 1,04 degré Celsius au-dessus de la moyenne du XXe siècle, faisant de janvier le premier mois de l’année le plus chaud depuis 1880, surpassant le précédent record établi en 2007 de 0,16°C, a précisé la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).

Janvier 2016 marque également le neuvième mois consécutif durant lequel la température moyenne sur la planète bat un record mensuel, un nouveau record attestant encore du réchauffement planétaire.

L’année 2015 dans son ensemble avait déjà été de loin l’année la plus chaude jamais enregistrée, battant le record de 2014, avait annoncé l’Agence le mois dernier.

Décembre 2015 a aussi été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la Terre depuis 136 ans.

En janvier 2016, la température moyenne sur la planète à la surface des terres a été 1,56°C au-dessus de celle du 20e siècle, en faisant la deuxième plus élevée jamais mesurée.

Sur les océans, janvier a dépassé de 0,86°C la moyenne du 20e siècle et a été le plus chaud pour ce mois de l’année depuis 1880, dépassant le précédent record en 2010 de 0,25°C.

La couverture neigeuse et de glace dans l’hémisphère nord a par ailleurs été 1,9 million de km2 plus grande que la moyenne de la période 1981-2010, selon l’observatoire de la neige Rutgers qui a utilisé des données satellitaire de la NOAA.

Cette superficie a été la neuvième plus étendue dans l’hémisphère nord depuis 50 ans, période depuis laquelle ces mesures sont effectuées.

En Amérique du Nord, l’étendue de neige et de glace a été la sixième plus grande en janvier sous l’effet en grande partie du courant équatorial chaud du Pacifique, El Nino, réapparu l’an dernier et qui devrait persister jusqu’au début du printemps.

Mais la superficie des glaces dans l’océan arctique a été en janvier 7,14%, soit 1,06 million de km2, en dessous de la moyenne de 1981-2010 et 90.649 km2 inférieure au précédent record de 2011, selon les analyses du Centre national de la neige et de la glace (NSIDC) qui s’appuie sur des données de la NOAA et de la Nasa.

L’étendue des glaces de l’océan antarctique a quant à elle été en janvier 4,26%, soit 2,07 millions de km2 sous la moyenne de la même période, ce qui en fait la seizième plus faible depuis 2011.

© AFP

 

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JOURNEE D’OXYGENATION A CALAIS

Posté par provola le 24 janvier 2016

Calais Manif MigrantsCalais Manif Migrants

Le centre aéré de Calais en bordure de la rocade des vacances avait lancé hier ses journées portes ouvertes. Des centaines de migrants des beaux quartiers avaient trouvé la paix dans les rues fleuries de la station balnéaire des bords de la Manche. Les troupes du club de remise en forme du NPA Natation Plage et Amitié avait investi les lieux de villégiatures et invité le reste des visiteurs à une promenade parmi les champs fleuris et les acclamations d’une population ravie d’assister à ce défilé bigarré. En marge de cette journée de douceur de vivre la compagnie des traversées et des  croisières avait programmé la visite  du yacht de sa Majesté d’Albion, saluée de petits-fours et arrosée d’une cascade de champagne.

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ON Y EST : +1°C PAR RAPPORT A L’ERE PRE-INDUSTRIELLE

Posté par provola le 20 janvier 2016

C’est officiel , la température moyenne à la surface du globe en 2015 a grimpé de 1 degré par rapport à la moyenne des températures existant entre 1880 et 1899, la NASA vient de confirmer ce à quoi l’on s’attendait.

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NOTRE DAME DES LANDES MERE DES BATAILLES

Posté par provola le 9 janvier 2016

Alors que la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a réuni entre 7200 et 20.000 personnes ce samedi après-midi, plusieurs centaines de manifestants ont décidé de poursuivre, en fin de journée, le blocage d’un des principaux ponts de la Loire, situé sur le périphérique de Nantes. Vers 15H30, plusieurs organisations paysannes ont annoncé au mégaphone qu’elles occuperaient le grand pont de Cheviré tant que François Hollande ne renoncerait pas à l’expulsion des habitants du site prévu pour le futur aéroport nantais.

«On est en colère et exaspérés, fermes et déterminés. Nous attendons une réponse de François Hollande, la balle est dans son camp», a déclaré en début de soirée au Figaro Vincent Delabouglisse, de l’organisation paysanne COPAIN44, à l’initiative de ce blocage. Les opposants au projet d’aéroport dénoncent une audience prévue mercredi au tribunal de grande instance de Nantes lors de laquelle le groupe Vinci, concessionnaire du projet d’aéroport, doit demander l’expulsion immédiate d’une quinzaine d’habitants du site prévu pour l’infrastructure.

Des dizaines de tracteurs

Entre 300 et 500 manifestants étaient sur le pont ce soir, perturbant la circulation sur le périphérique ainsi que sur les accès à l’actuel aéroport de Nantes Atlantique. «On est 120 paysans, plus 200 à 300 personnes venues nous soutenir et 90 tracteurs», précise Vincent Delabouglisse, qui dit être en lien avec la préfecture. La nuit tombée et malgré la pluie, les manifestants ont allumé des braseros sur le périphérique et monté des tentes pour y passer la nuit. Une buvette et des sanitaires ont également été installés. Plusieurs dizaines de tracteurs sont également postés là. Selon plusieurs journalistes présents sur place, l’ambiance était détendue au cours de la soirée. Une assemblée générale devrait se tenir demain matin «pour décider de la suite». «Mais si on n’a pas de réponse, on restera sur le pont», a fait savoir le responsable de l’organisation COPAIN44.

Les forces de l’ordre étaient jusqu’ici restées à distance. Mais à 22H00, plusieurs centaines de CRS avec des lanceurs d’eau et des dépanneuses ont encerclé les manifestants. Un photographe de l’AFP a constaté de nombreux gyrophares aux abords du pont et des convois de camions de CRS qui convergeaient vers l’édifice. «Ils attaquent», a de son côté indiqué par SMS à l’AFP Cyril Bouligand, un des représentants du COPAIN44. Néanmoins la police a indiqué qu’une entrevue avec les représentants des opposants était prévue pour leur demander de partir d’eux-mêmes avant toute intervention. Selon un journaliste du Monde, la préfecture aurait laissé «10 minutes» aux manifestants «pour partir». L’organisation COPAIN44 se réunirait actuellement pour prendre une décision.

 

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ALISO CANYON, LE DEBUT DE LA FIN

Posté par provola le 29 décembre 2015

Pour faire suite à la COP21, une énorme fuite de méthane ( provoquée par une rupture de canalisation souterraine) située en Californie ( un Etat en pointe sur la transformation énergétique, en paroles) continue de répandre dans l’atmosphère à grande échelle ce gaz à effet de serre 73 fois plus puissant que le CO2;

Personne n’est capable à ce jour d’apporter  une solution à la catastrophe en cours, on parle de l’horizon février ou mars prochains sans plus de précisions.

La fuite représente l’équivalent des émissions de 7 millions de véhicules, ce qui équivaut pour la Californie à une augmentation de ses dégagement de gaz à effet de serre de l’ordre de 25%.

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COP 21: UN PACTE AVEC LE DIABLE.

Posté par provola le 13 décembre 2015

WP_20151212_012                         De grandes emphases, la planète des singes est sauvée, Paris a sauvé la terre, l’univers regarde la France, et Fabius est un prophète et Hollande le nouveau Christ qui rejoint au panthéon des mythologies Horus, Zeus et pourquoi pas Bouddha et Zarathoustra. Ce farceur qui va recommencer à nous parler de croissance dès lundi,

On se résume: 15 jours pour écrire un torche-cul, 15 jours pour s’entendre sur le fait qu’on est d’accord , sur rien. Moins de 2 degrés mais on essayera d’aller le plus près possible de 1, 5 degré.

1,5 degré ( par rapport à l’ère préindustrielle),voilà pour le slogan,  les pays développés, « doivent » , non pardon ,  c’en était trop pour les Ricains, donc « devraient »( les USA ont obligé à un amendement de dernière minute sur ce seul terme, ce seul temps) être en première ligne de la transformation énergétique. Des mots vides de sens, car derrière les mots on  ne se donne pas les moyens d’atteindre les objectifs, on enfume, on mystifie, on brade l’avenir sur l’autel du profit. La maison brûle comme dirait l’autre.. On sait ce qu’il advint de cette proverbiale annonce.

On commence en 2020 , d’ici 5 ans on va voir ce qu’on va voir, on aura d’ici là encore la liberté de propulser dans l’atmosphère 160 giga tonnes de CO2 impunément. Après, on commence à réduire les émissions de gaz à effet de serre, de combien ? de ce qu’on  peut ? non, de ce qu’on veut bien.

Les pays développés paient quoi aux pays émergents ? 100 milliards ? Mais qui à qui exactement, on ne sait pas , on va se mettre d’accord, vous verrez. On commence ici aussi en 2020, dans 5 ans, la France sera assez riche pour filer 6 milliards de dollars aux pays émergents, le prochain  Président dira ça aux Français, on va pas leur dire avant d’avoir été réélu.

Cet accord est celui du développement durable , vous savez le lapin sorti du chapeau pour continuer en douce à faire les mêmes conneries que d’habitude, la peinture verte sur une cheminée.

Admettons qu’on aille à 1,5 degré, en considérant qu’on est en gros à + 0, 9 degré déjà , ( cette année à 1 degré n’est espérons-le encore pas tout à fait une habitude, mais plutôt une exception. il reste 0,6 degré pour atteindre le meilleur l’objectif. C’est la moitié, des émissions qu’on a déjà envoyé depuis 150 ans, soit 500 giga tonnes, sur 30 ans, sauf qu’on ne prend pas en compte les dégagements de Co2 dus à la déforestation, sauf que es océans ne peuvent plus absorber ce qu’ils ont fait jusqu’à présent à cause de l’acidification, sauf que le permafrost va amplifier ses dégagements de Méthane. Alors on va si tout va bien assister à un ralentissement dans l’accroissement des émissions, puis sur les vingts ans suivants, à une diminution, mais le taux de CO2 et de méthane vont pourtant continuer de croître, tout simplement parce-que l’on continuera à émettre plus que ce qu’on émettait il y a 120 ans ( je rappelle la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère de 120 ans)

On s’est foutu de nous dans les grandes largeurs, durant cette COP et il ne faudra avoir de cesse de le répéter au risque de laisser libre cours à ce mensonge qui nous mène tout droit comme j’avais déjà eu l’occasion de le dire, en enfer.

On recommence à cerner la bande de bonimenteurs dès qu’on aura dessaoulé, imbibés que nous étions, durant ces 15 jours, de si bonnes paroles.

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COP21: LE BROUILLON D’ACCORD NOUS ENVOIE EN ENFER

Posté par provola le 6 décembre 2015

Ayant parcouru le brouillon ( http://unfccc.int/files/bodies/awg/application/pdf/draft_paris_agreement_5dec15.pdf ) d’accord remis hier par les délégués techniciens au Bourget, je suis dorénavant convaincu que l’accord qui sera signé en fin de semaine prochaine, qui sera une simple précision de ce texte, nous envoie tout droit en enfer où parait-il il fait très chaud.

En premier lieu les pays ne sont jamais nommés précisément, on ne parle pas d’Etats-Unis, ou de Brésil mais plus généralement de « les pays développés » et les « pays en voie de développement » ou les « pays de montagne ». Ce qui permet bien entendu aux pays riches , de se dédouaner complètement de leur propre responsabilité. En gros chaque pays s’engage à faire des efforts en fonction du moment m de la signature de l’accord. C’est la première supercherie de ce texte, on ne voit pas bien ce qui peut avoir décidé les petits pays à signer car franchement le tenants et aboutissants semblent invraisemblables. On a du penser du coté de Katmandou ou de Bamako que de toute façon on démarre de rien pour aller vers rien , qu’on ne risque pas grand chose à signer ce torche-cul.

Les USA historiquement sont responsables d’environ 27 % des émissions de gaz à effet de serre depuis l’ère pré-industrielle, le texte ne les inculpe absolument pas et les protègent plutôt au mépris d’une certaine justice climatique qui aurait du primer.

On remet donc ici tous les compteurs à zéro, comme si rien n’avait existé depuis un siècle et demi. On imagine le ouf de soulagement du coté de   la Maison blanche en ces soirées de décembre bien plus doux qu’il n’y parait pour les States.

De le même manière, aucun engagement chiffré sur les subventions et les transferts de fonds des pays développés aux pays en voie de développement n’apparaît , en gros on ne dit pas la France ou l’Europe doivent 15 milliards par an à l’Afrique pour la transformation énergétique mais on dit chaque pays défini son engagement et s’engage à améliorer son engagement envers les pays les plus pauvres. En gros comme les pays ne sont pas clairement  désignés, et que les montants sont vagues et même carrément indéfinis on ne sait toujours pas qui paye quoi à qui. E n définitive  on assiste bien là à une séance d’enfumage généralisée qui pour le problème qui nous concerne est plutôt un mauvais présage.

Je ne peux pas passer à côté de la mention qui est faite sur la collaboration qui est nécessaire avec le secteur privé qui s’engage à aider à la transition énergétique globale. On connait la dévotion des Bill Gates, et autres Zuckerberg à la cause commune. Ces multi-milliardaires qui ont monté des usines à cash en planquant précisément ce qui manque aux états dans les paradis fiscaux. Et bien par là même on officialise le fait que le monde est divisé entre pays endettés et paradis fiscaux et que les premiers vont maintenant faire la manche auprès de leurs voleurs pour pouvoir survivre.

Merci Bill Gates, merci Schwarzeneger, merci Marc  Zuckergerg, merci Brad Pitt, Georges Clooney, Sean Penn, Barack Obama de votre engagement pour le bon peuple terrien, merci de nous accorder vos bonnes faveurs. Le monde vous en sera éternellement reconnaissant…

Mais putain de bordel, mais on est où là, au pays de Disney ou je n’y comprends plus rien ?

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LE MESSAGE DU WEEK-END: 36 37

Posté par provola le 4 décembre 2015

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